Lui n°110 mars 1973
Lui n°110 mars 1973
  • Prix facial : 5 F

  • Parution : n°110 de mars 1973

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 130

  • Taille du fichier PDF : 147 Mo

  • Dans ce numéro : Ibiza, bons baisers d'Ibizance !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Boor OVI) Le Relais de Langeac Je me suis rendu à la « bonne adresse » (sic) qu'un fidèle lecteur d'Arcueil m'avait signalée  : « Le Relais de Langeac ». Hélas, cher ami. je ne saurais souscrire à votre jugement  : la terrine de foie de canard cartonneuse, les rognons et les cèpes indistinctement mêlés dans la sauce moutarde, le bourgogne déclassé vendu comme réserve du patron, rien de tout cela ne mérite l'épithète « bonne cuisine » que vous décernez. Certes, comme vous l'écrivez, l'accueil est aimable. (il ne manquerait plus que le contraire) mais cela ne saurait faire oublier ces deux salles hautes de plafond avec leurs lustres à girandoles et cette tapisserie d'hôtel (le province. On se croirait en cure à Dax ! Et fuyez ces « cailles aux cerises » dont les cerises sont au sirop ou, dénommés « paresseux de Bourgogne », six escargots qui eussent mieux fait d'aller à l'enterrement d'une feuille morte, que de venir de Tchécoslovaquie ou de Pologne se faire persiller à Paris ! Peut mieux faire dirons-nous, quand même, (le ce Relais, ouvert depuis plus d'un an par un ancien collaborateur de « Chez Joséphine », l'excellente auberge de la rue du Cherche-Midi (Le Relais de Langeac, 11, rue Desnouettes 15e. Tél. 828-43- 58, fermé le dimanche. Environ 55 francs par couvert.) La Grosse Horloge Un nouveau restaurant, rue Saint-Benoît ! Je me suis hâté d'aller tâter sa cuisine, huit jours après l'ouverture, avant que ne l'envahisse la cohue germano-pratine. C'est en fait la pizza Saint-Germain 36 redécorée, redistribuée et agrandie par. un étage supplémentaire à solives et à chevrons apparents. L'été, on aura le loisir de regarder de haut les dîneurs (le la terrasse du Bilboquet. La pizza continuera d'être servie au rez-de-chaussée, un bar au même niveau permettra d'attendre qu'une ta- Me soit libre au premier, appelé « La Grosse Horloge » et qui se veut dédié à une gastronomie plus élevée. Elle le sera certes, et par les prix et par les marches à monter ! Mais je ne vous conseille pas de renouveler. ma triste expérience  : des praires farcies alors que la carte m'annonçait (les coques. une daube marseillaise qui était une galéjade, un navarin printanier (début janvier) où des petits lais de conserve tenaient lieu (le primeurs. Vous aurez petit-être plus de chance que moi avec la salade d'endives aux noix et au roquefort (10 francs la portion, ce qui est cher) ou le gratin de langouste à 30 F, ce qui ne l'est pas et laisserait supposer pour ce prix l'utilisation de surgelés. Pour terminer, vous aurez le chcix entre l'inévitable tarte Tatin et la non moins sempiternelle île flottante. La bavette. l'onglet, l'échalote (toujours écrite avec deux t), le poivre vert, la f lar iciie, la tarte Tatin, l'île flottante, voilà les mots clefs de certains restaurateurs d'aujourd'hui ! Bref, quand à nouveau j'irai chercher midi, ce ne sera certes plus à cette grosse horloge-là. Ou alors il sera quatorze heures à nia toquante ! (La Grosse Horloge, 22. rue Saint-Benoît 6'. Tél. 222-22- 63. Environ 60 francs par couvert.) Calvet-Maison de Hongrie Heureusement pour Saint-Germain-des-Prés, Gérard Bonnemort et sa mère ont réouvert Calvet, qu'un incendie avait totalement détruit voici dix-huit mois. Sinistre heureux est-on tenté d'écrire, car la vieille maison périgourdine a fait peau neuve en s'alliant à la Hongrie. A côté de la carte française, foies d'oies, cèpes, confits et cassoulets toujours remarquables, elle propose désormais des spécialités hongroises telles que la noix de porc poêlée à la crème paprika, les choux farcis à la Transylvanie, les plus recommandables. Rien ne vous interdit également de goûter le tokay le sec particulièrement encore que la carte des vins s'enorgueillisse ici (le bordeaux de grandes années à des prix encore abordables. Si la gastronomie gagne assez peu à ce mariage franco-hongrois la curiosité passée on revient vite à la cuisine française heureusement maintenue le décor, par contre, en a grandement bénéficié. Choix des couleurs  : dominantes rouge et vert, des matières  : laine, bois, faïence, tout est de goût, l'écueil dti folklore ayant été avec soin évité. Prix élevé (environ 100 francs par couvert) que grève, le soir, le billet, plié discrètement, glissé aux tziganes de service. (Calvet-Maison de la Hongrie, 165, bd Saint-Germain, parking à la porte, ouvert tous les jours jusqu'à deux heures du matin. Tél. 548-93-51.) Au Timgad Je complimenterai également pour son décor le Timgad, restaurant maghrébin du XVIIe arrondissement. C'est, m'a-t-on dit, le rêve réalisé (l'ut) entrepositaire en bières qui a voulu donner à Paris le grand restaurant d'Afrique (lu Nord qui lui manquait. Rien n'a été épargné  : cristaux et somptueuse vaisselle à marli doré aux armes de la maison ! Les tables sont spacieuses, où prennent place à l'aise les multiples services du couscous, garanti roulé la main. Les mets proposés se veulent tous exemplaires, bricks variées à l'agneau, ou au thon, à côté de celle, plus classique, aux oeufs, tagines aux amandes ou aux pruneaux, kafta aux olives, la cherba, cette délicieuse soupe a la menthe, merguez d'agneau qui surprennent par leur douceur et, en fin, sur commande, ces spécialités qui n('peuvent être faites autrement  : la pastilla et le gigot farci. Comptez de 70 à 90 francs par couvert. (Le Timgad, 21, rue Brunet 17e. Tél. 380-23-70 et 380-23-96, fermé le dimanche.) La Falcatule Les rillettes d'oie, véritable, graisserons béarnais, les mousses de faisan, de grives, de chevreuil, tine cuisse de canard désossée sauce périgueux, tout, jusqu'à uni simple foie de veau servi rosé dans sa perfection et relevé d'une sorte de beurre blanc légèrement acidulé, tout. dis-je, porte la marque (l'un grand chef  : Jean Aulibé. Je ne lui reprocherai que des haricots verts conservés autant n'en pas servir l'hiver que je lui pardonne volontiers au bénéfice des inoubliables crêpes soufflées qui terminèrent mon dîner. Allez à votre tour dîner à La Falcatule. (La Falcatule, 14,rtie Charles, 5e. Tél. 277-98-97, fermé le dimanche. Environ 55 francs par couvert.) Cherche-Midi.
Jacques Pernet  : la révolution silencieuse Quand les hommes parlent révolution, il peut s'agir de politique, de moeurs, de religion. Parfois de voitures. Rarement de, leur mode. Ils sont sur ce point, et depuis longtemps, les ennemis résolus de ces bouleversements tapageurs et folâtres qui frappent périodiquement le vêtement féminin. Et pourtant, à regarder de près la dernière collection de Jacques Pernet, la collection du Printemps 1973, c'est bien le mot révolution qui m'est venu spontanément à l'esprit. Maisune révolution exemplaire  : silencieuse, rien ne change - tout change. Rien ne change. Toujours cette parfaite élégance. Avec, peut-être, une silhouette plus "confortable"  : les pantalons se sont légèrement élargis. Tout change pourtant. Et c'est l'atfitude de l'homme qui porte ces pan- La taille est â sa place, ni trop haute, ni trop basse. La ceinture large, en forme, doublée sans épaisseur inutile, prend bien les hanches sans les serrer. Largeur sans extravagance pour le bas du pantalon. Droit, souple, parfaitement équilibré, il tombe bien sur la chaussure. talons qui le révèle  : nonchalance sereine, liberté retrouvée du geste, tous ces petits riens parlent d'un confort nouveau. La coupe de Jacques Pernet s'est renouvelée de façon savante pour donner au vêtement une légèreté et une souplesse inattendues. Sans jamais nuire au style. Résultat  : des pantalons équilibrés, adaptés à toutes les conformations et qui se font oublier. C'est là le meilleur compliment que je puisse faire à un pantalon. Les finitions ont suivi cette évolution. Elles se sont affinées, raffinées  : les ceintures sont toutes doublées mais sans épaisseur inutile, les poches dans les coutures, en biais, sous la ceinture... ne déforment jamais la ligne... Dernier point  : les couleurs. La palette s'élargit, s'enrichit de tons plus fruités utilisés tels ou pour rehausser des coloris qui nous sont plus familiers et qui y gagnent en chaleur et en confort gai. Et aux unis s'ajoutent de nouveaux dessins, très jeunes. Enfin, il faut signaler, pour la première fois dans la collection Jacques Pernet, l'apparition de vestes et de blazers droits ou croisés, bref une vraie collection, qui amorce, j'en ai eu la nette impression, la naissance d'un nouveau style. Un style qu'on pourrait bien appeler "week-end" en ville. J.-M. R. Les poches-goussets extra-plates sont prises dans la ceinture. Pratiquement invisibles, elles ne déforment pas la ligne... et sont quand même accueillantes. 37



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