Lui n°110 mars 1973
Lui n°110 mars 1973
  • Prix facial : 5 F

  • Parution : n°110 de mars 1973

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 130

  • Taille du fichier PDF : 147 Mo

  • Dans ce numéro : Ibiza, bons baisers d'Ibizance !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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hie sur des distances dépassant les 100 kilomètres. En fait, il est inutile de chercher, pour des voitures de cette taille (celle-ci mesure 3,05 m), une seule utilisation  : elle vaut aussi bien pour les jeunes que pour les moins jeunes, les économiquement faibles ou les fortunés, les ruraux ou les citadins. Et elle peut, aussi, être la deuxième voiture idéale. L'auto miniature Du reste, pour cette taille et cette puissance, il y a toujours des demandes, et Fiat est l'un des rares constructeurs à maintenir cette catégorie d'automobiles. Bien sûr, le fait que l'Italie ait été pauvre, et qu'en certaines régions du sud elle le demeure, cela joue  : mais Fiat exporte confortablement ces autos miniaturisées. Pour un peu, je dirais même qu'elle en a fait une spécialité. Car enfin, la Fiat « 126 » n'est que le prolongement logique d'une certaine « Topolino » (petit rat) née en 1936. Elle n'avait que deux places, fonçait à 85 km/h, et son succès devint aussi celui d'une certaine « Simcacinq » française. En 1948, la « Topolino » prit de la puissance, de la vitesse (95 km/h), et s'étoffa d'une jardinière. De proche en proche elle devint une « 600 » (100 km/h), en 1955. Mais deux ans plus tard, naissait la fameuse « 500 ». Fiat en a construit plus de 4 millions, et la nouvelle « 126 » n'interrompt pas, pour l'instant du moins, sa production. Une voiture citadine Cette mainmise sur la toute petite voiture fait hésiter d'autres constructeurs  : il a fallu le trait de génie d'Alec Issigonis, avec sa mini, pour interrompre (momentanément) la spécialité Fiat. Mais alors que la « mini » commence à vieillir, Fiat a tenté de rajeunir sa « 500 » par une « 126 ». L'opération est à moitié réussie. En effet, autant je trouve la silhouette de la « 126 » parfaitement au point, tant du côté de'l'esthétique que de l'habitabilité (compte tenu, évidemment, des cotes intérieures), autant je m'étonne que Mat n'ait pas osé aller plus loin en ce qui concerne la niécanique. Ce n'est pas en réalisant le moteur de la « 500 », pour en faire un 594 cm3, qui développe dès lors 23 ch Din (au lieu de 18), que celui-ci est moderne  : j'attendais quelque chose comme un petit moteur de « 127 », et je retrouve le bicylindre pétaradeur, toujours refroidi par air et toujours aussi dif- 34 f icile à mettre en marche par matins froids. Si la boîte de vitesses à 4 rapports est maintenant synchronisée sur la seconde, la troisième et la quatrième, il n'en demeure pas moins que la première reste à « crabots », que ça grince et craque à tout enclenchement. Cette lacune est d'autant plus regrettable que la « 126 » est d'abord une voiture faite pour circuler en ville, là, où la première est souvent sollicitée. Je manque autant d'enthousiasme en ce qui concerne la suspension. Elle demeure aussi sèche, raide, tambourinante qu'elle l'était pour la « 500 ». Là encore, on pouvait attendre une amélioration. Mais, sans doute le prix de revient n'aurait pas été le même, ni le prix de vente, fixé, en Italie, à 795 000 lires. Le prix français (premières livraisons pour fin mars) ne devrait pas beaucoup dépasser les 8 270 francs de l'actuelle Fiat « 500 L », celle-ci (levant laisser la place à une « 500 » dépouillée, en attendant sa disparition certainement définitive. Et l'habitabilité ? Cela (lit, la « 126 » posssède de réelles qualités. A commencer par l'esthétique, absolument dans l'esprit des autres Fiat  : dessinée à pans coupés, légèrement pyramidale, sa ligne offre, de surcroît, une habitabilité qui surprend (quatre passagers, ne constituent pas un exploit). Du moins, en ville. Même si l'on mesure un mètre quatre vingts, on peut s'asseoir dignement et la tête haute, même à l'arrière. A la place du conducteur, on remarque tout de suite (lue la position est bonne. Petit volant à bonne hauteur et bO11 éloignement, pédales presque dans l'axe. Stir la planche de bord vous trouverez par exemple un interrupteur pour l'éclairage et un poussoir pour le lave-glace. Puis, dans l'axe du volant, le compteur, le totalisateur (sans compteur journalier, pourtant bien utile en ville). la jauge d'essence et divers points lumineux pour les clignotants, l'huile, la génératrice Tout cela est net, précis, logique. bien dessiné. Avec option, on peut obtenir un dossier basculant et des vitres arrière qui s'entrebaillent. Cette option-là est nécessaire. en { plein été, lorsqu'on roule les fenêtres ouvertes  : l'air qui s'engouffre crée un bruit absolument assourdissant. Une a puce N énergique Or cette « puce » parvient tout de même, sur route dégagée, à atteindre tin réel 108 km/h, chronométré. Avec des jantes plus larges que celles de la « 500 », dès que l'on aborde des routes sinueuses, la « 126 » est nettement plus stable  : en jouant constamment de la boîte, on arrive alors à maintenir un régime et une vitesse acceptables, d'autant que sa facilité de conduite l'apparente plus à une moto qu'à une vraie voiture. La direction, sensiblement la même que celle de la « 500 », m'est apparue plus directe, plus légère aussi. Quant à la suspension, (à ressort unique et à lame transversale à l'avant, hélicoïdaux à l'arrière), on est vite en butée, les débattements étant réduits à leurs plus simples expressions. Mais c'est amusant, virevoltant, parfois énergique (première jusqu'à 30, seconde jusqu'à 50, et troisième à 85) et le rayon de braquage de 4,60 ni permet, une fois de plus, de trouver, en ville, la plus petite place de stationnement disponible. Les freins demeurent des « tambours »  : ce n'est pas grave, car ils sont relativement puissants et supportent bien les 580 kg de cette auto. En revanche, l'effort qu'il faut déployer pour obtenir tin résultat correct dépasse la logique (je pense aux conductrices). Enfin, le cof f re, si l'on peut appeler ainsi ce petit trou disposé à l'avant, est maintenant deux fois plus vaste qu'auparavant ! Que dire alors de l'ancien ! Et il continue à jouer un effet (l'amortisseur, en cas de choc frontal ; colonne de direction en trois tronçons. habitacle rigide et indéformable, parois intérieures capitonnées, et portières avec des structures internes de rigidité, tout cela constitue des réponses aux diverses normes (le sécurité, la pollution étant, par ailleurs, parfaitement jugulée. Dès lors, et depuis la création d'une nouvelle usine Fiat à Cassino, dans la province de Frosinone, la « 126 » pourra prendre le chemin des Etats- Unis, là où l'on ne badine pas avec ces petites manies. Reste à savoir comment se comporterait la Fiat 126 lors d'une rencontre, même à 60 miles, avec une vulgaire Cadillac « Fleetwood Seventy Five », de 2 570 kg... Pierre n'est.
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