Lui n°110 mars 1973
Lui n°110 mars 1973
  • Prix facial : 5 F

  • Parution : n°110 de mars 1973

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 130

  • Taille du fichier PDF : 147 Mo

  • Dans ce numéro : Ibiza, bons baisers d'Ibizance !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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118 dans une semaine de paris panscope guide indispensable de vos loisirs, MO* toutes les 70 manifestations 30 Nqwimportantes de la capitale 30 -4- et un sup- -plément rédactionnel percutant, amusant et informatif dirigé » 20 espar andré halimi 111 Comment choisir facilement votre Ma ri ou votre Épouse Près de 60.000 jeunes gens, jeunes filles, veufs et veuves, de 21 à 75 ans, de toutes situations, de tous milieux, de TOUTES REGIONS de France, sont inscrits au CENTRE FAMILIAL et désirent se marier. Pour faire leur connaissance, c'est très simple. Pour tous renseignements, envoyez seulement vos nom, âge et adresse avec ce BON au CENTRE FAMILIAL (LV) 43, rue Laffitte, PARIS-9e. Vous recevrez GRATUITEMENT une très intéressante brochure (illustrée et en couleurs) qui peut vous permettre de faire facilement et rapidement un BON MA- RIAGE. Toute votre vie dépend de ce simple geste. Ecrivez, puisque cela ne vous engage absolument à rien  : vous risquez seulement d'être plus heureux. 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Le service fut fait par des dames nues, et, au dessert, on déposa l'une d'elles sur la table, couchée sur tin plat d'argent et recouverte de fruits rafraîchis au champagne. Mme Marthe, qui passa un demisiècle au Chabanais au titre de sousmaîtresse en chef, a reçu plus d'ambassadeurs, de souverains, de milliardaires, de vedettes internationales et de champions que n'en reçoit un président de la République. Elle se plaisait à évoquer les visites d'Ernest Renan, d'Anatole France, d'Oscar Wilde, et racontait qu'un soir, M. de Fouquières, venu pour organiser le séjour clandestin d'un souverain d'Europe centrale, avait improvisé une conférence stir le rôle de l'amour dans la diplomatie... « Toutes les pensionnaires disponibles étaient assises dans le grand salon, littéralement sous le charme... Voilà uni homme qui savait parler aux femmes ! » Une autre fois, l'Aga Khan (l'ancien) avait passé l'après-midi avec fine dame et exigé un orchestre. « Je me souviens qu'on avait eu du mal à trouver un violoniste convenable.comme ça, à l'improviste... enfin, tout a bien marché. Il était content. Il m'a donné dix mille francs. » En 1Q35, le Chabanais, entreprise prospère, était la propriété de Maurice jalabert, businessman, court star jambes, au visage rose, qui portait un gros diamant au petit doigt. Il possédait déjà tine salle de spectacle rue (le Clichy et trois immeubles de rapport. « Mon affaire est saine. répétaitil à qui voulait l'entendre. J'ai démarré le « Chah' » avec trois associés, Ernest le Sourd, Georges le Cuirassier et Nez Pointu. Aujourd'hui. je suis seul à la tête d'un fonds qui valut. au bas mot, sept à huit millions. C'est pas sale ! Quand je me retirerai, je ne vendrai pas en bloc, je diviserai en quatre ou cinq parts, j'ai déjà des offres. » De ce fait, M. Maurice prit sa retraite quelques mois avant celle de l'armée française et l'arrivée à Paris des troupes de la Wermacht, ce que ses successeurs n'eurent pas à déplorer. Les affaires continuèrent avec un remarquable mépris des rigueurs du temps. Le « Chab' », réquisitionné pour les officiers au prix sacrifié de vingt marks la passe (quatre cents francs anciens) vit défiler pendant l'Occupation une moyenne de deux cents uniformes par jour. Après la Libération, les tenues changèrent de couleur, mais les militaires alliés furent aussi bien reçus que les autres. Dans le vestibule à miroirs,uil écriteau portait l'inscription  : « House of all nations ». ce qui était une profession de foi internationale. Ide plus, les pensionnaires connaissaient plusieurs langues et, comme Mme Marthe le disait fréquemment  : « Quand le client est à poil, sa nationalité et sa religion n'ont plus tellement d'importance. » Mais ce que la guerre avait forgé, la paix revenue allait le dissoudre. A la suite d'une proposftion (le Mme veuve Marthe Richard, soutenue par le groupe M.r.p. (Mouvement républicain populaire) en décembre 1945, l'Assemblée constituante adoptait, le 13 avril 1946, la loi n°46 685, tendant à la fermeture des maisons de tolérance. La douleur, partagée par des milliers de femmes et quelques millions d'hommes sut rester digne. Trouvant, on ne sait où, la force de plaisanter, Antoine Blondin s'écriait  : « Marthe Richard, la veuve qui clôt ! » « J'ai revu notre chère maison, écrivait quelques mois plus tard le dramaturge Yves Mirande à Mme Marthe (l'autre). Tous ces volets ouverts, comme c'est triste. » Car il avait fallu s'exécuter  : par suite (le cessation de commerce, les locaux furent transformés en bureaux, en magasins ou en logements pour étudiants. Le mobilier frit mis en vente. Me Maurice Rheims commença, le 30 octobre 1946, par celui du 6 de la rue des Moulins. Après les appareils sanitaires, les lustres, les glaces vénitiennes, la chambre mauresque et les fantaisies de la pagode chinoise, on mit (Suite page 120.)
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