Lui n°109 février 1973
Lui n°109 février 1973
  • Prix facial : 4 F

  • Parution : n°109 de février 1973

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 114

  • Taille du fichier PDF : 106 Mo

  • Dans ce numéro : interview exclusive de Juan Peron.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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18 DITSNIN Povni1vi) Pop musique « Joe Cocker », par Joe Cocker (A. & M.). Ces chansons, ce disque, nous montrent un Cocker ressemblant assez à celui que l'on a connu avant le fameux « Mad Dogs and Englishmen » et « Cry me a river ». Le groupe qui l'accompagne ici est moins dynamique que l'autre, mais sa voix, posée. demeure fascinante, évoquant celle de Ray Charles (« St. James infirmary », « She don't mind » ). On retrouve une très bonne version de « High time we went » et un excellent « Pardon me sir ». Cocker est redevenu ce qu'il voulait être  : un excellent chanteur, pas une star. « Europe 72 », par Grateful Dead (Warner Bros). Les six faces de ce triple album ont été enregistrées au cours des concerts que le célèbre groupe américain donna en Europe. voici quelques mois. Il y a bien quelques vocaux un peu faux, par-ci parlà, mais qu'importe  : à l'écoute, on revit ces heures « planantes », bercé que l'on est par le swing du groupe, transporté par les longues et magnifiques improvisations qui se développent lentement (« Truckin ») , parfois pleines d'audaces (« Prelude »). Peu de ces chansons ont été éditées et l'on a l'occasion de se faire une idée plus précise des possibilités de ce groupe qui joue souvent cinq heures d'affilée et qui a plus de cent morceaux a son répertoire. « Space Oddity » et « The Mail who sold the world », par David Bowie (R.c. ai. Comme prévu, Bowie a « fait un malheur aux Etats- Unis » et l'on s'empresse (le rééditer ces deux trente-trois tours qui datent de sa période pré- « pop star ». A cette époque, on ne parlait pas d'ambiguïté sexuelle à son sujet, niais il est indéniable que Bowie aurait bien dû s'imposer avec ses chansons déjà superbes ( « Space Oddity », « The width of the circle » ). Celui qui sera l'une des plus grosses vedettes des années 70 a incontestablement un passé valeureux. « Rien qu'un ciel », par Il Etait Une Fois (Pathé). « Rien qu'un ciel » les a fait connaître du grand public. Jeunes, agréables, sympathiques, drôles sur scène, ils écrivent des chansons plaisantes (« Time », « La fille que j'aime » ) , aux mélo- (lies claires et parfois originales (« La Grille » ). Enfin un groupe pop français qui peut passer partout. qui pourrait jouer en France le même rôle qu'ont joué les Beatles en Angleterre. « Journey through the past », par Neil Young (Reprise). Ce doublealbum est la bande originale d'un film et il ne (.toit pas être considéré comme un véritable nouveau disque le ce chanteur, très apprécié depuis « Harvest ». On tie trouve, en effet, qu'un seul nouveau titre ( « Sol- (lier »,) , de nouvelles versions de « \\Tords », « Ohio », « Southern man », et quelques chansons enregistrées au temps du Buffaio Springfield. le groupe dont Neil Young et SteveStills étaient les leaders. Ces nouvelles versions sont très souvent meilleures que les originales et, quoiqu'il fasse, Neil Young demeure un merveilleux chanteur. « St'venth So Journ », par Moody Blues (Treshold). One (lire'Comme d'habitude, ce disque ressemble ii s'y méprendre au précédent, c'est-àdire que les Moody Blues nous emmènent dans un beau voyage à grand renfort (le mellotron, de chansons aux mots bien creux si on les traduit, mais, comme d'habitude, tout cela est extrêmement séduisant, reposant, agréable. « Lige at Montreux 72 », par Lubat, Louiss, Engel Group (Pierre Cardin). On se demande un peu pourquoi seul Bernard Lubat a eu le droit d'être représenté sur la pochette de ce disque. Cela n'empêche personne (le se procurer ce disque, excellent. Eddy Louiss et ses claviers magiques. Claude Engel, certainement l'un des meilleurs guitaristes français, Bernard Lubat, superbe batteur-percussionniste, improvisent et créent d'harmonieux climats bien guidés par la basse de Marc Bertaux. Tout se passe sans fièvre, avec élégance, entre musiciens supérieurement (loués. L'équivalent français de Miroslav Vitous, Joe Zawinul ou John Mac Laughlin. Encore ! (Disques et cartouches disponibles sur place et par correspondance chez Givaudan, 201, bd Saint-Germain, Paris-7e.) Jacques Chabiron. Jazz « The ne.rt album », par Sonne Rollins (Milestone I.m.e.). Enfin - ! Le voici revenu, l'autre géant du saxophone moderne. A vrai dire, il n'est pas sorti de sa seconde retraite pour nous dire grand-chose de très nouveau. Mais y a-t-il lieu de s'en plaindre ? La joie que l'on éprouve à le retrouver tel qu'en lui-même, plus rien, en fait, ne saurait jamais l'amenuiser. Cette sonorité rocailleuse, cette façon de jongler d'un air narquois avec ses quatre temps nous en avons été privés trop longtemps pour les bouder. Rej ouissons-nous et écoutons le grand Sonny jouer pour nous un nouveau calypso, « Skylark ». et, au saxophone soprano (hommage rendu à John Coltrane, le compagnon disparu) un très beau « Poincianna ». « The little giant of jazz », par Don Redman (R.c. a.). C'est l'un des grands oubliés de l'histoire du jazz classique. Qui se souvient de sa participation, décisive, dans le premier grand orchestre Fletcher Henderson ? Oui sait qu'il frit l'artisan essentiel entre 1927 et 1931 de la réussite (le cet ensemble exceptionnel  : les McKinney Cotton Pickers ? Pour la présente réédition (les faces gravées par Uon Redman avec son orchestre entre 1938 et 1940, T)uke Ellington a tenta à ltii rendre hommage. Ce fut un arrangeur exceptionnel, un chanteur savoureux et un saxophoniste gouailleur. En attendant la réédition de l'intégrale (les McKinnev Cotton Pickers, écoutez ici « Chant of the\'eed », « I got ya » ou « Milenberg _Joys », vous ne serez pas déçus. « Expectations », par Keith Jarrett (C.b.s.). Préfaçant le volume « Jazz moderne » (Edit. Casterman), J ean- Louis Ginibre soulignait l'éclectisme de ceux qui font le jazz aujourd'hui et précisait justement que nul art n'était plus représentatif de cette approche que celui du pianiste Keith Tarrett. Le double album que nous offre l'actuel accompagnateur (le
iles 1) avis Fient a point iioie illustrer le jugement (le jean-Louis (; i 11ib1-e. Nul autre musicien, en effet, ne possède l'audace (le ce musicien capable de passer sans transition (l'une « espagnolade » (entendez un rythme afro-latin) aux digressions les plus « free ». Entouré ici de ses musiciens favoris qui ont 1)otll'nom Charlie I-laden, Dewey IZe(inlan, Paul lotian et Sam Brown, Keith se livre en virtuose à un festival qui comblera ses admirateurs. J.-C. Zylberstein. Classique « ('osi fan tnttc, de.11o, cll-t » (Voix (le soir Maître).."Après que la Schwarzkopf et Bohm, F isher-I)ieskau et rochum, la Stich- Randall enfin se soient attaqués ft l'ouvre la plus gracieuse (lu divin Salzbourgeois, on pouvait craindre (Ille tout n'ait été (lit. C'était compter sans ce vieux démon de Klemperer, qui (avec l'appui (le Margaret Price, Yvonne MMIillton, Lucia Pol)1), Luigi.\lva, (leraint Evans et flans Sotin), (tonne, à la tête (lu New Philarmonia (le Londres, une nouvelle version d'une brillance et d'une légéreté à peule imaginables. « Concertos polir » IaIio de Rachmaninov (1)ecca). Est-ce parce (Ille Raclinianinov fut lui-momie un pianiste hors (le pair ? Ses œuvres pour piano, quoiqu'assez mal jugées par plusieurs critiques continuent (le fasciner les pianistes les plus illustres de notre époque. I1 était (louc à prévoir que Vladimir Ashkenazv, après (l'autres, relèverait à son tour ce « challenge » spirituel et musical. jetant toutes ses forces dans la bataille, il parvient à nous convertir à la religion qu'il définit flans le livret joint au coffret. A l'écouter, on se prend ft douter  : et si, effectivement, la musique (le Sergei Rachmaninov n'était (Ille candeur et franchise ? Et si, justement, c'était (le Dolines ('t sailles sonorités (font Volis avons besoin ? Il faut, à tout le moins, féliciter Ashkenazv (l'avoir réussi remettre nos préjugés en question. Bravo ! « Sonates pour piano do'.Schubert » (1'hilips). S'il est un compositeur dont les intentions furent toujours pures, c'est bien le tendre Schubert. Il est boll que l'on ait songé a réunir l'ensemble (le ses sonates polir piano. Elles forment lui bloc dont les sommets soutiennent hautement la comparaison avec les plus gran(les réussites (le Beethoven. Claude I)ar



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