Lui n°108 janvier 1973
Lui n°108 janvier 1973
  • Prix facial : 4 F

  • Parution : n°108 de janvier 1973

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Presse-Office S.A.

  • Format : (212 x 269) mm

  • Nombre de pages : 114

  • Taille du fichier PDF : 106 Mo

  • Dans ce numéro : numéro spécial Catherine Deneuve.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ceux qui lisent lui Directeur général des Etablissements N Salomon », premier constructeur français de fixations de skis, M. Georges Salomon est non seulement un fidèle lecteur de Lui, mais aussi des autres magazines masculins constituant le couplage publicitaire Suppormen  : Photo et Ski-Flash Magazine. Selon une récente enquête de l'I.f.o.p., 72% des 5 560 000 lecteurs d'au moins une de ces trois revues s'intéressent aux loisirs en général, 80% d'entre eux sont partis en vacances depuis un an, dont 49% plus de deux fois, ce qui est considérable par rapport à l'ensemble des Français. Outre ces chiffres éloquents, le tirage (730 000 exemplaires) et la diffusion (580 000 exemplaires) de ces trois revues, ont décidé M. Salomon à choisir Suppormen comme principal support publicitaire. N SUPPORMEN » EST UN SUPPORT RÉGISCOPE. 16, AV. DE MESSINE, 75008 PARIS. TÉL.  : 720 12 91. DIRECTEUR COMMERCIAL  : P.ROUSSELLE. CHEF DE PUBLICITÉ_  : J. P.EDERHY.
LU ro Romans L'E pervicr (fie Maheux, par.Jean Carrière (Pauvert).L.es Cévennes, il y a vingt ans. Un petit monde encore à l'écart du grand, où des paysans protestants accrochés à leurs montagnes vivent comme ils peuvent de châtaignes, de fromages, de rien. Des mas qui menacent ruine, une terre ingrate, pas d'eau, de la neige six mois par an, un soleil qui brûle tout le reste du temps, et puis des arbres, des arbres... Mais les Reilhan, père, mère et fils, ont pour leur terre un amour sauvage, qui résiste à toutes les séductions de la ville. Maheux, c'est leur univers. leur hameau perché sous le vent, leur raison de vivre, et surtout de mourir, quand la misère ou la folie ont raison de leur obstination. Ce roman rude cependant très littéraire parfois. est très « stylé » ; l'auteur qui n'a pas été sans profit le disciple de Giono rappelle une simplicité disparue, une race d'hommes comme il n'en existe plus guère. Certains diront avec une pointe de dédain que c'est un bon roman « paysan », d'une autre époque, un bizarre fossile dans la littérature d'aujourd'hui, avec ses vieux mots du terroir, sa lenteur, ses rêves, et qu'on n'a pas idée d'écrire comme cela de nos jours. Mais c'est aussi. avec ses adresses un peu voyantes. ses descriptions léchées, un très beau livre sincère qu'il faut savoir lire en retrouvant l'innocence. Si résolument à l'écart des modes, des écoles, c'est tin livre audacieux à sa façon. Un combat d'arrière-garde qui ne manque pas d'allure  : le Goncourt 72. Ciné-roman, par Roger Grenier (Gal- limard). Voici le dixième ouvrage d'un romancier qui est en train de devenir un auteur. Avec le recul, on découvre que Roger Grenier, écrivain discret, possède uti ton et un univers qui lui sont propres, dans le camaïeu mélancolique des souvenirs. Comme dans « le Palais d'hiver » (son roman le plus réussi), comme dans ses nouvelles, le narrateur sait ressusciter une petite société provinciale d'avant-guerre, des amours un peu grises, et la douceur oubliée des adolescences d'autrefois. A travers l'histoire d'un cinéma des faubourgs, le Magic-Palace, on retrouve (ou l'on découvre), la vie quiète des petites villes, quand Pierre-Richard Wilm, Joan Crawford ou Claudette Colbert étaient les dieux du samedi soir, les stars qui ouvraient la porte au rêve, et à la romance. Humble chronique d'une jeunesse enchantée d'ombres, comment pourrait-on y rester insensible, si l'on garde en soi un brin de tendresse ? Encore un livre qui n'est peut-être pas de ce temps, mais qui vous habite subtilement, jusqu'à vous gagner à ses nostalgies, avec un art d'autant plus efficace qu'il est presque invisible. Mythique Les Francs-Maçons, par jean Saunier (Grasset). C'est surtout comme société initiatique qu'apparaît dans cette étude la franc-maçonnerie, avec ses rites, son histoire, ses principes, ses illustrations, ses liens avec d'autres confréries du même genre à travers les siècles, et son action sur la psychologie et la morale de ses adeptes. C'est très bien documenté, très intelligent, et plein d'enseignement. mais on aimerait en savoir un pets davantage sur les hommes qui ont fait de cette entreprise philanthropique l'épouvantail dénoncé par certains, la force politique occulte de la IIIe République, et on aimerait savoir aussi ce qu'il reste aujourd'hui de ce mythe, ou de cette réalité. Pourquoi ces silences ? La Franc-maçonnerie reste décidément une société secrète, même de nos jours... Pour tuer le temps, par Gourmelin (Balland). Vous connaissez Gourmelin, bien sûr, son art de l'absurde, où l'étrange conduit au mystérieux, par les chemins de la poésie. Surréalisme pas mort. Mais vous ne pouvez pas imaginer les variations qu'il invente stir le thème du sablier, du temps qui passe, ou qui ne passe pas, et sur les surprenants symboles de l'éternité. Un livre sur lequel on peut méditer des heures, sans perdre son tempscar au-delà de chaque dessin, il y en a un autre, puis un autre, puis un autre... Original La Grande Borne, par Gérard Gassiot-Talabot (Hachette). Il était une fois un architecte qui ne voulait pas construire des H.l.m. sinistres, et qui pensait qu'on pouvait être heureux dans une cité de trois mille sept cents logements, à condition d'en faire une vraie ville faite pour les hommes, et non un amas de cages pour les lapins. Cet original s'appelle Emile Aillaud, et « La Grande Borne », à Grigny (non loin de l'autoroute du Sud) prouve que l'imagination créatrice n'est pas incompatible avec les exigences d'aujourd'hui. Ce n'est pas un « ensemble », c'est un décor, un livre d'enfant en relief, un rêve... et une réalité, dont témoignent les photographies d'Alain Devy. Vous ne croyez pas aux miracles ? Achetez le livre, ou vivez à Grigny. Sébastien Roux. Policiers On soupçonne le rabbin, par I larry Kemelman (« P. j. », Bourgois). On aurait pu croire épuisée la galerie de personnages pittoresques utilisés par les auteurs de romans policiers. Eh bien, on se trompait. Trente ans après que le bouillonnant cerveau de Gilbert- Keith Chesterton eut enfanté le célèbre Père Brwon, Harry Kemelman invente David Small, le rabbin-détective. Qu'un homme de religion se lance ainsi sur les traces (lu crime peut sembler contre nature. Et beaucoup d'amateurs V verront un mariage entre carpe et lapin. Pourtant les aventures du Père Brwon font toujours recette, et il y a gros à parier que celle du rabbin Small guide de la petite communauté juive de Barnard's Crossing, aux Etats- Unis, sont également promises it une longue carrière. L'astuce de l'auteur a consisté à créer tin personnage moderne  : David Small qui allie à des qualités d'homme du XX'siècle les vertus traditionnelles d'un sage. Il connaît notamment son Talmud stir le bout des doigts, et cette science lui permettra de venir à bout de ses difficultés. En même temps qu'une illustration des préceptes bibliques pleine d'humour, le roman (le Harry Kemelman est aussi uni. satire de la petite-bourgeoisie juive américaine qui ne manque pas de talent. Un « policier » vraiment pas comme les autres, (Suite page 99.1 07



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