Longueur d'Ondes n°91 sep/oct/nov 2019
Longueur d'Ondes n°91 sep/oct/nov 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°91 de sep/oct/nov 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Sur la Même Longueur d'Ondes

  • Format : (200 x 260) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 9,7 Mo

  • Dans ce numéro : le futur du Rock...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 46 - 47  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
46 47
chromusique HYPERCULTE Massif Occidental Bongo Joe Records Le deuxième album du duo genevois est à l’image de la Confédération Helvétique, réunion de cantons, de langues et de cultures qui, mis ensemble, ne forment plus qu’un. Cette diversité se retrouve dans chacun des 8 titres dont la somme des singularités donne in fine à cet album sa cohérence et donc sa force. Simone et Vincent y continuent ici leurs expérimentations musicales autour de la base kraut-rock (ou post-rock) qui est leur marque de fabrique et dont les titres « De l’or » et « Homme » donnent d’entrée un aperçu avant que « Temps mort » ne vienne brouiller les pistes avec son tempo beaucoup plus rapide, flirtant avec l’EBM. Il n’est pas étonnant alors de retrouver ensuite « Eisbaër », reprise – ou plutôt réinterprétation – du titre de Grauzone, groupe compatriote formé à l’orée des années 80 par les frères Martin et Stephan Eicher. La pochette avec sa photo inversée montre bien l’intention des musiciens avec ce disque  : nous retourner la tête histoire de bien nous remettre les idées en place. dfacebook.com/hyperculte d XAVIER-ANTOINE MARTIN LES HOMMES-BOÎTES La copie d’un autre GNiGNiGNiGNiGNi Il s’était déjà fait connaître sous le nom de Carlet les hommes-boîtes. Malgré un nom raccourci, Carlest toujours là, tout comme son ambition d’expérimenter les champs du spoken word et de la chanson. Mais avant de repartir pour un voyage aux confins de son imagination, il a préparé une petite mise en bouche avec un single… de 21 minutes. Sur « Te manger les fesses », plein d’invités y passent dont BRNS pour y raconter des histoires d’adolescences entre désir et changement du corps. Sur ce nouveau disque, CarlRoosens et ses deux complices offrent un son beaucoup plus brut et avec des sonorités électroniques plus prononcées. Les cuivres désenchantés cèdent leur place à des synthés glaçants et des rythmiques minimalistes. Lorsque Carlquitte sa voix monocorde hypnotisante, c’est pour prendre un chant à peine assumé comme sur le titre « Le froid de ta main » au refrain presque pop. Le tout est beau, ténébreux et complexe, malgré le faux dépouillement apparent des mélodies. dleshommesboites.bandcamp.com d YANN LE NY 46 Longueur d’ondes N°91iques N ANDONI ITURRIOZ Le roi des ruines L’Autre Distribution D’entrée de jeu, avec l’introductif « La joie noire » digne d’un Léo Ferré en majesté, nous pressentons la puissance de ce disque et de son auteur. En huit titres et autant de poèmes existentiels, l’artiste se dévoile, éternel voyageur riche d’expériences acquises. Pour son troisième album, le Basque, très en verve, s’est entouré de collaborateurs vertueux tels Bertrand Louis (direction musicale), Lisa Portelli, Samuel Cajal et le groupe La Danse Du Chien, assurant brillamment la mise en lumière (couleur blues-rock) de textes ambitieux déclamés autant que chantés. Un chant dont on apprécie la chaleureuse expressivité, notamment sur « Le roi des ruines », « Dans la rocaille » et « Jérusalem », trois titres particulièrement addictifs. Andoni Iturrioz avec « Smara » rend hommage à Michel Vieuchange, premier Européen à avoir visité les ruines de la cité interdite de Smara, dans l’Ouest saharien. Enthousiasmant de bout en bout, l’album s’avère être le vecteur idéal d’introspections éclairées et éclairantes. dandoniiturrioz.com d ALAIN BIRMANN LES MONSIEURS Les monsieurs Slam Records Le quatuor rock originaire de Jonquière, située au nord-est de Montréal, dépeint des univers dystopiques fort énergiques avec des propos lucides. Guitares bien à l’avant-plan, structures atypiques aux touches psychédéliques, combinées à un débit lyrique comparable à celui de Philippe Brach ; un parfait alliage pour les amateurs de Dédé Fortin (Les Colocs) et d’Émile Bilodeau, autant pour l’accent coloré que pour les textes imagés. Les propos engagés de l’album font appel à notre conscience environnementale avec le mode de consommation effrénée de nos sociétés occidentales qui carburent au matérialisme et au capitalisme sauvage. Le sujet tourne autour de notre insignifiance collective face aux géants de l’industrie. Pantins de ces fabricants de produits souvent pauvrement conçus à peu de frais et de manière discutable que l’on retrouve dans les magasins à rayons. La réalisation signée Dany Placard (Laura Sauvage) porte la sonorité distinctive du groupe encore plus loin. dlesmonsieurs.bandcamp.com d PASCAL DESLAURIERS NICOLAS JULES Les falaises Ursule Sur ce septième album de l’artiste néo-Bruxellois qui ne cesse de faire évoluer sa sonorité, les auditeurs sont propulsés dans une ambiance musicale cinématographique aux couleurs vives. Ils sont assaillis dès les premiers instants de notes de guitares crasseuses et par une attitude globale de l’interprétation vocale qui ramènent directement à l’album Bad as me de Tom Waits, davantage pour l’intention que la voix. La sonorité singulière de l’artiste rappelle l’univers de Dominique A sur certaines pistes, celui de Julien Sagot sur d’autres passages et plus tard, Arthur H vient spontanément en tête. Une sorte de voyage à travers des paysages désertiques sud-américains, tel un western spaghetti pour l’imaginaire. Un périple qui pourrait accompagner à merveille la lecture de mythique récit On the road de Jack Kerouac pour son ambiance joliment déjantée, à la fois psychédélique et abstraite. Digne d’une expérience fantasmagorique sous opiacés, mais sans les effets secondaires ! dnicolasjules.com d PASCAL DESLAURIERS LES NUS Enfer et paradis (HYP – PIAS) Groupe phare de la scène rennaise des années 80, celle qui a enfantée Etienne Daho, Niagara ou… Pascal Obispo, le quintette emmené par Christian Dargelos est de retour par l’entremise de Daho justement, à l’instar de Marquis de Sade. Les Nus n’ont néanmoins pas eu le succès du groupe de Philippe Pascal (RIP) dont Dargelos était pourtant issu. Mais force est de constater, avec ce nouvel opus inattendu, toute la force tranquille de la formation. Plus vraiment rock, mais pas encore tout à fait pop, Les Nus dévoilent 10 titres en français parfaitement audibles, plus blues que variété. Les jeunes gens modernes des années 80 ont gardé toute leur pertinence et cela s’entend du début à la fin, à grand renfort de guitares imposantes et de chœurs omniprésents. Quelques titres émergent, comme l’excellent « L’enfer et le paradis » avec son intro très Bowie, l’ironique « Vous faites du rock n’est-ce pas ? » ou encore le troublant « Jim Crow », tout en noirceur mélancolique, la voix bien en avant. Un retour qui fait du bien. dlesnus-music.com d PATRICK AUFFRET LA FÉLINE Vie future Kwaidan/ ! K7 D’emblée « Palmiers sauvages » pose le décor  : « Les palmiers sauvages du Sunset Boulevard meurent étouffés – 2034, effet de serre, toute la Terre, cimetière assuré ». La catastrophe qui se profile inexorablement à cause du réchauffement climatique est le grand sujet du disque. Vie Future peut être appréhendé comme un concept-album qui se préoccupe de l’avenir et des angoisses qui accompagnent le déclin en marche. Pour son troisième opus, La Féline (aka Agnès Gayraud) se confronte à la réalité de notre époque, grave et néanmoins amoureuse de la vie avec ses deuils et ses naissances, la fin et le renouveau. De son chant magnétique, elle accompagne notre prise de conscience d’un monde en profonde mutation et questionne tout au long des chansons notre humanité en péril et son rapport au divin. La musique savamment agencée est en phase avec le propos, spatiale, subtil assemblage de sons synthétiques et organiques. Autant par sa séduisante musicalité, que par son parti-pris anxiogène, l’album fascine. dfacebook.com/lafelinemusic d ALAIN BIRMANN LISIEUX Psalms of Dereliction Steelwork Maschine Déjà remarqués dans le groupe toulousain coldwave Candélabre, Michaël De Almeida et Cindy Sanchez refont équipe, avec un bassiste, pour un projet supplémentaire résolument articulé sur les capacités de heavenly voice de la chanteuse, très à l’aise dans un registre de tessiture aiguë. Les huit titres font la part belle aux envolées lyriques parfaitement soutenues par une guitare au son plutôt naturel, ce qui n’est pas si fréquent à l’heure de l’inflation aux effets en tous genres. Dès le deuxième titre, « No dominion », on ressent une forme d’élévation spirituelle qui ne doit rien au mysticisme, mais seulement à la qualité de l’interprétation. On ne peut s’empêcher alors de se replonger dans l’univers de Liz Fraser et du meilleur des Cocteau Twins, époque Garlands et Treasure, expérience que prolongeront par la suite les excellents « Caecilia said » et « Adrift ». Une réelle bouffée d’air pur qui sans pour autant donner envie de rentrer en religion, permet de voir le monde avec une béatitude qui le rend plus supportable. dfacebook.com/lisieux.band d XAVIER-ANTOINE MARTIN
LYSISTRATA Breathe In/out Vicious Circle Inspiration, expiration. Il va falloir prendre son souffle avant d’écouter le nouvel opus du trio de Saintes. Dès les premières notes du morceau « Different creatures », les jeunes à veste en cuir rentrent dans le tas. L’instru claque. Ce groupe d’indie-rock ne passe pas par quatre chemins et propose un univers toujours aussi puissant, brut et survolté. Les morceaux sont plus courts que dans leur précédent disque, mais la voix s’impose davantage. Les textes, imprégnés de thématiques comme l’amour, la folie ou l’anxiété, s’allient rigoureusement aux sons que dégagent les instruments. Ce disque est la continuité du parcours du groupe où une identité authentique, noise et magistrale ressort. Si le morceau « End of the line » créé une respiration à mi-parcours, l’énergie et l’urgence reprennent de plus belle quelques minutes plus tard avec des sonorités enragées mais domptées à la perfection. Avec ce nouveau disque, les artistes prouvent encore une fois qu’ils ont tout des grands. dviciouscircle.fr/fr/artiste/lysistrata d AMÉLIE PÉRARDOT NAIVE NEW BEATERS Fun Hours Capitol/Universal Le nouvel album du trio franco-californien est très attendu. Trois ans d’absence après le succès d’A la folie (2016), David Boring, chanteur californien, Eurobélix aux machines et Martin Luther BB King à la guitare renouent avec l’électro pop-rock, pop-rap. On a retrouvé leur kitsch de fabrique dans le vidéo clip du titre « Make way » avec JeanJass dans un drôle de road movie en franglais. Ces onze morceaux parlent de suite à l’oreille avec originalité, arrangements typiques, léger apaisement ou maturité dans leur fougue. Le « fun » est mis en valeur en introduction (« Fun hours ») ou dans des saynètes sonores dignes d’un campus américain où tous les rêves sont permis (« Holding love ») et les actes admis (« Dope »). La symbiose refonctionne à merveille, les effets accompagnant les émotions vocales, les instrumentations paramétrant les effusions sonores, on ne peut qu’apprécier. Le groupe part en tournée cet automne, de quoi réchauffer les scènes et attiser les flammes des projecteurs. dfacebook.com/naivenewbeaters d VANESSA MAURY-DUBOIS MADAME AUTRUCHE Les pentes glissantes 1314677 Records DK Un premier album solo de celle qui se dit « pigiste multi-intrumentiste » régale les amateurs de chansons en français dans les textes. Sous ce pseudo qui interpelle, Mélisande Archambault ne fait pas l’autruche pour autant avec sa voix haut perchée et puissante, en chantant ses paroles directes et parfois crues, accompagnées à la guitare par Antoine Marquet, la contrebasse de Simon Page et Noam Guerrier-Freud à la batterie. Très active sur la scène montréalaise, elle a contribué musicalement aux projets de groupes comme Canailles, La famille Day et les Royal Pickles. Sur cet opus, Fred Fortin vient aisément à l’esprit et on adore le collage illustrant la couverture de l’album signé Annie Carpentier. Ici Mélisande laisse de côté son violon pour s’armer d’une guitare ténor et décocher des flèches sonores allant droit au cœur du désir et des aléas des histoires d’amour dans neuf super chansons à la tonalité personnelle, de style folk rock, blues et country enregistrées dans le Breakglass studio à Montréal. dfacebook.com/madameautruche d VANESSA MAURY-DUBOIS PION 22:22 Entreprise Avec ce premier album, les trois Parisiens issus de Blind Digital Citizen proposent une envolée spatiale et temporelle. Les frontières du réel sont d’entrée revues (« 22:22 ») , et laissent place à un univers propre au groupe. D’un conte digne de Cendrillon (« Sirène 1 » et « Sirène 2 ») , passage sans transition vers un monde sombre, quasi satanique (» Sympacide » et « Déluge »). S’ensuit une envolée nettement plus dansante (« Coca loca ») avant de repartir vers ce qui ressemble à des messes, dont les sermons s’emparent de la condition humaine (« Peuple fossile » et « Djinn »). Un véritable voyage donc, habilement mis en notes. D’une basse discrète à des nappes de synthé style années 1970, le trio laisse place à une guitare grasse et une batterie digne d’un beat techno. Une leçon musicale aux sonorités proches de celles de Forever Pavot, Aquaserge ou Carpenter Brut, qui laisse entrevoir une grande maîtrise des genres. Un exercice de style réussi  : impossible de décrocher une fois embarqué. dpionmusique.bandcamp.com d FLAVIEN LARCADE MARS RED SKY The task eternal Listenable Records Ce nouvel effort des Bordelais nous apporte une preuve supplémentaire de la vivacité de la scène psychédélique française ! Mais contrairement à d’autres, chez le trio l’influence des années 1960 et 1970 constitue plus une passerelle vers la musique d’aujourd’hui et du futur qu’une fin en soi. Ainsi au fil des titres, le groupe invente une forme libre dont l’épine dorsale serait encore et toujours le blues avant de rejoindre d’autres rivages psyché, progressifs, stoner allant jusqu’à flirter avec le doom et le metal. Emballé avec une éclatante virtuosité l’auditeur est ainsi invité à se perdre dans le dédale des compositions tortueuses et généralement assez longues dont les principaux ingrédients seraient une basse bourdonnante, une batterie hypnotique, une guitare déliée et, en arrière-plan, d’amusants et discrets bricolages électro vintage au-dessus desquels surnage la voix éthérée. Direction le ciel rouge de Mars, décollage imminent ! dfacebook.com/marsredskyband d RÉGIS GAUDIN ROBI Traverse Fraca « La bienvenue », magnifique titre, survole ce troisième album de Chloé Robineau, Parisienne d’adoption. De sa voix frêle et douce, elle pose délicatement ses mots en faisant virevolter les mélodies. Après s’être laissé porter par la légèreté de cette chanson à la mélodie prégnante, la chanteuse offre dans la foulée un non moins sublime « Oh voyageuse ». Une poésie à fleur de peau que l’on retrouve dans chacune des dix chansons proposées ici. Tout est fragile et ne tient qu’à un fil dans ce disque habité. Mais revenons au début. Car tout commence avec « Soleil hélas », maléfique écriture à noirceur lumineuse dont le très beau clip a été tourné par Robi ellemême à La Réunion, là où elle a passé son adolescence. Parmi les autres perles souvent noires de cette traverse, ne pas manquer « Ma déconvenue », ni même « Chambre d’embarquement », nouveau clin d’œil évident à la passion de l’auteure pour les voyages. Le tout se finit gaiement avec une comptine électro, « La belle ronde ». dfacebook.com/robineauchloe d PATRICK AUFFRET chroiques musique MATTHIEU MIEGEVILLE Est-Ouest Melodyn Productions/Contre-Courant/Absilone On a d’abord connu le Toulousain pour ses groupes de metal et notamment Psykup. Amorcé l’an dernier, sa carrière solo a démarré avec un très bon premier EP Longue Distance avant que n’arrive cet album. Un disque qui montre toute l’étendue de son talent et sa facilité de passer d’un genre musical à l’autre avec la même aisance. Ce premier opus navigue avec élégance entre pop et chanson. On pense en l’écoutant à des artistes majeurs qui ont su, comme lui, être à cheval entre ces deux styles, de Daniel Darc à Christophe. Il apparaît ainsi comme leur digne successeur. La voix de l’artiste accroche l’auditeur dès le premier morceau et ne le lâchera plus. Si cet album est fort musicalement, il l’est également textuellement. Le chanteur sait admirablement manier la langue française et il se dégage de son écriture une vraie poésie. Ses chansons parlent avec la même émotion de sujets intimes ou politiques faisant mouche à tous les coups. Une bien belle première œuvre. ddifymusic.com/miegevilled PIERRE-ARNAUD JONARD SAMEER AHMAD Apaches Bad cop bad cop Sur son 5ème album, le vétéran montpelliérain démontre sans le chercher, à ceux qui pourraient toujours douter, que le rap a encore beaucoup à dire et surtout à inventer. Sans rompre le lien viscéral qui l’unit à la science du rythme et de la punchline, il présente dans un subtil mélange de sagesse et de retenue, une introspection personnelle, virevoltante et poétique. Rares sont ceux qui peuvent s’emparer comme lui, de manière aussi assumée, d’un sample du Velvet Underground, sans verser dans l’exercice de style racoleur et surtout sans être hors-sujet. Ainsi, si la mélancolie sonore n’est pas une affaire de tribus, elle emprunte ici le labyrinthe d’un imaginaire foisonnant, que décuple le minimalisme volontaire des instrus. Plus proche du jeu que de la performance, le flow laisse en effet les mots respirer. Enfin, ce LP ne rejette absolument pas les marqueurs actuels du rap et de la trap, même s’il s’illustre par son égo-trip décalé et sa faculté à créer de nombreux niveaux d’écoutes. dsameerahmad.bandcamp.com d LAURENT THORE N LONGUEUR D’ondes N°91 47



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :