Longueur d'Ondes n°91 sep/oct/nov 2019
Longueur d'Ondes n°91 sep/oct/nov 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°91 de sep/oct/nov 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Sur la Même Longueur d'Ondes

  • Format : (200 x 260) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 9,7 Mo

  • Dans ce numéro : le futur du Rock...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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e n couv Le 3 pieces « C’est LE bar-rock de la ville. Le lieu où l’on passe la majeure partie de notre temps. On y a donné nos premiers concerts. La salle est petite (une centaine de places) mais vraiment géniale avec toujours 30 Longueur d’ondes N°91 « Il y a un esprit rock qui habite cette ville, dommage qu'il n'y ait pas de disquaire. » une super ambiance. Il y a une cave superbe aussi. L’association qui gère le lieu organise plein de shows dans ce café. C’est aussi ici que se retrouve toute la scène locale. Il est impossible d’y venir sans croiser de musiciens. Même les mecs au bar sont dans des groupes. Des tonnes d’artistes intéressants jouent ici. Tu peux même y voir des groupes étrangers, comme Telescopes que l’on adore et que l’on a vu récemment. On passe nos soirées là et même certaines de nos nuits parce que si cela ferme officiellement à 2h, ça se termine souvent en after jusqu’à 7 heures du mat. » Rouen « Nous sommes tous nés à Rouen sauf Marc qui vient de l’Eure. Félix et Adrian sont nés à Mont St Aignan sur la colline. Grégoire a fait le conservatoire ici  : classique, jazz et contemporain. Rouen est une petite ville. Tu en as vite fait le tour. Cela parait bourgeois mais tu y croises souvent des freaks. Il y a un mec en Batman qui s’y promène, un autre en Louis XIV qui lorsqu’il descend du bus dit  : « Place » avec un ton royal. Il y a un esprit rock qui habite cette ville. Il y a quelques années, une place a été baptisée place Dominique Laboubée, le leader des Dogs. Tu peux y voir un énorme pochoir de son visage. C’est tout près de la cathédrale et donc blindé de touristes. Parfois ceux-ci demandent qui est ce mec, pensant que c’est George Harrison. Même si nous sommes un groupe de Rouen, nous ne nous sentons
pas particulièrement de liens avec le passé musical de la ville. Nous n’avons jamais vraiment écouté les Dogs ni même Tahiti 80, qui est pourtant plus récent. La scène aujourd’hui est super active. Il doit bien y avoir une quarantaine de groupes intéressants en ville, ce qui est énorme. Ce qui est dommage, c’est qu’il n’y ait pas de disquaire. Il y en avait de bons autrefois, mais ils ont disparu. Il est difficile de dire si être de Rouen te rapproche musicalement de l’Angleterre qui est proche, mais nous pensons que oui. Dans tous les cas, nous nous sentons bien plus proches des groupes anglo-saxons que des français. La France n’a jamais réussi à faire de la pop. Ce pays, c’est celui de la chanson, pas de la pop-music. On a envie avec MNNQNS de créer des morceaux populaires qui fédèrent. Des titres qui restent dans le temps. Tu trouves ça chez les groupes anglais  : de la musique sophistiquée, mais ancrée dans quelque chose de populaire. C’est pour cela que nous voulions signer chez un label britannique. Nous avons Photo  : Sébastien Bance Body negative - Fat Cat Records Après deux EP’s en tous points remarquables, les Rouennais sortent aujourd’hui leur premier album. Démarrer celui-ci par un instrumental de douze secondes plus proche musicalement de la musique contemporaine que du rock est un pari osé qui montre que ces jeunes gens sont pour le moins audacieux. D’ailleurs, l’audace est sans aucun doute ciblé plusieurs indés anglais. Fat Cat Records a une plateforme où tu peux envoyer tes morceaux en ligne. On leur en a envoyé un. Ils ont répondu positivement. Nous sommes très contents d’avoir signé chez eux. Ils ont nombre d’artistes que nous aimons beaucoup comme Christopher Duncan ou Traams. » Chez Adrian Adrian  : « J’ai mon home-studio ici. On y joue, on y compose. Mon coloc est un ancien membre de MNNQNS. C’est bien placé, à mi-chemin du centre et du 106. J’ai plein de guitares ici et tout le matériel est analogique, comme ce truc à bandes que j’adore et dont on se sert pour nos enregistrements. J’aime bien les objets vintage. C’est pour ça que je possède un polaroid. C’est ici que l’on a finalisé les démos de l’album avant de passer à l’enregistrement. » i dmnnqns.net le mot qui qualifie le mieux cette première œuvre qui ose tout, se permet tout, embrasant trente ans d’histoire du rock maîtrisé et digérée avec une intelligence rare. MNNQS se révèle aussi à l’aise avec des morceaux à la sophistication pop très Beach Boys que sur des titres presque avantgardistes. Le groupe frappe très fort avec ce premier essai qui s’avère un véritable coup de maître. LES PROJETS PARALLÈLES e couv VA Rouen, il n’est pas rare de jouer dans plusieurs groupes à la fois. MNNQNS n’est pas une exception à la règle. Ainsi, Adrian joue parallèlement au groupe avec Modern Men, duo synth-pop à la rage explosive (voir LO N°90 http://bit.ly/2kqCwIJ). En plus de jouer de la guitare dans MNNQNS, Marc en joue chez Dharma Bum, un combo au son psyché-pop groovy qui fait penser aux Australiens de Tame Impala et montre ses talents de batteur dans Unschooling, combo noise-lo-fi. Il sort également des productions solo sous le nom de Marc Lebruit. Quant à Grégoire, on peut le trouver notamment sur les morceaux de Julius Spellman, groupe que produit… Adrian ! Tous ces projets divers aussi différents les uns des autres nourrissent le son MNNQNS. n LONGUEUR D’ondes N°91 31



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