Longueur d'Ondes n°91 sep/oct/nov 2019
Longueur d'Ondes n°91 sep/oct/nov 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°91 de sep/oct/nov 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Sur la Même Longueur d'Ondes

  • Format : (200 x 260) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 9,7 Mo

  • Dans ce numéro : le futur du Rock...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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entr 12 Longueur d’ondes N°91 vues e « Je n’ai vraiment pas souvent l’occasion dans ma vie de pouvoir vivre des expériences de cet ordre. »
Jean du Voyage À La Rochelle, il se passe des rencontres des plus improbables et sublimes. C’est dans la ville du beatmaker et DJ Jean du Voyage qu’un parfait mélange entre musiques orientales et occidentales a pu se faire... Jean Onillon se met de nouveau dans la peau de Jean du Voyage. Avec ce double musical, il balade nos oreilles en dehors de nos contrées habituelles. Son EP Namaskar signe son retour, trois ans après l’album Mantra. Ce premier album était l’occasion de montrer son goût pour la recherche de sonorités différentes, pour ce DJ qui s’est lancé dans la musique en s’inspirant autant des routines de QBert que du trip-hop de Portishead. Sous le scratch et ses pads, on pouvait déjà entendre des sons venus d’Inde comme avec « Temple » ou encore « Khanti ». Mais pour ce nouveau disque, il a vu plus loin en invitant un artiste à composer totalement son Beats à l’indienne YANN LE NY Julien Branco EP avec lui. C’est lors d’un séjour en Inde qu’il a rencontré V. Soundara Rajan, un joueur de Saraswathi Veena, un instrument ressemblant à s’y méprendre à un sitar  : « J’ai fait un voyage de cinq semaines où je suis allé dans huit villes pour une tournée. J’y ai fait des ateliers d’initiation au scratch à plus de 200 personnes en tout et j’ai rencontré des musiciens locaux dans chaque ville. Et ce qui était prévu, c’était de travailler avec l’un de ces musiciens en France dans une résidence à La Rochelle pendant trois semaines. En rencontrant V. Soundara Rajan et en entendant son instrument, je me suis dit que c’est vraiment lui que je souhaitais inviter en France. » C’est un véritable choc entre deux manières d’appréhender la musique. Soundara Rajan vient de la musique classique traditionnelle hindoue, une discipline dure qui demande énormément de concentration pour perfectionner l’apprentissage de son instrument. Il enseigne d’ailleurs ces techniques dans une école en Inde. De son côté, Jean a appris le scratch dans son coin avec des amis et l’a approfondi avec les compétitions de mix. Il s’est intéressé à la musique indienne en samplant quelques classiques. Ces deux approches vont se révéler très complémentaires, chacun étant fasciné par le travail de l’autre. Malgré la barrière de la langue, le travail s’effectue rapidement et un univers se crée  : une sonorité très traditionnelle où la place de la Veena est centrale et où l’électronique de Jean du Voyage enrobe le tout. « C’était vraiment un témoignage de cette rencontre. Mon idée, c’était vraiment de restituer le coup de cœur que j’avais pour cette musique indienne ; qu’elle reste le plus authentique possible. » Et le résultat est là puisque les premiers retours sont très positifs  : « Il m’a dit qu’en Inde tout le monde adorait le son et la qualité du mix pour la Veena. Et ça, c’est ma plus grande satisfaction ». Alors que les projets continuent doucement pour du documentaire ou encore des spectacles de danse, Jean garde de cette expérience, qu’il aura pris le temps de mûrir avant de sortir en album, un souvenir impérissable  : « Je n’ai vraiment pas souvent l’occasion dans ma vie de pouvoir vivre des expériences de cet ordre. » djeanduvoyage.com Namaskar Banzaï Lab entr vues L’EP est une longue montée en puissance avec au cœur de ce travail, la Saraswathi Veena de Soundara Rajan. Comme un réveil, le premier titre laisse le tempo s’accélérer doucement au son des tablas. Ces tablas se mélangent ensuite à des rythmiques hip-hop plus nerveuses sur le second morceau où le son du scratch se fait entendre et distord ces sonorités traditionnelles. Le mélange entre modernité des machines et la délicatesse sonore des instruments indiens continue jusqu’à une apothéose sur « Naksathram ». e LONGUEUR D’ondes N°91 13



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