Loco-Revue n°675 octobre 2003
Loco-Revue n°675 octobre 2003
  • Prix facial : 5,95 €

  • Parution : n°675 de octobre 2003

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (210 x 285) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 98,9 Mo

  • Dans ce numéro : la commande du réseau miniature.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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24 - Un TCO bien conçu est une solution très agréable pour la commande de garages cachés. (Réseau Ho de Jacques Dagat) 25 - Un superbe TCO réalisé par François Bouchey pour la commande de sa gare de Morez en Z (LR 612). mins de fer réels. On peut aussi intégrer à ce tableau des témoins lumineux qui indiqueront par exemple la position des aiguilles ou l'état d'occupation des cantons. On utilisera pour ce faire des détecteurs de présence (voir plus loin) et des LED (ou diodes électro-luminescentes). On notera enfin que certains fabricants comme Fleischmannou Roco proposent des éléments de TCO très bien conçus et particulièrement pratiques à installer. 6 - BOUCLES DE RETOURNEMENT, TRIANGLES ET DIAGONALES. On a vu que le principal avantage d'une alimentation en courant continu réside dans le réalisme lié au captage du courant par les rails. Ce système implique une polarité différente des deux files de rails et donc l'impossibilité de dessiner sans précautions de sectionnement une boucle de retournement ou encore un tracé en diagonale au sein d'un ovale, car en certains points on se retrouverait alors avec des rails de polarité différente en vis-à-vis et donc en court-circuit. Comme on peut remédier à tout (ou presque !), il est toutefois possible de prévoir tout de même de tels tracés, à condition de prendre quelques précautions. Il faut en particulier, on s'en doute, faire une coupure entre les files de rails de polarité opposée se trouvant en contact. Cela suffit à empêcher le courtcircuit, mais pas à permettre le passage d'un train. On va donc déterminer une "sec- Fig. 7 : Câblage simple d'une boucle de retournement (en courant continu) Fonctionnement : Le train parcourt la boucle et s'immobilise sur la zone violette jusqu'à ce que le courant traction ait été inversé au régulateur. Cette inversion peut être automatisée en ayant recours à une détection. (diode) —14— Coupure électrique (éclisse isolante) tion d'approche", dont on inversera la polarité dès que le train l'aura libérée en s'engageant sur la diagonale ou boucle. Il faut donc alimenter séparément deux sections : la première, située sur la boucle et parcourue par le train toujours dans le même sens, est branchée directement à la sortie du transfo, tandis que la deuxième, incluant la zone d'approche et l'appareil de voie, est alimentée par l'intermédiaire d'un inverseur de polarité. Ce système, s'il présente l'avantage de la simplicité, implique toutefois la vigilance, puisqu'il faut intervenir manuellement et procéder à l'inversion du courant à un moment précis pendant que le train roule, si l'on ne veut pas interrompre sa marche. On peut ajouter une section de sécurité sur laquelle le train s'immobilisera si le sens du courant n'est pas correctement établi à l'issu de son parcours de retournement. Cette section est alimentée par un courant électrique orienté grâce à une diode (voir encadré sur la diode). On peut aussi choisir d'automatiser l'opération. Dans ce cas, c'est le train qui, lors de son passage, actionne un système, par exemple un relais, qui effectue automatiquement l'inversion de courant. 12 LOCO-REVUE n°675 - "La commande du réseau miniature"
Une diode, une résistance, qu'est ce que c'est ? On a vu précédemment que le courant a un sens. Il est orienté par sa polarité et circule conventionnellement du + vers le -. Dans le cas d'un courant continu, cette direction est constante et on peut l'inverser. Dans le cas d'un courant alternatif, elle s'inverse un grand nombre de fois par seconde. Une diode est un composant électronique qui autorise le passage du courant dans un sens, mais pas dans l'autre, un peu à la manière d'un portillon de sortie de secours ! Sur nos réseaux, cette possibilité peut rendre de très nombreux services. Nous connaissons tous une application courante : la diode permet l'allumage d'ampoules en fonction du sens du courant, et donc du sens de marche d'une locomotive. C'est aussi grâce à elles qu'on peut redresser un courant alternatif en continu. Dans le cas de l'alimentation des voies, elle permet de s'assurer qu'une section de voie ne peut être alimentée que dans un sens, ce qui peut être bien utile. Il suffit pour cela de l'intégrer au câble d'alimentation. Elle s'avère ici particulièrement pratique pour la sécurité d'une zone de retournement, boucle, diagonale ou triangle. On notera qu'une diode présente une valeur limite de "fonctionnement", par exemple 75 mA pour la diode type "1N4148" et 1 A pour les diodes "1N4001 à 4007". Voilà pour la diode classique, mais il en existe un autre type : la diode électro-luminescente, ou DEL (plus connue sous l'abréviation anglaise de LED). C'est un composant électronique qui produit de la lumière seulement pour un sens du courant. Du fait de sa petite taille et de son chauffage nul, il est très employé pour l'éclairage des fanaux de locomotives, ce qui est très pratique, puisqu'il s'éclaire en accord avec le sens de déplacement. Certaines précautions d'utilisation doivent toutefois être prises. Les LED ne supportent que de très faibles tensions. Elles doivent donc toujours être branchées en série (voir encadré : "série et parallèle") avec une résistance dont le rôle est d'abaisser cette tension à la valeur requise (1,6 V pour une LED rouge, 2,2 V pour une jaune et 2,4 V pour une verte). En sens inverse non plus, la tension ne doit pas excéder une certaine valeur, en général 5 V. Donc dans un sens du courant comme dans l'autre, il est nécessaire de faire appel à la résistance. Ce dernier composant, on l'a sûrement déjà compris, sert à limiter le passage du courant, donc à en abaisser la tension. Sa valeur, exprimée en ohms, est donc en rapport avec la chute de tension provoquée. Son usage est indispensable pour éviter certaines surcharges. Série et parallèle Il existe deux manières de connecter des récepteurs (moteurs, ampoules...) à une source de courant électrique, ce sont les montages en série ou en parallèle. Un montage en série consiste à brancher les composants les uns à la suite des autres. Le même courant les traverse alors successivement et la tension aux bornes de cet ensemble est égale à la somme des chutes de tension aux bornes de chaque appareil. L'intensité reste constante. A l'inverse, un montage en parallèle - le plus répandu en modélisme ferroviaire - consiste à monter les composants par dérivation. La même tension traverse alors chacun d'eux, mais c'est l'intensité totale qui est la somme des intensités absorbées par chacun des composants. Lorsque deux machines se trouvent sur la même voie, alimentée par un seul transfo, elles sont en parallèle, leur vitesse est la même, c'est la puissance qui décroît. De la même façon, ces deux types de Fig. 8 : Montages en parallèle et en série -0- r- Branchement d'appareils en série A Branchement d'appareils en parallèle montage s'appliquent à des résistances. Montée en série, la résistance totale est la somme des résistances. En parallèle, l'inverse de la résistance totale est la somme des inverses. 7 - LA DÉTECTION DE PRÉSENCE Dès que l'on souhaite établir quelques automatismes simples, et à fortiori plus complexes, il est souvent nécessaire de savoir repérer la position d'un train sur le réseau. En détectant l'approche d'un train, on pourra par exemple fermer les barrières d'un PN, illuminer la gare, changer la position d'une aiguille, assurer sa protection à l'arrière par un feu et bien d'autres choses encore... Pour le fonctionnement d'un block system, comme on le verra plus loin, il est indispensable de repérer précisément la position du train, c'est-àdire de connaître avec une extrême précision le moment de son entrée dans une zone déterminée, et bien sûr sa sortie. Certaines détections permettent en plus de savoir si tous les éléments d'un train figurent bien à l'appel dans différents lieux du réseau, ce qui s'avère particulièrement utile pour éviter le tamponnement d'un véhicule abandonné suite à rupture d'attelage, ce qu'en modélisme on nomme tout simplement "décrochage". Il existe plusieurs méthodes de détection et nous al- Ions voir maintenant les avantages et les inconvénients de chacune d'entre elles. La détection mécanique est la plus ancienne et peut-être la plus connue. Son principe est simple : la roue d'un véhicule appuie sur une pédale, véritable contacteur qui, sous cette action, ferme un circuit électrique. Ce circuit peut être associé à un relais qui va commander la fermeture ou l'ouverture d'un circuit électrique indépendant, commander d'autres appareillages, ou encore produire des signaux électriques différents. Des fabri- 1.0(0-REVUE n°675 - "La commande du réseau miniature" 13



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