Loco-Revue n°675 octobre 2003
Loco-Revue n°675 octobre 2003
  • Prix facial : 5,95 €

  • Parution : n°675 de octobre 2003

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (210 x 285) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 98,9 Mo

  • Dans ce numéro : la commande du réseau miniature.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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- Dans les gares de Montgesoye et Vuillafans, sur le réseau du club de Besançon représentant la vallée de la Loue, chaque appareil de voie est commandé par un contacteur à impulsion, monté sur la face d'un TCO sobre et clair. zo - La réalisation intégrale d'appareils de voie à pointe de coeur métallique implique une alimentation commutable de celle-ci. On rencontre deux types de moteurs. Les premiers, qui sont aussi les plus économiques, sont les moteurs à solénoïde ou électroaimant. Il s'agit, grâce à des bobines (les solénoïdes), de créer un champ ma- gnetique qui déplace un curseur entraînant les lames d'aiguille. Jouef a depuis longtemps adopté cette solution, tout comme les autres grands fabricants industriels tels Roco, Fleischmannou Peco. L'avantage de ce système, outre son bas prix, est qu'il se satisfait du courant alternatif, celui de la sortie accessoires du transfo. En revanche, son mouvement brusque est peu réaliste. De plus, certains de ces moteurs, comme le PecoPL 10 ou le SEEP, réclament une puissance élevée (jusqu'à 1,5 A !), donc un transfo et un câblage en rapport, ou une "décharge capacitive", appareil à condensateur permettant de délivrer brièvement les hautes puissances requises pour la commande simultanée de plusieurs moteurs d'aiguilles. Alimentation d'une pointe de coeur métallique (un grand classique) Qui n'a jamais vu une locomotive "planter lamentablement un chou" (voir "Abécédaire de la langue cheminote", par Vincent Cuny aux Editions LR Presse) au franchissement à faible allure d'un appareil de voie ? Ce problème désespérant a pour unique cause un mauvais captage de courant sur les lames d'aiguilles et la pointe de coeur. A ce problème, il existe plusieurs remèdes, dont l'un consiste à optimiser les prises de courant du matériel moteur. Il faut alors étudier individuellement et améliorer chaque modèle, en augmentant le nombre de roues capteuses... Mais que faire si notre machine ne possède que deux essieux, comme un locotracteur par exemple ? Une solution très satisfaisante consiste à utiliser une aiguille dotée d'une pointe de coeur métallique et à l'alimenter électriquement... Ce système est retenu pour la conception des appareils dits "Electrofrog" de Peco, des aiguilles Shinohara ou, bien sûr, des appareils de construction personnelle, dont les rails sont toujours entièrement métalliques. On l'appelle pointe de coeur parce qu'elle est située au centre de l'aiguille (le coeur) et que les files de rails des deux directions données par l'appareil se rejoignent en cet endroit formant une pointe. Du fait que les Inverseur monopolaire (manuel ou intégré à relais ou moteur d'aiguille) files de rail se touchent, elles occasionneraient un court-circuit si l'aiguille était alimentée normalement. Pour y remédier, il faut isoler cette pointe de l'alimentation des voies menant à l'aiguille et donc commuter sa polarité en accord avec la position de ses lames. Trois solutions sont possibles. La première est d'utiliser un contacteur manuel, en l'occurrence un inverseur bipolaire, mais il faudra alors être vigilant et ne pas oublier de le manipuler lorsqu'on bascule l'aiguille. La deuxième option est d'utiliser un contacteur intégré au moteur d'aiguille ; c'est la solution la plus courante et souvent prévue par les fabricants comme Peco, Lemaco, Tortoise, Pilz ou encore Seep, qui équipent leurs moteurs de tels contacts. La troisième possibilité consiste à actionner un relais effectuant lui-même la commutation, de concert avec la commande de l'appareil de voie. Coupure sur le rail Fig. 6 : Alimentation d'une pointe de coeur métallique 10 LOCO-REVUE n°675 - "La commande du réseau miniature"
21 - Des composants disponibles couramment sont très pratiques pour commander nos réseaux : interrupteurs, contacteurs à impulsion, inverseurs... 22 - Les grands fabricants proposent ou ont proposé des boîtiers ergonomiques et pratiques : Joug, Peco, Fleischmannet Roco. 23 - Certains fabricants comme ici Fleischmannproposent des éléments permettant la réalisation simple de TCO. Très différents sont les moteurs à mouvement lent, équipés d'un moteur rotatif peu gourmand, qui déplace lentement les lames d'aiguille et s'arrête automatiquement en bout de course grâce à des contacts. Utilisant un courant continu, ils nécessitent une alimentation séparée de celle de la voie, ou un appareillage (pont de diodes) destiné à redresser le courant alternatif. Plus chers à l'achat, ils sont cependant infiniment plus réalistes et souvent dotés de contacts annexes très utiles pour commander simultanément des accessoires ou commuter la polarité des pointes de cœur métalliques (voir encadré). On citera enfin le fil à mémoire. Son utilisation se répand dans notre hobby, suivant en cela les pionniers que furent Brawa en 1992 avec ses mécanismes "slow memory", puis LMJ lorsqu'il en a équipé ses barrières de passage à niveau en 1995. Il s'agit d'utiliser un fil en "alliage à mémoire de forme". Dans la pratique, lorsque ce fil est parcouru par un courant électrique, il s'échauffe et se rétracte avec une force suffisante pour entraîner un organe mobile. Lorsque la tension cesse d'être appliquée à ses extrémités, le fil se refroidit et reprend sa forme initiale. Les avantages sont multiples, parmi lesquels on peut citer le très bas prix par application, la lenteur du mouvement (à peu près deux secondes dans les cas les plus courants), et la faible tension nécessaire (1 à 2 V). Jacques Le Plat décrit dans LR 5781a mise en mouvement d'un signal mécanique par un tel système, tandis que la firme Pégase Informatique commercialise ce type de moteurs prêts à l'emploi. 5 - DU TABLEAU DE COMMANDE AU TCO Une voie à alimenter à l'aide d'un régulateur, quelques sections isolées, une paire d'aiguilles commandées à distance - et on peut déjà prévoir de réaliser un petit tableau de commande. Il faut tout d'abord déterminer son emplacement. Dans le cas d'un petit réseau, il peut être situé à proximité de l'endroit où l'on intervient manuellement le plus souvent, c'est-à-dire la gare principale où les wagons sont déte- lés à la main et où les observations sont les plus fréquentes. Pour réaliser ce tableau de commande, on peut faire appel à des composants vendus en magasin de fournitures pour électronique. Interrupteurs, poussoirs et inverseurs y existent sous de multiples formes. Les principaux fabricants de trains miniatures, tels Roco, Fleischmannou encore Jouef, proposent aussi à leur catalogue des boîtiers assurant les mêmes fonctions. Leur ergonomie est en général bien étudiée. Dans tous les cas, il est absolument nécessaire de savoir quel bouton commande quelle zone ou quel appareil. On peut donc réaliser un schéma à proximité de ce tableau de contrôle et y numéroter par exemple chaque appareil en correspondance avec sa commande. Un perfectionnement supplémentaire consiste à intégrer directement les leviers dans ce schéma du réseau ou de la gare, à l'emplacement des aiguilles ou des zones d'arrêt qu'ils commandent. C'est le TCO, ou tableau de contrôle optique, qui ressemble beaucoup à ceux utilisés sur les che- LOCO-REVUE n°675 - "La commande du réseau miniature" 11



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