Loco-Revue n°675 octobre 2003
Loco-Revue n°675 octobre 2003
  • Prix facial : 5,95 €

  • Parution : n°675 de octobre 2003

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (210 x 285) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 98,9 Mo

  • Dans ce numéro : la commande du réseau miniature.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 52 - 53  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
52 53
2 - Une machine, un transfo connecté à la voie - et c'est parti. Grâce au potentiomètre, on peut faire varier la tension et agir sur la vitesse de l'engin dans un sens de marche ou dans l'autre. 3 - Une commande réduite à sa plus simple expression permet pourtant de belles séances d'exploitation. Le réseau CFTA de Régis Renaud (LR 610) est commandé par quelques interrupteurs ou contacteurs à impulsion et une télécommande sans fil Aristo Craft. sont impossibles à gérer sereinement sans automatismes empêchant la pénétration sur voie occupée. Nous ne les aborderons donc pas pour l'instant. Nous verrons toutefois à la fin de ce premier chapitre que simple ne veut pas forcément dire simpliste et nous évoquerons par exemple les fonctions électromécaniques, dont la logique nous permettra de mieux comprendre les systèmes électroniques récents utilisés sur des réseaux dits "moyens", abordés dès le chapitre 2. De même la détection des trains, nécessaire à la mise en oeuvre d'un block-system que nous décrirons par la suite, sera examinée dans ce premier chapitre, car elle peut déjà servir à des automatismes de base, très simples à mettre en oeuvre. 1 - L'ALIMENTATION DE BASE Commençons par le commencement et voyons comment fonctionne notre cher "train électrique" ! Si cette appellation re- vêt un caractère un peu péjoratif qui renvoie au jouet de notre enfance, elle n'en caractérise cependant pas moins parfaitement l'aspect technique de son fonctionnement. Il s'agit réellement, pour mettre en marche la locomotive, d'établir un circuit électrique, c'est-à-dire créer aux bornes du "consommateur", en l'occurrence le moteur de la machine, une différence de potentiel capable de le mettre en mouvement. Ce courant d'alimentation peut être continu ou alternatif (voir encadré) et est délivré par une source (ou générateur spécialisé), que l'on désigne communément par transformateur (ou "transfo"). Cette appellation définit bien les opérations que cet appareil fait subir au courant fourni par l'EDF. Il y a bien transformation, car abaissement de tension et redressement de la forme du courant électrique. Ce dernier est en effet caractérisé par deux valeurs : sa tension, exprimée en volts, et son intensité, exprimée en ampères. On verra un peu plus loin que la puissance du moteur comme du générateur est directement liée à ces deux caractéristiques. Les trains à l'échelle 1/220 (Z) fonctionnent par exemple sous courant continu de 8 V de tension. Pour les trains en N (1/160), HO (1/87) ou 0 (1/43,5), la valeur maximale de la ten- Fig. 1 : Alimentation des voies en courant continu 2 LOCO-REVUE n°675 - "La commande du réseau miniature"
4 - Un nettoyage des rails est nécessaire pour garantir la continuité du circuit électrique par un bon contact des roues sur le rail. Ici à l'aide d'une gomme Peco. sion est de l'ordre de 12 à 14 V et enfin jusqu'à 16 V pour les échelles supérieures comme le I (1/32) par exemple. Le "deux rails", courant continu (2r,c.c.) est le système le plus répandu actuellement et celui offrant le plus grand réalisme. Chacun des rails assure le rôle de conducteur d'une polarité différente, désignées par + et -. On considère par convention que le courant circule du + vers le -. C'est le système adopté par les plus grandes marques à l'exception de Màrklin, qui reste fidèle au courant alternatif et assure le captage par un "ski" central situé sous les machines, glissant sur des plots placés sur les traverses, entre les rails. Ce système offre bien des avantages en matière de captage du courant et simplicité de câblage, mais manque de réalisme et n'est compatible qu'avec luimême ! Pour "transporter" le courant électrique, c'est-à-dire transmettre une différence de potentiel des bornes du générateur aux bornes du consommateur, par exemple le moteur de la machine, on utilise donc deux conducteurs : tout d'abord les fils électriques branchés à la sortie du transformateur, et ensuite les rails, auxquels ces fils sont connectés et sur lesquels s'appuient les roues métalliques de la locomotive. Le moteur est relié aux roues métalliques grâce à des palpeurs appliquées sur celles-ci. On le voit, les intermédiaires sont nombreux. Les câbles doivent offrir la moindre résistance possible au passage du courant, mais les risques de pannes les plus fréquents se situent surtout aux points de contact roue/rail et roue/palpeur du fait de l'inévitable encrassement. Et si le circuit est interrompu, l'alimentation est rompue ! Veillons à notre circuit... électrique Pour assurer une bonne prise de courant et garantir une constance du circuit électrique, il est nécessaire de multiplier les points de contact. Plus les roues capteuses de courant sont nombreuses, mieux c'est. De même, une suspension par ressorts ou par le système d'assise "3 points" du matériel de traction est garante d'un bon contact. Enfin, on peut combattre l'encrassement par un nettoyage régulier des rails et des roues. Sur les premiers, le papier de verre est à proscrire absolument, puisqu'il crée de microsillons qui retiennent la crasse et favorisent l'étincellement. On préférera une bonne gomme spéciale (Roto, Peco...) qui polit le rail sans le rayer. Il est aussi possible de nettoyer les rails à l'aide d'un chiffon imbibé d'alcool ou d'essence H. Mais on peut préférer prévenir que guérir, et pour ce faire, le système Roulnet n'a pas son pareil à condition de le connecter aux bornes du moteur. Ce système ne doit toutefois pas être utilisé avec un système d'éclairage par courant BF, ni en commande digitale. Un court-circuit, c'est quoi ? Sa seule évocation le fait redouter. Le "court-jus", comme on le nomme vulgairement, est synonyme de problème et de dysfonctionnement. Pour le découvrir, il faut le rechercher de manière logique, donc savoir ce que c'est. Il y a court-circuit à chaque fois qu'un circuit électrique est accidentellement fermé, soit en aval du consommateur, soit au coeur même de ce consommateur. La source de courant débite alors au maximum tant que le disjoncteur, fusible ou circuit de protection n'ont pas assuré leur rôle. Concrètement, le court-circuit se produit par exemple lorsque les deux files de rails alimentées sont reliées par un outil métallique négligemment posé. On peut aussi créer des courts-circuits plus innocemment en dessinant sans précaution certains tracés de voie comme les raquettes, les triangles et les diagonales dont nous parlerons plus loin. Quelle puissance ? La puissance, tout le monde pense savoir ce que c'est. Plus une machine est puissante, plus elle tire de wagons ! En électricité, la puissance est donnée par la formule P = U I, ou U est la tension exprimée en volts (V) et I l'intensité exprimée en ampères (A) ou milliampères (mA) dans le cas de nos trains miniatures. Dans les cata- Tableau 1 : Consommation électrique du matériel Locomotive IIm sans éclairage Locomotive HO sans éclairage Locomotive HO avec éclairage Electroaimant (aiguillage) Moteur d'aiguille à mouvement lent Diode luminescente (LED) Ampoule d'éclairage environ 750 mA à 1 A environ 200 à 350 mA environ 250 à 400 mA environ 500 mA à 1 A environ 30 à 200 mA environ 20 mA environ 50 mA LOCO-REVUE n°675 - "La commande du réseau miniature" 3



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 1Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 2-3Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 4-5Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 6-7Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 8-9Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 10-11Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 12-13Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 14-15Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 16-17Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 18-19Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 20-21Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 22-23Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 24-25Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 26-27Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 28-29Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 30-31Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 32-33Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 34-35Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 36-37Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 38-39Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 40-41Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 42-43Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 44-45Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 46-47Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 48-49Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 50-51Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 52-53Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 54-55Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 56-57Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 58-59Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 60-61Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 62-63Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 64-65Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 66-67Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 68-69Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 70-71Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 72-73Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 74-75Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 76-77Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 78-79Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 80-81Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 82-83Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 84-85Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 86-87Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 88-89Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 90-91Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 92-93Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 94-95Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 96-97Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 98-99Loco-Revue numéro 675 octobre 2003 Page 100