Loco-Revue n°675 octobre 2003
Loco-Revue n°675 octobre 2003
  • Prix facial : 5,95 €

  • Parution : n°675 de octobre 2003

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (210 x 285) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 98,9 Mo

  • Dans ce numéro : la commande du réseau miniature.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Stabilisateurs : les simulateurs de trains Comptant parmi les derniers types de machines introduits dans le cadre de la mécanisation des travaux de voie, les stabilisateurs sont chargés de faire vibrer la voie pour simuler le passage de nombreux trains et donc donner à la voie sa physionomie stabilisée. parce qu'il constitue un milieu discontinu, le ballast placé sous la voie doit être organisé de façon à offrir durablement une assise correcte. Dans le cas de la pose d'une voie nouvelle, d'un renouvellement du ballast ou d'un apport substantiel de ballast neuf, trois engins se succèdent pour organiser le tas de ballast. C'est d'abord à la bourreuse d'entrer en scène (voir Loco- Revue 641 page 70). Elle est suivie par un passage de la régaleuse (voir Loco- Revue 664 page 47), puis vient le stabilisateur. Aujourd'hui, les bourreuses sont en fait des bourreuses-dresseuses-niveleuses. Leur fonction essentielle consiste à planter leurs bourroirs dans le ballast. Ceux-ci ont l'aspect de grosses spatules, dont les vibrations réorganisent le tas de ballast et le bourrent. Ces engins sont Texte : Loïc FIEUX également capables d'assurer l'ajustement de la hauteur de la voie en soulevant celle-ci de quelques dizaines de centimètres avant de la remettre en place sur un ballast mis à niveau, d'où les noms de niveleuse et dresseuse aujourd'hui associés aux bourreuses. Quant aux régaleuses, elles sont chargées de donner au tas de ballast son aspect régulier, en égalisant ses côtés à l'aide de socs. Enfin, le stabilisateur intervient. Son rôle consiste à faire vibrer la voie - pour sa part, la bourreuse fait vibrer directement le ballast - pour simuler le passage de nombreux trains. Cela permet de disposer de voie reposant sur du ballast dans son état stabilisé. Dans le cas de la pose d'une voie neuve, par exemple sur les LGV, la voie est d'abord posée sur la plate-forme ferroviaire, puis le ballast est approvisionné par passes successives. Après chaque distribution de ballast par les wagons trémie dédiés à cet emploi, la bourreuse-dresseuse-niveleuse soulève la voie et bourre le ballast sous les traverses. La régaleuse égalise ensuite le profil du tas de ballast. Quant au stabilisateur, il n'intervient pas systématiquement après chaque passe d'approvisionnement en ballast. Ancêtres des stabilisateurs, les dameuses Alors que les dégarnisseuses et les bourreuses existent depuis les débuts de la mécanisation des travaux de voie - entre les deux guerres -, les stabilisateurs ne se sont banalisés que beaucoup plus tard. Spécialiste des engins de travaux de voie, le constructeur Matisa ne propose pas au milieu des années 1960 un engin assimilable aux stabilisateurs actuels. En effet, on ne parle pas à l'époque de stabilisateur, mais de dameuses de ballast. Plus précisément, le catalogue Matisa fait la distinction entre les dameuses de cases - qui travaillent sur le ballast apparent entre les traverses - et les dameuses d'épaulement qui traitent les côtés du tas de ballast. Ces engins disposent de têtes de damage qui sont autant de surfaces vibrantes directement appliquées au ballast. Contrairement aux bourroirs d'une bourreuse, les têtes de damage ne pénètrent pas dans le ballast et restent à la surface du tas de ballast. Réalisé à la suite du bourrage, le damage 44 LOCO REVUE n°675 - Octobre 2003
1- Représentatif des stabilisateurs en service en France, ce DGS 42N appartient à TSO (Travaux du Sud-Ouest). Construit par Plasser-et-Theurer en Autriche en 1983 sous le n°214, il pèse 78 t et peut circuler de façon autonome à 80 km/h. Il est vu en juillet 1999 à l'occasion du RVB. Les Mureaux/Mantes. Remarquez la structure articulée à trois châssis de l'ene. Sous les châssis extrêmes, les roues chargées de provoquer les oscillations et de presser la voie sont ici soulevées. (Photo : Laïc Fieux) 2 - Au milieu des années 1960, Matisa propose sa dameuse de cases et d'épaulement type RFD 82 Elle dispose de huit têtes de damage, montées aux extrémités de deux consoles orientables. (Document : Matisa - Collection : Loïc Fieux) 3 - Présentée en 1969, la machine à stabiliser la voie" type 63.11 de Robel accompagne l'évolution des dameuses vers les engins capables de travailler en continu sans stopper sur chaque case à damer. L'étape suivante sera marquée par l'arrivée des stabilisateurs. (Document : Robel - Collection Loïc Fieux) 4 - Dameuse haut de gamme, la VDM 903 SW de Plasser et Theurer brille par son aptitude à travailler en pleine voie, sur les appareils de voie ou sur les croisements. (Document : Plasser & Theurer - Collection : Loïc Fieux) contribue à la tenue du ballast préalablement bourré. Il a également pour but d'augmenter la résistance offerte par le ballast aux déplacements longitudinaux et transversaux de la voie. Dans le cas des longs rails soudés (LRS), il est indispensable de disposer d'une voie stabilisée pour éviter d'imposer des contraintes excessives aux joints. La généralisation des longs rails soudés a donc motivé le développement du damage. Naturellement, Matisa a poursuivi le développement de ses dameuses et propose par exemple au début des années 1980 sa dameuse-compacteuse universelle type D-912. Vers les engins de stabilisation travaillant en continu En 1969, le constructeur munichois Robel sort son type 63.11 présenté en qualité de "machine à stabiliser la voie à travail continu". Par rapport aux ma- LOCO REVUE n°675 - Octobre 2003 45



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