Loco-Revue n°675 octobre 2003
Loco-Revue n°675 octobre 2003
  • Prix facial : 5,95 €

  • Parution : n°675 de octobre 2003

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (210 x 285) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 98,9 Mo

  • Dans ce numéro : la commande du réseau miniature.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Au premier janvier 1994, tous les exemplaires des séries Y 7100 et 7400 figurent à l'inventaire. Notez que l'on considère que la série Y 7101 à 7310 comprend 209 unités et que la série Y 7401 à 7888 est composée de 489 engins. En effet, l'Y 7192 étant numéroté Y 7001 (15) en qualité de prototype des Y 7400, il est assimilé à la série Y 7400 et non à la série Y 7100. Le 12 août 1994, la famille connaît sa première radiation. Elle concerne l'Y 7128 de Sotteville, qui est destiné à être vendu en bon état à l'entreprise UCASPOR de Rouen. Le 28 juin 1995, c'est au tour de l'Y 7118 d'être radié pour les mêmes raisons. Egalement pensionnaire de Sotteville, il rejoint la SCAC de Rouen. Cet engin est parfois visible au dépôt SNCF de Sotteville qui continue d'assurer son entretien. 5 - Bien sûr, il ressemble à un Y 7100/7400 SNCF, mais il n'en est qu'un cousin industriel. Construit par Billard, cet engin porte des lests sur ses tabliers latéraux. Sa masse atteint ainsi 41t, d'où son type "Billard 41 t". Equipé comme les Y 7400 d'un Poyaud de 207 ch, cet engin est équipé d'une réduction qui le limite à 16 km/h. Il dispose ainsi d'un effort de traction bien utile à la manoeuvre des lourdes rames de cous sur l'EP de Cofrafer à Bonneuil. 6 - Radié le 28 juin 1995, l'Y 7118 a été cédé à la SCAC "Normande de manutention". De même, l'y 7128 a été radié afin d'être vendu. Ces deux engins appartenaient au dépôt de Sotteville et sont maintenant employés par des entreprises de Rouen. Avec la répartition du parc moteur entre les différentes activités de la SNCF, tous les Y 7100 et 7400 à l'inventaire au premier janvier 1999 ont été affectés à Fret. L'activité Fret loue ensuite certains de ses engins à Matériel ou à Infra, les locations pouvant être de très courte ou de très longue durée. Le type Y 7100/7400 hors de la SNCF Conçu par Billard "sous le contrôle de la SNCF", le type Y 7100 figure naturellement au catalogue du constructeur de Tours, ce catalogue mentionnant la possibilité d'installer un système de conduite en unité double entre deux engins. A ma connaissance, aucun engin SNCF ou non SNCF n'en est doté. Dès le lancement de la série Y 7400 en 1963, l'armée française achète plusieurs engins identiques à ceux de la SNCF. Comme les Y 7400 contemporains de la SNCF, ceux de l'Armée sortent de chez Decauville et partagent leurs caractéristiques techniques avec les Y 7400 SNCF (32t, moteur Poyaud, boîte Asynchro, 60 km/h). Ces engins militaires sont affectés notamment aux ETAMAT (établissement du matériel) de Fourchambault et de Versailles-Satory, aux arsenaux de Lorient et de Toulon, à l'ERM (Etablissement Régional du Matériel) de Redling, à la ZRA (Zone de Regroupement et d'Attente) de Miramas ou au 5e Régiment du Génie. Seul régiment français disposant d'une compagnie de logistique ferroviaire, le 5e Régiment du Génie est doté de cinq "Y 7400", dont trois sont encore en service (les engins hors service ont été remplacés par deux locotracteurs BP 220 construits par la Société Française de Locotracteurs, ou SFL (16)). Les "Y 7400" de l'armée française, bien que quadragénaires, restent actifs aujourd'hui, mais subissent l'arrivée des douze BP 220 depuis 1994. En 1969, la RATP fait l'acquisition de deux engins identiques aux Y 7400 SNCF contemporains. Construits par Moyse et dotés de persiennes latérales horizontales au niveau du ventilateur, ces deux engins, immatriculés T 102 et 103 (le T 101 est un engin acquis neuf et identique aux C 61000 SNCF), sont toujours en service et ont la particularité de disposer de deux attelages (attelage à crochet et tendeur, mais aussi attelage à tulipe pour les remorques de draisines). Ces deux engins servent aux trains de maintenance des lignes RER RATP. Spécialisée dans le meulage des rails, la société suisse Speno a vendu ses deux locotracteurs type Y 7400 aux Voies Ferrées des Landes (VFL). Figurant à l'inventaire des VFL depuis février 1974, ces deux engins sont immatriculés Y 01 et 02. Toujours en service, ils arborent une robe "rouge Madras". 24 LOCO REVUE n°675 - Octobre 2003
Il y a une vie après 45 ans ! 45 ans après la sortie de l'engin tête de série, 207 Y 7100 figurent toujours à l'inventaire. Seuls les Y 7118 et 28 ont été radiés afin d'être revendus à des embranchés. Après l'échec relatif de l'expérience Tracthys menée à partir d'un Y 7400, la SNCF s'oriente vers une requalification de 200 Y 7100. Ceux-ci recevront notamment un "kit de remotorisation" et seront globalement modernisés (freinage, climatisation, etc.). La fourniture du premier kit de remotorisation est attendue pour fin 2003, la modernisation devant avoir lieu dans les établissements SNCF. Parallèlement, les Y 7400 devraient progressivement s'effacer. Quinze engins étaient déjà garés en bon état (GBE) fin 2002. Si ces engins sont radiés, ils alimenteront alors le marché du réemploi et seront éventuellement modernisés par les spécialistes du reconditionnement qui ont déjà eu l'occasion de se familiariser avec les Y 7400 cédés par l'Armée et réemployés çà et là après une rénovation plus ou moins profonde qui va de la simple révision légère au remplacement de l'ensemble moteur-transmission. S'ils sont effectivement remotorisés et rénovés, les Y 7100 construits entre 1958 et 1962 gagneront un sursis d'au moins quinze ans. Devenus sexagénaires, ils détiendront alors le record de longévité d'une série de locotracteurs à la SNCF. (1) Certains de ces locotracteurs ont été convertis en locma (locotracteurs de manoeuvre). Ils sont assimilés à de l'outillage et ne quittent plus l'établissement qui les utilise (dépôt, atelier, etc.). (2) La famille Y 6200 est équipée de Poyaud 6 PDT ou de Renault type 561 réglés à 118 kW. (3) L'entraînement des essieux des locotracteurs par des chaînes ne sera abandonné par la SNCF qu'avec la série Y 8000/8400, dont les essieux sont équipés de ponts. (4) Les transmissions Voith et Mekydrosont de conception allemande. (5) Selon fiche descriptive Y 7400 (7401 à 7625) référence 10-119037 du 14/3/1963, rectifiée le 15/3/1966 (6) Selon fiche descriptive Y 7100 (7101 à 7310) référence 10-119021 du 5/12/195 7, rectifiée le 25/5/1965. (7) 75 Y 7100/7400 (Y 7143, 7145, 7166, 7173, 7176, 7208, 7221, 7230, 7244, 7254, 7258, 7289, 7305, 7420, 7435, 74 76, 74 79, 7482, 7503, 7529, 7531, 7542, 7543, 7553, 7573, 7575, 7590, 7598, 7619, 7626, 7654, 7666, 7694, 7704, 7719, 7723, 7741, 7751, 7773, 7779, 7785, 7786, 7789, 7805, 7806, 7847, 7851, 7861, 7884 et 7885, etc.) ont été équipés entre 19 75 et 79 pour la circulation sur les fortes rampes. (8) Les Y 7443 et 7666 ont été équipés au moins temporairement pour la circulation en tunnel (gaine connectant l'échappement à un wagon épurateur). (9) Veille Automatique à Contrôle de Maintien d'Appui. (10) Contrôle de Vitesse par Balise. (11) Incendié début 1997, l'Y 7798 est placé en utilisation spéciale depuis août 1999. Malgré sa conversion en Y 06051 "Tracthys", l'Y 7798 figurait toujours en 2002 à l'inventaire du dépôt de Strasbourg. (12) Dans sa première version, la livrée Arzens se compose de chamois 432, de 7 - Ces deux locotracteurs semblables aux types SNCF (Y 2200/2300 et y 7400), mais acquis neufs par l'Armée, ont été cédés à la Sifel. Cette entreprise destine l'Y 2200/2300 aux manoeuvres sur l'EP TS0 de Chelles (où il revêt une livrée jaune), alors que l'Y 7400 sera revendu à un embranché, après rénovation dans les ateliers de la Sifel (Mitry-Mory, avril 2000). Havane 501, de gris perle 805 et de gris ardoise 807. Dans cette version, les plaques sont conservées. Ce n'est plus le cas avec l'application de la deuxième version de la livrée Arzens, utilisée à partir de mars 1989. Celle-ci fait appel à l'orange TGV 435 et au gris 804 utilisés à la place du chamois 432 et du gris perle 805. (13) Les Y 7103, 7112, 7125, 7164, 7232, 7234, 7236, 7264, 7285, 7293, 7634, 7749 et 78 75 comptent parmi les Y 7100/7400 équipés au moins temporairement d'un attelage BSI. (14) Les Y 7280, 7562, 7616 et 7739 font partie des Y 7100/7400 équipés au moins temporairement d'attelages Scharfenberg. (15) Engin vu en service à Armentières en janvier 1999. (16) II existe une relation indirecte entre Decauville et SFL. Après 1965, Decauville délaisse la construction ferroviaire et transfère la construction des locotracteurs au groupement MTE, qui correspond en fait à Jeumont-Schneider associé à Creusot-Loire. Plus tard, ces industriels constitueront une entité spécialisée dans les locotracteurs sous le label SFL. LOCO REVUE n°675 - Octobre 2003 25



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