Loco-Revue n°675 octobre 2003
Loco-Revue n°675 octobre 2003
  • Prix facial : 5,95 €

  • Parution : n°675 de octobre 2003

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (210 x 285) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 98,9 Mo

  • Dans ce numéro : la commande du réseau miniature.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Y poce et Fx) Incontournables Yoyos Depuis 45 ans, les Y mo et 7400 déambulent partout en France. Construits pendant quinze ans, ils constituent la plus grande famille de locotracteurs SNCF et resteront longtemps encore des acteurs discrets, mais omniprésents, de la scène ferroviaire française. Asa création en 1938, la SNCF récupère un parc de locotracteurs incroyablement hétéroclite, puisque constitué de très courtes séries ou d'exemplaires isolés acquis au coup par coup par les anciens réseaux français, à Texte & photos Loïc FIEUX une époque où le concept de locotracteur diesel est en cours de maturation. Après la guerre, la SNCF se lance dans la constitution de nouvelles séries unifiées qui - comme pour les autorails du programme de 1947 - s'accompagne de la définition d'un type unique pour chaque gamme de puissance. En haut de la hiérarchie des locotracteurs, on trouve alors les Y 6200 de 150 ch, qui donneront naissance jusqu'en 1958 à une vaste famille de 353 exemplaires (Y 6201 à 6627, voir Fiches Documentaires 297 et 298). Ne souhaitant sans doute pas poursuivre sur la voie de la transmission électrique - qui est une caractéristique fondamentale de la famille Y 6200 -, la SNCF s'oriente en 1956 vers un nouveau type de locotracteur, offrant une puissance utile de 150ch et disposant d'une transmission hydraulique. C'est ainsi qu'à partir de 1958 la SNCF reçoit ses premiers Y 7100. Avec 698 exemplaires livrés à la SNCF, la famille d'engins issus de l'Y 7101 est, d'un point de vue numérique, en tête devant les Y 6200/6400 (353 unités) et Y 8000/8400 (525 unités). Les derniers locotracteurs d'avant-guerre étant radiés dans les années 1970, la période 1994- 95 voit la radiation des derniers Y 2400, 5100/5200 et 6200/6400 (1). Par conséquent, le parc de locotracteurs de la SNCF se résume depuis dix ans aux deux familles Y 7100/7400 et Y 8000/8400, les Y 7100/7400 étant les plus nombreux. Constitution de la famille Dès 1954, la SNCF prend ses distances vis-à-vis de la transmission électrique pour ses locotracteurs d'environ 150 ch. En effet, celui qui aurait dû être l'Y 6298 sort des ateliers Moyse sous le numéro Y 6013. S'il dispose bien du châssis et du moteur Poyaud 6 PDT de la famille Y 6200, il se distingue de celle-ci par sa transmission mécanique. 20 LOCO REVUE n°675 - Octobre 2003
1- Vu en août 1999 à Verneuil- Vemouille4 l'Y 7882 d'Achères est l'un des derniers Y 7400 construits. Sorti des usines Moyse, il dispose d'élements de carrosserie en polyester et de persiennes verticales au niveau du ventilateur. Il revêt la livrée Arzens de la période 1983-89 avec maintien des plaques latérales. 2 - Manœuvres, encore et toujours pour l'Y 7402 et sa rame de trémies à ballast de l'Equipement. La présence à l'arrièreplan d'une CC 65500 TSO s'explique par la proximité immédiate des ateliers de la SIFEL (à Mitry-Mory) qui entretient les locomotives de TSO. Commandée à partir de 1956 et livrée de 1958 à 1962, la série Y 7101 à 7310 est principalement l'ceuvre de Billard, qui construit les 130 premiers exemplaires. Disposant de 32 t adhérentes, les Y 7100 sont équipés d'un moteur Poyaud 6 PYT réglé à 152 kW (2) et associé à une boîte hydromécanique Voith, les essieux étant entraînés par des chaînes selon une disposition très classique (3). Avec les Y 7100, l'arrivée massive de transmissions Voith traduit l'intérêt que la SNCF porte à ce type de transmission à la fin des années 1950, période qui voit également l'équipement des RGP 1 et des X 2800 avec des transmissions Mekydro(4). Vers 1960, les ateliers de Nevers reconstruisent les Y 6021 à 39 et les Y 7022 à 38, qui sont à cette occasion rééquipés avec un diesel Willème de 118 kW, luimême associé à une transmission mécanique Asynchro. Conçue en France par CFD, cette transmission permet d'éviter le recours à l'importation de transmissions hydrauliques allemandes. Dès 1959, l'Y 7192 est équipé par Billard d'une telle transmission et sort sous le numéro Y 7001. Il est le prototype de la série Y 7400 construite à partir de 1963. De 1963 à 1972 sortent les Y 7401 à 7888, équipés d'une boîte Asynchro. Avec leur diesel Poyaud réglé à 150 kW (5) - contre 138 kW (6) sur les Y 7100 -, les Y 7400 affichent une puissance UIC de 130 kW (5) alors que la puissance UIC des Y 7100 n'excède pas 110 kW (6). Au sein de la série Y 7400, on distingue également les engins équipés - comme les Y 7100 - d'une génératrice Lavalette (Y 7401 à 7625) de ceux équipés d'une génératrice Bosch (Y 7626 à 7888) pour l'alimentation des auxiliaires. Certains engins sont équipés d'un poste radiomanoeuvres (RAM), sont adaptés à la circulation sur les lignes en forte rampe (7) ou en tunnel (8). Retenez donc que la principale différence entre les Y 7100 et 7400 est à chercher au niveau de leur transmission. Alors que les Y 7100 font appel à un système hydraulique Voith fondé sur deux transformateurs de couple et un coupleur, les Y 7400 emploient une boîte mécanique Asynchroà huit vitesses, encadrée par un coupleur hydraulique et par un inverseurréducteur Minerva. Les RG+ Près de vingt ans après l'entrée en service des premiers Y 7100, les "révisions générales poussées" (RG+) ont débuté en juin 1977 pour les Y 7100 ; elles ont lieu à l'EIMM de Nevers. Afin d'améliorer les conditions de circulation en ligne des engins non équipés de la VACMA (9) et du KVB (10), ceux-ci reçoivent un système de "Surveillance de la Vitesse et de la Répétition des Signaux" (SVRS), le premier Y 7100 équipé de la sorte étant l'Y 7168. Commencées en janvier 1979, les RG+ des Y 7400 incluent depuis 1981 le remplacement du système de passage des vitesses par un automate programmable chargé de contrôler la boîte de vitesses (opération concernant tous les Y 7400 et réalisée jusqu'en 1994). Comme les Y 7100, les Y 7400 reçoivent le SVRS, le premier engin à en être doté étant l'Y 7831 traité en 1990. Le passage en RG+ des deux séries s'est achevé en janvier 1995, les opérations d'entretien lourdes dont profitent désormais les Y 7100/7400 entrent dans la catégorie ATP ("Autres Travaux Programmés"). Tracthys A l'exception de quelques constructions neuves réalisées à l'unité, le marché du locotracteur est aujourd'hui animé par la fourniture d'engins anciens, mais rééquipés avec des moteurs répondant aux normes actuelles et associés à des transmissions hydrostatiques. Patry SA, Locotract ou la SIFEL réalisent courramment ce type de reconstructions depuis plusieurs années. Selon le même principe, la SNCF a envisagé la requalification de ses Y 7100 et 7400. Pour cela, les ateliers SNCF de Brive (Equipement) ont profondément transformé l'Y 7798 de Strasbourg (avarié à la suite d'un incendie) pour l'équiper d'un diesel RVI et d'une transmission hydrostatique. Baptisé Tracthys (tracteur à transmission hydrostatique) et numéroté Y 06051, LOCO REVUE n°675 - Octobre 2003 21



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