Loco-Revue n°642 décembre 2000
Loco-Revue n°642 décembre 2000
  • Prix facial : 35 F

  • Parution : n°642 de décembre 2000

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (204 x 280) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 99,6 Mo

  • Dans ce numéro : du côté de Raucoules-Brossettes.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Cr 6 (+ dessin) - Avant d'exister Cli volume, l'évocation de Raucoules-Brossettes est d'abord couchée sur le papier. De ces grands traits naine ensuite le diorama. Mille et un détails soigneusement reproduits lui donneront finale- 111CIlt viaire devenu finalement inutile dans le cadre de cette démarche. Voulant avant tout m'attacher à l'âme même d'un endroit austère en apparence, la difficulté majeure était de pouvoir y évoquer la vie ou tout du moins effacer tout sentiment d'abandon. Je distingue deux manières d'aborder cet aspect du travail, en réalité deux visions très différentes, mais parfaitement complémentaires. L'une, plutôt rationnelle, relève avant tout de l'activité humaine. Je m'accorde pourtant mal à l'idée d'apposer des figurines sur un diorama "d'atmosphère", car je considère leur présence inopportune dans ce contexte bien précis. Leur caractère figé est en opposition avec toutes les idées de réalisme. Exclure la figurine ne signifie pas pour autant l'exclusion de la présence humaine. Celle-ci est suggérée par l'agencement du détail (nous aurons l'occasion d'en reparler) et par les portes ouvertes du BV, invitant virtuellement le spectateur voyageur à y entrer. L'autre manière consiste à mettre en évidence l'histoire, le vécu, en donnant simplement la parole à la matière  : le crépi, la pierre, le bois desséché des traverses, le grain de la rouille sur les rails, la fissuration d'une dalle bétonnée, la transparence d'un isolateur, la moulure fine d'une tuile mécanique, la prolifération des masses végétales... Cela implique un travail particulièrement soigné du rendu des surfaces et des couleurs, le choix d'une grande échelle, et le mode de construction faisant appel au "scratch" autrement dit le recours à des éléments de provenances diverses. Cette démarche exige une grande rigueur de travail, condition prédominante de la réussite d'une maquette au réalisme "pointu", une bonne dose de patience (près de 660 heures dans mon cas), une bonne organisation dans les tâches à accomplir, de la curiosité et de la sensibilité face à ce qui nous entoure. Mais que les novices se rassurent, tout cela n'est pas l'apanage d'une poignée d'érudits, les techniques employées, dont certaines seront décrites dans LR, sont à la portée de tous. Le choix de l'échelle, nous l'avons vu, est déterminant dans l'appréciation du résultat final. Néanmoins, trop importante elle aurait tendance à pousser à la surenchère de la précision. En fait, c'est le difficile compromis "encombrement/surface représentée" qui a vite tranché en faveur du zéro (1/43,5), échelle idéale à mon sens, s'accordant parfaitement à une définition très fine des détails et qui offre cette incomparable présence nécessaire à l'implication du spectateur, à la restitution de l'émotion. Ce choix m'a aussi permis de "jauger" la prégnance de cette échelle en vue de la réalisation ultérieure (but longtemps inavoué) d'un petit réseau étagère en voie métrique... La reconstitution d'un lieu réel amène à se poser la question de l'époque de représentation. En réalité, Raucoules- Brossettes fait partie de ces lieux où la notion de temps semble s'effacer. C'est une sorte d'écrin que cette inertie temporelle soustrait de l'évolution permanente du monde moderne, j'allais dire de son agitation. J'affectionne particulièrement l'ambiance des secondaires en fin de vie pour l'attachement que l'on éprouve à leur égard. L'action peut donc très bien se situer vers l'été 1968 mais que cela soit en 68 ou durant les années 90, le décor n'a pas beaucoup changé ; je laisse donc là toute liberté d'interprétation, c'est aussi cela le modélisme d'atmosphère. Voilà déjà un bon moment que j'erre parmi ces vestiges d'une autre vie et j'ai l'impression d'entendre s'éloigner le dernier autorail du soir. N'étant certainement pas sous l'emprise de la fameuse Verveine du Velay, je veux bien mettre cela sur le compte de mon imagination. Mais le tonnerre gronde, il se fait tard, il est temps de rentrer, nous avons encore du chemin à parcourir... 54 Loco Revue 642 décembre 2000
Un pont translateur en 0 Le pont translateur (terme SNCF  : CHA- RIOT TRANSBORDEUR) en sortie de faisceau de garage n'est guère réaliste, pourtant il peut faire gagner une place appréciable sur nos réseaux. Le principe de commande de P.CHENEVEZ a l'avantage de pouvoir être adapté aisément au nombre de voies desservies, comme de pouvoir contrôler aussi bien la rotation d'un pont tournant. GARAGE EN FAISCEAU Figure 1 A B C D E FAISCEAU DESSERVI PAR UN CHARIOT TRANSBORDEUR A B C D E UTILISATION CLASSIQUE D'UN CHARIOT TRANSBORDEUR POUR LA DESSERTE D'UNE REMISE CARRÉE accès voie d'attente Loco Revue 642 décembre 2000 A B C D E Remise à machines ou Atelier Chariot transbordeur Une voie de sortie peut être installée. Uxte & illustrations  : PIERRE CHENEVEZ Les ponts translateurs sont assez rares sur les réseaux modèles, quelle que soit leur échelle ; ils sont pourtant très utiles pour les manoeuvres, et apportent une animation certaine. En effet, si l'on dispose d'un faisceau de voies de garage desservies d'un côté par des aiguillages, il sera nécessaire de mettre en place des aiguillages de même nature en sortie de gril pour, par exemple, amener un train en tirant sur une voie de garage, décrocher, et sortir la loco de l'autre côté. Les chemins de fer réels n'ont généralement pas de problème pour trouver de l'espace dans le sens longitudinal, et les voies de garage mesurent plusieurs centaines de mètres de longueur ; il n'en est pas de même en modélisme où le gain de place est toujours recherché. Ainsi, sur le faisceau de 5 voies ci-dessous, on voit tout l'intérêt de placer un pont translateur à l'extrémité du faisceau. On peut alors amener un train sur une des voies d'accès par les aiguillages, décrocher la loco, la conduire sur le pont, déplacer le pont en face d'une voie disponible ou réservée (toujours la même), et faire repartir la loco. Le gain de place est alors égal à 3 aiguillages, augmenté d'une voie de tiroir éventuelle. Réalisation N'étant pas un spécialiste de la construction du matériel roulant, je me suis lancé néanmoins dans celle d'un pont translateur et je pense qu'une telle réalisation est tout à fait à la portée d'un modéliste même débutant, d'autant plus qu'on peut adopter un dessin libre - pourvu qu'il soit harmonieux, vraisemblable et surtout fonctionnel - et que de ce fait on peut s'affranchir du respect de cotes fastidieuses et de rivets inutiles. J'ai cherché à respecter trois principes de construction  : pont surbaissé, de façon à obtenir une surélévation de moins d'un centimètre entre la voie du pont et le plan des voies du réseau, afin d'éviter des pentes superflues ou la création d'une fosse, pas toujours possible à réaliser. 1- Faisceau du garage - matériel sur le réseau en terrasse de Pierre Cheneuez.



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