Loco-Revue n°385 jui/aoû 1977
Loco-Revue n°385 jui/aoû 1977
  • Prix facial : 10 F

  • Parution : n°385 de jui/aoû 1977

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (202 x 256) mm

  • Nombre de pages : 70

  • Taille du fichier PDF : 47 Mo

  • Dans ce numéro : les nouveauté en modélisme ferroviaire.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 40 - 41  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
40 41
TRUCeSt MOYENS Pour vos soudures à l'étain, UN POSTE DE SOUDURE A CHAUFFAGE RAPIDE. 396 M. Dotremont 1.— Il est parfois utile, pour l'assemblage de pièces de laiton, cuivre, tôle étamée ou autres, de disposer d'une puissance de chauffe importante, tout à la fois pratique à mettre en oeuvre et permettant un travail ponctuel, rapide et propre. La soudure par « charbon » répond à ces exigences et peut être pratiquée par tout amateur, sans difficulté. Le matériel nécessaire à la fabrication du « poste de soudure » est d'un prix très modique et peut même être récupéré dans les tiroirs du bricoleur conservateur. fig. 1 E o Le poste de soudure réalisé par M. Dotremont sur la base d'un transformateur industriel. Composants nécessaires : Un transformateur ; Un manche de lime ; Un charbon (de pile plate) ; Un morceau de tube ; — Un cordon d'alimentation et sa fiche ; — Deux fiches « bananes » 0 4 mm ; — Deux mètres de fil souple + une pince croco. 2-1. — Le transformateur. Il serait très étonnant de trouver un transformateur dont les caractéristiques correspondent à nos besoins dans le cas présent, c'est-à-dire : 3 volts sous une trentaine d'ampères. Aussi allons-nous donner en détail la façon la plus simple d'obtenir, de notre transformateur, les caractéristiques nécessaires. Nous ouvrons ici une parenthèse. Les modélistes amateurs sont, et personne n'en doute, des bricoleurs avertis. Mais il n'est pas obligatoire (ni nécessaire) qu'ils sachent de quoi se compose un transformateur. Par contre pour comprendre ce qui va suivre, certaines connaissances seront utiles. Alors, que les « électriciens confirmés » nous pardonnent et qu'ils « sautent » ce paragraphe. 2-1.1. — Un transformateur se compose de trois parties : 1. L'enroulement primaire (le primaire) ; 2. L'enroulement secondaire (le secondaire) ; 3. Le noyau magnétique (les tôles). L'enroulement primaire est composé d'un grand nombre de spires de fil (fin et émaillé) qui reçoit la tension du secteur E.D.F. : courant alternatif 110 V ou 220 V selon les cas (fig. 1). Quelle que soit l'utilisation prévue pour ce transformateur, le primaire ne changera pas. Nous n'y toucherons pas. De plus, ce primaire étant bobiné le premier sur le noyau magnétique, nous n'avons aucune raison d'y accéder. loco revue 7-8/77 no 385
L'enroulement secondaire (fig..1). C'est celui qui nous intéresse. C'est lui qui alimentera le charbon qui servira à chauffer les pièces à souder entre elles. Le secondaire reçoit un courant « induit » par le primaire et c'est le nombre de spires du secondaire qui détermine la tension secondaire, qui est la tension d'utilisation. Le noyau magnétique. Il est composé de tôles minces formant bloc magnétique qui « canalise » d'un enroulement vers l'autre les lignes de forces ou flux magnétique permettant l'induction du courant primaire dans l'enroulement secondaire. Un transformateur est caractérisé par : — La tension admissible au primaire. — La tension recueillie au secondaire. — La puissance disponible au secondaire. 2-1.2. — Modification du transformateur. — S'assurer que le transformateur (récupéré ou acheté) accepte une tension primaire compatible avec votre secteur. — S'assurer que sa puissance est au moins égale à 150 VA (volt-ampère), en général cela est indiqué dessus (1). — S'assurer de la valeur de la tension secondaire. Ceci étant vérifié, n'hésitez pas, démontez votre transformateur, mais attention : doucement. Quand vous aurez retiré les tôles, apparaîtra le bobinage secondaire. Les feuilles d'isolant retirées, il vous faudra compter le nombre de spires de ce bobinage ou des couches de fil constituant le secondaire. Ceci est très important car en divisant la valeur de la tension secondaire par le nombre de spires vous obtiendrez le « nombre de spires par volt « qui vous donnera le nombre de spires à rebobiner pour obtenir la tension de 2,5 à 3,5 volts nécessaire pour alimenter votre « charbon «. Un exemple permettra de bien comprendre : Soit un transformateur dont les caractéristiques sont les suivantes : Tension primaire 220 volts. Tension secondaire 24 volts. Puissance 250 VA, soit 10,4 A sous 24 V (2).. 48 Le secondaire a 48 spires soit — = 2 sp/volt. Comme nous 24 désirons 3 volts nous rebobinerons 3 X 2= 6 spires. Attention : si la tension nécessaire à la soudure par charbon est basse, il est bien évident que l'intensité nécessaire est élevée et que le fil qui formera les six spires du secondaire sera de grosse section. L'astuce consistant à bobiner deux ou trois fils en parallèle est une solution pratique. Dans l'exemple choisi, le fil constituant le secondaire du transfo de 250 VA est du 20/10, valeur nécessaire pour une intensité de 10 A. fig. 2 1 Fiche banane - 2 Manche de lime percé de part en part 3 Tube en cuivre rouge - 4 Charbon de pile plate. Bobiné en parallèle, il peut être récupéré pour supporter l'intensité demandée par le charbon *. Si vous êtes adroit, vous ne débobinerez pas totalement les 43 spires du secondaire mais seulement la moitié. Il restera une couche de 24 spires qui, ressorties sur deux bornes vous fourniront 12 volts/10 ampères pour une utilisation éventuelle. Il ne vous reste plus qu'à parfaire l'isolement de votre nouveau bobinage, de remettre les tôles en place ainsi que le carter du transformateur, s'il en possède un. Vous disposez alors d'une source de tension alternative dont les caractéristiques sont les suivantes : — Primaire 110 ou 220 volts. — Secondaire 3 volts (30 ampères par ex.). La puissance disponible est uniquement limitée par la puissance primaire du transfo (au rendement près). Les 30 ampères cités plus haut étant en gros la consommation d'un charbon extrait d'une pile plate 4,5 V classique (3). NDLR. — La densité de courant admissible pour un tel transformateur étant de 2,3 à 3 A maximum, il faudrait théoriquement, pour un secondaire de 30 A, un fil d'une section de 10 à 12 mm2, soit un diamètre de 4 mm en gros. Théoriquement, il faudrait donc bobiner trois fils de 20/10 (3,14 mm2 de section) en parallèle pour obtenir la puissance annoncée. Pratiquement, il s'avère que la puissance annoncée de 30 A est plus que suffisante et le débit fourni avec seulement deux fils en parallèle suffira dans la majeure partie des cas pour nos soudures. Naturellement, si le primaire possède des prises intermédiaires de réglage : 210, 220, 230, 250 V, cela n'en sera que mieux, permettant ainsi l'ajustage pratique de la puissance de chauffe. (1) Si nous ne connaissons pas la puissance de notre transfo, il suffira de vérifier que la surface de la section du noyau de fer traversant le bobinage soit au moins égale à 15 centimètres carrés. (2) Caractéristiques du transfo qui a servi à l'auteur pour ses besoins. (3) Il faut se souvenir que, dans un transformateur, il y a conservation de la puissance (au rendement près, mais celui-ci est très élevé, 95%). L'exemple choisi dans le texte donne : 250 (VA) Intensité disponible au secondaire (24 volts) = 10,4 (ampères). 24 volts 250 (VA) Intensité disponible au secondaire après modification (3 volts) 3 volts 83 (ampères). Bien entendu, cette intensité théorique sera limitée à une valeur inférieure (fonction de la résistance du charbon et de la section du fil utilisé pour le bobinage secondaire). Dans tous les cas, la consommation primaire — c'est-à-dire celle qui fait tourner votre compteur EDF — sera au plus égale à (si vous êtes en 220 V) : 250 (VA) 1,1 (ampère) au rendement près... et seulement pendant les 220 volts courts instants de contact. Cette valeur d'intensité primaire détermine automatiquement la valeur du fusible à insérer dans l'alimentation secteur. Coupe A.A loto revue 7-8/77 no 385 397



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 1Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 2-3Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 4-5Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 6-7Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 8-9Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 10-11Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 12-13Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 14-15Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 16-17Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 18-19Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 20-21Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 22-23Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 24-25Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 26-27Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 28-29Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 30-31Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 32-33Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 34-35Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 36-37Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 38-39Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 40-41Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 42-43Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 44-45Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 46-47Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 48-49Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 50-51Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 52-53Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 54-55Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 56-57Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 58-59Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 60-61Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 62-63Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 64-65Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 66-67Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 68-69Loco-Revue numéro 385 jui/aoû 1977 Page 70