Loco-Revue n°384 juin 1977
Loco-Revue n°384 juin 1977
  • Prix facial : 8 F

  • Parution : n°384 de juin 1977

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (202 x 256) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 41 Mo

  • Dans ce numéro : CFA, 4 ans après sur la voie de 38 à Anse...

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 28 - 29  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
28 29
(voir photo n°367, page 575). Les marches seront rivées par des rivets TR de 1 mm. Deux trous doivent être percés dans la première marche, aux cotes du plan ; ils recevront plus tard l'extrémité des mains montantes de l'abri ; nous parlerons de celles-ci dans la construction de la cabine. (Prochainement : Attelage, chasse-pierres, boîtes de roues, roues et essieux). AVIS aux amateurs : Nous sommes heureux d'annoncer aux modélistes intéressés par la construction de la 040.TA Est de M. Sacré que la maison STEAM, 21, rue de Bourgogne, 75007 PARIS, est en mesure à présent de fournir le jeu de roues complet pour ce modèle et possède également en stock toute la robinetterie nécessaire. 6. Le châssis complètement équipé des plates-formes A V et AR, des consoles de support des soutes à eau, du support de boite à fumée, des marche-pieds, tampons, etc. " Un petit modéliste qui n'a pas peur des gros " Cher Monsieur Villette, (Réponse à l'appel de J. Villette "Pour une fraternité des amateurs vaporistcs" En réponse à votre artic'e(L.-R. » n°382, avril 77), je vous adresse mon assentiment à la première question. Bien que cet accord soit inconditionnel pour soutenir votre action, il n'est pas sans réserves. Avant de les formuler, je réponds à votre seconde question. Afin de mieux préserver les différences qui nous rendraient originaux et qui nous démarqueraient de la Brotherhood of Live Steamers (BLS), j'exprime le souhait que le courant de solidarité qui réunirait les vaporistes à votre instigation soit national. En revanche pour signifier notre communauté de passion avec les vaporistes d'Europe, je propose -que le,groupe national en tant que tel soit membre de la BLS Europe. On pourrait à la faveur de cette inscription négocier une convention de libre circu'ation et de libre reproduction des plans et des textes. Ce type de situation laisserait le libre choix à chaque vaporiste de pénétrer l'une ou i'autre structure voire les deux si bon lui semble. Une de mes réserves porte sur le terme de fraternité ». Ne vous en déplaise, si la traduction littérale de brotherhood » donne bien en français le mot fraternité, son contenu au sein de notre langue, pour présenter un certain degré de parenté, n'en diffère pas moins substantiellement. En dehors donc de la résonance particulière que vous lui confiez et qui à elle seule pourrait faire obstacle à bien des adhésions, l'adéquation de ce mot me paraît contestable. Dans l'immédiat, je n'ai qu'une contre-proposition à vous faire. Le sens du mot confrérie » quoique plus étroit et plus local dans sa connotation, à mon humble avis serait plus propre à dénommer ce que ce groupe risque d'être en France. Je ne feins pas de méconnaître que ce point de vue ne correspond pas à la hauteur de vos aspirations, mais l'amour de la vapeur ne doit ni vous leurrer, ni vous aveugler. Dans un autre registre, j'ai à vous soumettre une réflexion d'ordre idéologique. L'amateur vaporiste qui n'est pas un mécanicien ajusteur ou tourneur, celui qui, le plus souvent, ne connaît guère le travail manuel, mais qui a le désir d'exécuter un ouvrage de ses mains, celui-là même qui est prêt à sacrifier à la passion qui l'anime, des monceaux de patience pour effectuer l'usinage des pièces de sa machine, je le connais, je plaide pour lui. En dépit de vains efforts de clarté, les explications qu'il reçoit sont constamment hermétiques, les plans et les diagrammesésotériques parce que les auteurs ne peuvent pas s'empêcher de les adresser à une élite d'initiés. L'amateur, celui qui aime, est floué et reste sur sa faim tandis que le petit nombre des connaisseurs se régale. Quand d'aventure paraît un ouvrage en librairie, il est si incomplet, si décevant, si plein de fatuité et d'insuffisance, si inuti- 330 lisable, qu'ils sont à plaindre ceux qui l'ont acheté, qu'ils sont à blâmer ceux qui en ont chanté les louanges par simple copinage. Les vaporistes ne sont pas tous des ingénieurs chevronnés, et ce loisir leur est interdit si les explications qu'on leur fournit sont incompréhensibles. Quand il s'agit de circulation d'informations, cela suppose qu'elles soient accessibles à tous puisque nous sommes loin d'être égaux devant la technologie. Qu'un petit détail intermédiaire soit négligé et voilà le néophyte confronté à un casse-tête chinois, l'indication manquante considérée comme triviale et évidente pour le vaporiste confirmé devient un obstacle insurmontable pour l'amateur innocent. Promettez-nous d'être exagérément explicite afin que chacun puisse pratiquer le modélisme pour le plaisir. Reste à aborder un des aspects du contenu de l'information : celui de la ségrégation des écartements. Il n'y a qu'à lire la presse spécialisée pour constater que le modélisme vapeur n'est soutenu que pour les grands écartements. Ici on construit au 1/20, là on discourt en faveur du 7 1/4. Je ne passe pas sous le silence tel club parisien, publiant un organe au contenu inégal, qui lui est franchement élitiste liquidant de facto » à la fois les non initiés et les petits écartements. Or, si en France on admire les modélistes d'Outre-Manche tout en objectant qu'ils n'ont pas inventé le piston, mais la coulisse, on est loin d'avoir leur ouverture d'esprit et leur générosité, même par correspondance. Il ne faut pas reléguer dans le néant ceux qui ne sont pas nantis d'un gros tour quasi industriel complétant un outillage onéreux ; tous ces ajusteurs du dimanche qui peinent pour dresser un champ n'ont pas un jardin avec une infrastructure pour faire circuler une machine en cinq pouces. Par contre beaucoup d'entre eux peuvent trouver quelques mètres carrés pour un réseau en écartement « 0 » ou I ». Le modélisme vapeur à ces dimensions semble être ignoré quand il n'est pas méprisé. Pourtant il existe, il est simple à mettre en oeuvre, il a l'intérêt d'être praticable à la maison après le boulot dans un petit coin ! Mon souhait est que le modélisme vapeur aux échelles plus intimes ne soit pas traité en parent pauvre, qu'on ne condescende pas à le regarder comme un petit frère rachitique. Il est à promouvoir, à encourager parce qu'il concerne beaucoup d'amateurs qui désirent l'aborder, mais ne connaissent pas la voie d'accès. Je souscris à vos intentions, cher monsieur Villette, qui sont une ouverture inespérée pour relever de la misère les communications entre vaporistes — isolés ou non. Solidairement à vous. Alphonse DELABIELLE. loto revue 6/77 no 384
EXPORŒL 77 d'après documents G. Ferry La première manifestation spectaculaire d'Exporail a eu lieu à Grasse en 1975 à l'occasion du 22e congrès de la Fédération francaise du Modélisme Ferroviaire. L'année suivante et cette année, c'est dans le cadre prestigieux du palais des festivals à Cannes que se sont tenus les salons Exporail 76 puis 77. L'esprit de cette manifestation à la tête de laquelle se trouvent le comité d'étude pour la ligne SNCF Cannes-Grasse et l'Association nationale des voyageurs A.N.V.U., est demeuré identique au cours des ans, c'est-à-dire avec une large participation de stands touristiques ferroviaire. Ainsi trouvions-nous cette année un stand SNCF naturellement, les stands des administrations ferroviaires locales et aussi de certaines administrations étrangères telles que : la Deutsche Bundesbahn, les British Railways, les Chemins de fer fédéraux suisses et même le Canadian National ! Les sociétés de défense et d'exploitation de lignes secondaires et touristiques se montèrent toujours aussi vaillantes, et c'est notamment une motrice (série 1200) des tramways de Marseille offerte par la régie autonome des transports de Marseille à une association nouvelle de tramophiles de la Côte d'Azur, qui servit cette fois d'emblème à Exporail sur la Croisette. Sur le plan modélisme, la majeure partie des stands étaient animés par les exposants de l'an passé, artisans locaux et modélistes, avec cependant quelques innovations mais moins de modèles prestigieux à vapeur vive. Les modélistes lyonnais ont apporté leurs concours avec des pièces spectaculaires tel par exemple le réseau en O de M. Brocard (GMF) toujours plus complet, ou l'originale collection de tramways reproduisant un dépôt de Lyon des années 1950 également présentée par le GMF. Il y avait bien des réseaux à toutes échelles, du Z au LGB, et parallèlement des projections de films de grande qualité, mais nous aurions souhaité voir cependant une participation encore plus large sur le plan purement modélisme. Peut-être aussi sommes nous devenus trop exigeants après une manifestation telle que celle de la Bastille fin 76 ! Les organisateurs en tout cas n'ont pas ménagé leur peine et, grâce à une publicité bien organisée, leurs efforts ont été récompensés par une fréquentation importante de visiteurs. Déjà rendez-vous est pris pour 1978 ! Bravo à tous et souhaitons que le merveilleux palais de Cannes puisse être ces prochaines année le siège d'un véritable festival du chemin de fer miniature. De haut en bas : devant le palais des festivals, la motrice 1267 offerte aux tramophiles de la côtes d'Azur par la RAT de Marseille. — En HO, le dépôt de Narbonne réalisé par Maquettrama. — A l'éche'le 1/1 cabine de conduite de locomotive, où l'abondance des commandes et manomètres n'a de raison que d'intriguer davantage le visiteur ! Réalisation Y. Montazel — Le dépôt des tramways de Lyon au 1/22 par des membres du.GMF de Lyon. loto revue 6/77 no 384 331



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :