Loco-Revue n°384 juin 1977
Loco-Revue n°384 juin 1977
  • Prix facial : 8 F

  • Parution : n°384 de juin 1977

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (202 x 256) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 41 Mo

  • Dans ce numéro : CFA, 4 ans après sur la voie de 38 à Anse...

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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CFA : 4 ans après sur la voie de 38 à Anse (Rhône) j. dannhauser Depuis l'article paru dans le no 338, d'avril 1973, beaucoup de mètres cubes d'eau se sont écoulés sous les ponts de l'Azergues, et envrion 1000 mètres cubes a condamnés à agir avec une lenteur que nous sommes les premiers à regretter. Nous commençons cependant à distribuer des prospectus, nous plantons les nous ne sommes que sept. Faudra-t-il recruter du personnel rétribué ? ou devrons-nous laisser le matériel cadenassé faute de volontaires ? Si la fidélité et la persévérance de l'équipe ne de terre ont été déplacés. 4 500 traver- premiers panneaux de fléchage et nous ses, 18 000 ti refonds, 1000 éclisses, espérons bien que, sur les 25 000 voi- s'est jamais démentie, il faut recon- 4 000 boulons, un pont métallique de tures qui passent chaque dimanche à naître qu'il est sans doute plus intéres- 18 mètres — toujours sur ses culées provisoires — deux ponts tournants de 5,60m, la ligne finie jusqu'au camping... C'est une évolution spectaculaire pour le plus petit chemin de fer touristique de France dont hélas André Chaumeil, son créateur avec Guy Mathan, n'a pu jouir longtemps. Chacun se souvient du décès brutal d'André en octobre dernier, et nous rendons hommage à sa mémoire en rappelant la part dominante qu'il a prise dans la conception et la réalisation du matériel roulant du chemin de fer d'Anse et notamment du loco-tracteur reproduisant l'Y 9201 de la SNCF. A ce jour, le parc roulant s'est enrichi du wagon réservoir que certains ont pu voir à la Bastille : réservoir d'air de 141.R monté sur châssis à bogies, il nous sert à désherber la voie et ce n'est pas un luxe. La loco a été entièrement revue : moteur changé, refroidissement amélioré. L'autorail sort de sa longue léthargie ; son bogie moteur est terminé, de même que les deux châssis et la tôlerie de l'un des deux radiateurs de toiture. Il devrait être opérationnel fin juin. Par contre, le prototype de voiture U.I.C. dormira encore longtemps dans son coin en attendant que nous ayons davantage de temps. Techniquement, l'exploitation est pleinement satisfaisante, mais l'extrême faiblesse de nos moyens financiers nous 30 mètres du terminus, une sur cent s'arrêtera ; est-ce utopique ? Après les modestes résultats financiers des premières années, nous aurions grand besoin de recettes substantielles : nous venons de dénicher — et d'acquérir — un lot de 5 tonnes de rail neuf de 7 kg au mètre, et l'on ne nous a pas fait de cadeau ! Mais il est indispensable d'améliorer les installations du terminus du camping, d'établir une voie d'évitement à mi-parcours, et — si possible — de supprimer le rebroussement. Et après cette grosse dépense, il faudra prévoir du matériel roulant supplémentaire. L'on parle d'une 66000 ou d'une 67000 avec sa rame. Car supposons qu'il y ait affluence. Nous offrons 30 places sur 3 voitures, et 20 places sur l'autorail. Or, un allerretour demande environ 35 minutes, et ce qui n'était qu'un projet va devenir une criante nécessité ; car rien ne nous inquiète davantage que la perspective de ces files de touristes que la trop longue attente décevra aussi sûrement qu'une panne toujours possible. Jouer au train devient vite une servitude, si l'on s'impose une exploitation régulière avec les impératifs de service que cela comporte. Heureusement, pour tenir la sacoche et le drapeau de chef de train, il y aura toujours deux ou trois gamins débrouillards heureux de donner un coup de main et de rouler tout leur saoûl ; mais pour assurer la conduite, sant de construire que d'exploiter. Au gré de l'humeur ou de la compétence de chacun, les groupes de travail se forment sur le terrain, et les passages à vide sont vites oubliés lorsque, certains samedis soirs, le travail ingrat de plusieurs séances débouche sur un résultat plus voyant. Mais à force de rouler sur nos deux kilomètres et quelques, cela devient monotone. « Vous bâtissiez, j'en suis fort aise, hé bien roulez maintenant... Nulle querelle d'argent entre nous : peu de factures, de faible montant (à part notre dernière folie de rails financée par des avances personnelles que nous faisons à la caisse), nous avons l'esprit en repos. Bien sûr, notre bulldozer aurait besoin d'une grande révision : les chenilles cassent souvent, les articulations ont un jeu terrible, mais on ressoude. Notre camion, refusé au dernier examen des Mines, a été troqué chez un ami garagiste contre la mise à notre disposition de ses bouteilles d'oxygène et acétylène. Notre atelier est un fouillis dans lequel il nous faudra bien un jour prendre le temps de classer le contenu. Oui connaît exactement le nombre et le genre de pièces enfouies parmi les caisses de l'autorail, les groupes électrogènes (rachetés il y a des années par Chaumeil et Mathan en prévision de futures locos), la demi-douzaine de moteurs électriques récupérés à droite et à gauche, les moteurs et les boîtes de 320 loco revue 6/77 no 384
Le locotracteur Y 9201 duC.F.A., reproduisant à l'échelle de 114 (écartement de 15 pouces) le ype anciennement utilisé par la SNCF et remplacé depuis par les Y 51 100 et 51200. Le moteur et réducteur mécanique est un ensemble pour 4 CV Renault développant 35 ch. Les freins sont à disques ! Ci-dessous : le tracé actuel duC.F.A. et de ses pro.ongemefts en projet. - Projet I Ilefranche s/Sa ône 5 Km loto revue 6/77 no 384 Anse 4 Terrain de sport Camping, D 39 Trevoux 4 Km e I Aire de pique_nique C F A 321



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