Loco-Revue n°382 avril 1977
Loco-Revue n°382 avril 1977
  • Prix facial : 8 F

  • Parution : n°382 de avril 1977

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (202 x 256) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 40,6 Mo

  • Dans ce numéro : le modèle réduit.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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DIE WISMARER SCHIENENOMNIBUSSE DER BAUART HANNOVER par Dieter Theodor Bohlmann. Ce titre, digne d'une thèse de doctorat, est celui d'un petit livre de chez Zeunert consacré à ces amusants petits engins que furent les autorails Wismar » des secondaires allemands. Imaginez que vous preniez deux autobus antiques avec leurs ailes et leur capot proéminent. Vous enlevez les ailes, puis vous coupez chaque bus en deux transversalement à la moitié de la caisse : vous collez ensuite les deux demi-bus avant pour obtenir un engin à deux visages (tel le dieu Janus des anciens) formé d'une caisse terminée à chaque extrémité par un capot... Non, nous ne pensons pas que la firme Wismar » de Berlin ait fait ainsi, mais quand même, on le dirait bien ! Ceci d'autant plus que, dans chaque capot, il y avait un moteur qui actionnait son essieu au moyen d'un arbre de transmission et d'un véritable pont arrière de camion. Cet aspect nettement automobile était accentué par la présence de quatre roues et d'une caisse assez basse, et, en outre, on découvre, avec ce livre, qu'il y eut des quantités de types dont la longueur pouvait varier et même la largeur. Il y eut des remorques à la caisse semblable sans les capots et il y eut des variantes pour les chemins de fer espagnols et même vénézuéliens, et ceci sans parler des variantes pour voies métriques, ou à 1,067m. Un curieux autorail, vraiment, et un livre assez intéressant à lire, surtout pour les passionnés de curiosités ferroviaires. Die Wismarer Schienenomnibusse der Bauart Hannover par Dieter Theodor Bohlmann, chez Wolfgang Zeunert. 136 pages 145 X 210, 132 vues en noir et blanc et 4 planches couleurs. De nombreux plans d'ensemble ou de détail. Des tableaux et une bibliographie. Langue allemande. Reliure carton rigide. Franco aux Editions Loco-Revue : 96,- F DES LIVRES ET DES REVUES DIE LETZTEN DAMPFLOKOMOTIVEN DER POLNISCHEN STAATSBAHNEN Après l'Allemagne de l'Est, en attendant d'autres pays de l'Europe, voici, dans cette série au caractéristique format à l'italienne de chez « Eisenbahn Kurier », la Pologne. Ce livre ne manquera pas d'intéresser les nombreux amateurs d'origine polonaise vivant en France et restés attachés par le coeur à leur si beau pays natal. Si rien n'a jamais pu entacher la fierté d'être Polonais, il est certain que la locomotive à vapeur, elle non plus, ne parviendra pas à réduire, même de très peu, cet état de choses, du moins si on se fie à ce livre. L'histoire, hélas ! injustement tourmentée, de ce pays, ne nous fera pas trouver étonnant que les locomotives soient très nettement d'inspiration allemande, quand, en plus, elles ne sont pas purement de fabrication Henschel ou Borsig. Mais, en Pologne, elles prennent une autre allure du fait de différences de détail, comme ces immenses feux avant très caractéristiques, ces écrans pare-fumée retravaillés, ces chasse-neige, bien sûr, ou ces décorations » différentes. Il y a des types polonais, évidemment : les Ty 45, Pt 47, 01 49 ou Ty 51 abondent pour prouver la vitalité et la qualité d'une industrie renaissante après guerre. Mais surtout, et c'est là tout le charme de ce livre, il y a la merveilleuse voie étroite polonaise (750, 785 et 1000 mm) avec son incroyable variété de types de locomotives à tender séparé ou non et qui, malgré des jours malheureusement comptés, vivent toujours dans de verdoyantes campagnes. Il y a encore d'adorables gares très animées, où fument encore des 040, des 130, qui prennent l'allure de grandes avec leur tender séparé (avec même trois essieux !), fièrement campées en tête d'un voyageurs au départ, ou doublant insolemment, le long d'une route, une charrette paysanne. On ne peut pas demander à un pays de refuser le progrès pour notre satisfaction d'amateurs de vapeur et de voie étroite, mais on peut recommander de se dépêcher d'y aller pendant qu'il est encore temps... Ce livre, dont les photographies sont bonnes, ne peut que justifier ce conseil. Die ! etzten Dampflokomotiven der Polnischen Staatsbahnen, par A. Askanas, chez Eisenbahn Kurier », Freiburg. 208 pages 250 x 210, avec 194 illustrations pleine page noir et blanc, une carte des PKP, mais aucun plan, ni index. Une introduction bilingue (allem.,angl.). Langue allemande. Couverture cartonnée couleurs. Relié. Franco aux Editions Loco-Revue : 94,- F STEAM ON THE SNCF ». Voici un petit livre dont j'aimerais, une fois n'est pas coutume, parler de l'odeur... En effet, en l'ouvrant j'ai retrouvé cette odeur des livres anglais qui sentent si bon : je ne sais d'où cela vient, si c'est le papier ou la colle, mais cela respire » la qualité, le livre bien fait. Demandez aux Editions Loco-Revue (ou à votre libraire) un « essai-odeur » pour vous convaincre ! En outre cette reliure solide, épaisse, ce format carré et commode, voilà qui est agréable et inspire confiance. Quant au contenu, il s'agit d'une évocation de la vapeur française, période SNCF exclusivement ou plutôt, très exactement, de 1949 à 1969. L'intérêt essentiel du livre est l'originalité absolue de toutes les vues, et le souci d'un cadrage donnant un aperçu du décor ferroviaire de l'époque, ou, au maximum des possibilités, un aperçu de la composition des rames. L'auteur, qui fut journaliste technique, put faire de nombreuses visites dans les emprises de la SNCF, et en profita pour photographier. Ses goûts l'ont toutefois porté vers la région Nord et la 230.D que l'on voit vraiment sous tous les angles, y compris en couverture (230-D-46, reproduite aussi en page de garde). Point de raretés ou d'inconnues, mais de belles vues comme cette planche double-page de la 232.R1 sur le pont transbordeur de La Chapelle en 1959, ou de touchantes et champêtres vues du dépôt de Nogent-sur-Marne, inoubliable au coeur de bien des Parisiens. D'intéressantes vues d'ancêtres comme les 030.A, les 030.0 circulant encore en 1964, une 130.6 (la 303 à Dijon en 1965), donnent la réplique aux 231.E, 241.P et autres reines de leur temps. Les légendes sont simples et claires et se lisent facilement (une occasion de se mettre à l'anglais !) mais on regrette l'oubli presque total du P.O., du Midi, oubli un peu compensé par de belles images de machines du PLM (140.L, 040.TC, etc.) et par une volonté de ne pas tomber dans la facilité qu'eût été de donner à la 141.R la place que son nombre d'exemplaires seulement eût peut-être pu justifier : il y en a vraiment un minimum, ce dont on ne se plaindra pas, puisque cette machine a envahi d'autres livres au point d'éclipser tant d'autres locomotives si intéressantes et plus caractéristiques du chemin de fer en France. En somme, un honnête ouvrage de complément pour tout amateur. « Steam on the SNCF », par Peter F. Winding, chez D. Bradford Barton Ltd Trethellan House, Truro. 96 pages 210 X 210. Plus de 250 vues en noir et blanc, aucun plan ni dessin ni index. (Un grand nombre de types de machines sont photographiées, d'où utilité pour modélisme). Langue anglaise. Reliure cartonnée sous jacquette. Franco aux Editions Loco-Revue : 50,- F 224 loto revue 4/77 no 382
DIE SUDWESTDEUTSCHEN EISENBAHNEN IN DER FRANZOSISCHEN ZONE (SWDE) Hansjurgen Wenzel est, incontestablement, Fauteur ferroviaire le plus fécond en ce moment et les livres qui portent sa signature sortent à un rythme remarquable chez Eisenbahn Kurier » ! En tous cas le sujet de ce livre-ci ne peut manquer d'intéresser au plus haut point le lecteur français, puisqu'il s'agit du sort des chemins de fer allemands de la zone d'occupation française, chemins de fer qui relevèrent du « Détachement d'Occupation des Chemins de fer Français » (DOCF) de 1945 à 1951. Il est intéressant de voir comment une administration étrangère — la nôtre — se superposa à une administration d'origine, et quelles situations en découlèrent. Au niveau des locomotives, ceci se traduisit par des situations exceptionnelles, comme la location de machines allemandes à ces... Allemands (machines, en fait, se trouvant en France à la fin de la guerre) au prix de 45 francs-or par jour, ou le prêt de machines aux Allemands, comme « notre » 130 TC, qui n'était en fait qu'une « T 12 » retrouvant son climat natal, ou la série 6400 belge qui n'était que la « P8 qui en faisait de même... On pourra surtout suivre le destin des 150 E, 140C, 131 TB, 040 E, 141 TA, 242 AT, etc., et autres machines bien françaises qui se retrouvèrent, pour un temps, à Mayence ou Cologne, Hannovre ou Berlin. En outre, la présence de nombreux horaires de l'époque permet de lire, dans les renvois pour certains trains : « ne prend des voyageurs civils qu'en nombre limité et munis d'un titre d'admission spécial » (sic), ou pour civil allemand seulement troisième classe », voire « exclusivement pour les forces d'occupation., ceci en langues française et allemande. Etait-ce une nécessité ou un désir de leur faire vivre un peu ce qu'ils nous avaient infligé avant ? Ne tranchons pas... Mais constatons que de nombreuses photographies témoignent que les conditions de transport de type « guerre » survivent pour de longues années encore, avec les gares dévastées, les voyageurs entassés sur les tampons et les marchepieds (on voit même un monsieur, peu galant, qui n'a pas songé à échanger son peu de place à l'intérieur d'une voiture archi bondée avec le barreau d'échelle pour serrefreins qu'une élégante dame fort chapeautée occupe dignement !). On voit des enfants qui se servent sur les wagons de marchandises à l'arrêt (la corvée de charbon, sans doute), des gens assis sur de précieux sacs de patates et attendant patiemment un problématique train... Mais on voit aussi de rassurantes scènes de reconstruction, de réparation, car le travail de remise en état de cette assez grande zone française fut considérable, tant par le degré de destruction que la longueur des lignes à rétablir. Ce livre est donc très intéressant. Die südwestdeutschen Eisenbahnen in der franzôsischen Zone (SWDE), par H. Wenzel, chez « Eisenbahn Kurier », Freiburg. 195 pages 145 X 215, 146 illustrations noir et blanc, plus quelques cartes et horaires anciens d'époque. Langue allemande. Broché. Couverture papier. Franco aux Editions Loco-Revue : 54,- F SLEEPING STORY En dépit du titre, c'est loin d'être une histoire à dormir (debout), bien au contraire. Le livre se lit comme un roman dont il a les qualités requises de style vivant, de couleur, d'humour, d'aventure : tout le fantastique faste de ces trains merveilleux d'un monde qui n'est plus, voilà ce que Jean des Cars, journaliste à Paris-Match », a tenté de retrouver en s'engageant, "incognito" mais après le stage réglementaire, comme conducteur de wagons-lits sur les derniers grands trains d'Europe. A travers un présent aéjà tertile en aventures revient, en filigrane mais déjà avec la force et la couleur de l'actuel, ce passé incroyable où de vieux sultans enfermaient leur harem dans les compartiments interdits aux contrôleurs, des nuées d'agents secrets traversaient une Europe déchirée par la question turque, de grands seigneurs autrichiens à vingt châteaux et mille villages, mais habillés de tweed, allaient à Epsom pour remonter leur écurie de course, des milords riches d'un empire que le Figaro désignait comme l'Olympe de l'aristocratie britannique et qui allaient tirer le coq de bruyère dans le Maramuresh, et qui couchaient amoureusement dans le filet leurs fusils « Holland and Holland, de gros barons israélites viennois qui vous poussaient du coude pour être présentés à la comtesse, des placeurs d'emprunts russes, des imprésarios, des ténors célèbres, des négociants en zibeline... Paul Morand, souvent cité, se souvient d'avoir eu pour compagnon de lit un Allemand spécialiste de fausses statistiques que venait d'engager un gouvernement oriental aux abois pour truquer les chiffres officiels de son budget... Georges Nagelmackers est le magicien de ce nouvel art de voyager. Les passagers étaient revenus à l'enfance, bouche bée, yeux ronds. Le moment le plus magique fut, peut-être, lorsque l'ingénieur belge demanda un peu de silence dans le wagonrestaurant où les conversations n'étaient pas ternes. On s'était tu et on l'avait regardé. Il remplissait un verre d'eau à ras bord. Puis, le tenant à bout de bras, il fit remarquer à l'assistance que pas une goutte d'eau ne s'échappait du verre alors que le train filait à pleine vitesse. Les grandes aventures sont aussi faites de petits détails. » C'est vrai, Jean des Cars, et vous avez réussi. avec l'aide de Roger Commault, que nous tenons à citer ici, à refaire vivre cette merveilleuse aventure que fut celle de Nagelmackers, cet homme qu'une déception sentimentale mena à une nouvelle vision du monde. Orient-Express, Transsibérien, Train- Bleu, Flèche d'Or, où sont vos lourdes voitures à l'acajou travaillé en marquetterie et au cristal moulé de Lalique ? Seul Blaise Cendrars le sait... Un livre à lire et à relire. Sleeping Story, par Jean des Cars, chez Julliard. 250 pages au format 155 x 240 et de nombreuses illustrations en noir et blanc représentant des documents anciens (affiches, horaires, dessins de voitures et d'aménagements intérieurs, photographies officielles d'événements historiques, trains d'époque comme une intéressante vue de la Flèche d'Or en 1926 ou du Riviera Express en 1907. etc.). La plupart des vues sont de la collection de R. Commault. Couverture brochée couleurs. Langue française. Franco aux Editions Loco-Revue : 50,- F « DES WAGONS ET DES HOMMES La série Le temps de la vapeur «, des éditions N.M. La Vie du Rail s'enrichit d'un troisième volume dont la présentation sous une couverture aux magnifiques couleurs est très attrayante. Il faut dire que ce sont les couleurs du plafond de la voiture-salon de La Grande Duchesse » et les couleurs d'une partie du matériel du Musée de Mulhouse. Le livre décrit, à travers une évolution du matériel voyageurs du X'X'siècle, le travail de restauraticn des voitures qui témoigr.ent ce cette évolution à Mulhouse, travail aux difficultés insoupçonnables qui eut pour cadre les Grands Ateliers » de Romilly. Fernand Poirot et son équipe eurent la charge de mener à bien ce travail qui non seulement demandait une redécouverte de techniques oubliées, mais encore de trouver les hommes capables de se souvenir et d'agir en conséquence (capitonneurs, menuisiersébénistes, sculpteurs, peintres en lettres. etc.), et surtout de trouver la documentation nécessaire au prix, souvent, d'enquêtes et de recherches qui vaudraient à Fernand Poirot le Prix du Quai des Orfèvres ! L'auteur sait, d'ailleurs, raconter ces recherches de la manière la plus vivante et la plus captivante qui soit. Les difficultés sont énormes, car, en fait, si une locomotive est faite de métal, donc de pièces qui peuvent se refabriquer à partir d'un métal identique, en matière de voitures anciennes, il faut ré-assortir les tissus, moquettes, ébénisteries, c'est-àdire autant de choses que les réseaux diversifiaient à l'infini selon les classes et les séries, et autant de choses que les fabriques » d'antan ne font plus. Ces voitures d'alors — ces « wagons » comme on les appelait au XIX'siècle et comme le public les appelle toujours en dépit des efforts de la SNCF avec sa publicité pcur la Voiture Corail qui fait aimer le train »... — sont un véritable point de convergence d'un grand nombre de techniques aujourd'hui disparues et méritent d'être conservées, donc, non seulement en tant que wagons de chemin de fer, mais aussi en tant que chef-d'oeuvre (au sens originel du terme) significatif de toute une époque technologique. L'auteur, d'ailleurs, a le souci de replacer ce matériel dans son contexte historique, notamment la diligence dont le wagon est issu généalogiquement si l'on peut dire. Le titre de ce livre nous avait laissé espérer que les - hommes » en question auraient aussi été les voyageurs, et que nous aurions pu apprendre comment on voyageait alors, comment le chemin de fer s'intémait dans la réalité sociale de l'époque. Cet espoir a été déçu, le livre se restreignant à l'aspect technique de la question, aspect toutefois traité avec maîtrise. et conférant à l'ouvrage une valeur documentaire et humaine indéniable. « Des wagons et des hommes », par Fernand Poiret, chez NM : La Vie du Rail, coll. « Le temps de la vapeur ». 108 pages 210 x 300 et environ 110 illustrations, parmi lesquelles de nombreuses photographies noir et blanc et des dessins. Quelques plans et dessins utilisables en modé isme. Introduction A. Portefaix et oost-face de M. Doerr. Couverture couleurs. Broché. Langue trançaise et quelques textes de présentation en anglais et allemand. Franco aux Editions Loco-Revue : 49 F. loto revue 4/77 no 382 225



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