Loco-Revue n°377 novembre 1976
Loco-Revue n°377 novembre 1976
  • Prix facial : 7,50 F

  • Parution : n°377 de novembre 1976

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (202 x 256) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 38,8 Mo

  • Dans ce numéro : un réseau dans un coffre.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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526 construction et détaillage d'appareils de voie en 0, normes "fine scale" (Suite, voir loco revue n°376) Charles HAMANN Le travail sur la planche à dessin fut, bien entendu, la première opération. Quand on parle d'aiguillage, on parle souvent de tangente a pour définir son angle de déviation, ce qui n'est pas, forcément, compréhensible pour tout le monde. Personnellement, et en modélisme, je préfère définir un aiguillage par son angle de croisement ou, mieux encore, par le rapport qui existe entre la longueur des côtés formant l'angle droit d'un triangle rectangle. Ainsi, un angle de déviation de 1/8 sera obtenu en traçant une ligne AB, longue de 8 cm, en élevant en B une verticale BC longue de 1 cm et en reliant ensuite A àC. L'angle formé en A, est l'angle de croisement a qui, dans le rapport 1/8, correspond à peu de chose près à 7°. Plus la ligne AB s'allonge, plus l'angle a devient petit, BC demeurant toujours égal à I. Ainsi, le branchement le plus long du monde, cité plus haut, de tangente 0,034 ou de 1/30, a un angle de croisement approchant les 2° seulement. Mais revenons à notre branchement de 1/8 ; avec ce rapport, il est possible de dessiner et de construire la pointe de coeur ; la solution monobloc, comme pour la SNCF, s'imposait — c'était même là un peu le but de l'opération — car il s'agissait de construire non seulement un aiguillage parfaitement fonctionnel, mais également réaliste, copiant au maximum les éléments de l'appareil réel, l'appareil moderne de la SNCF. Un modèle de fonderie fut donc réalisé et les pointes de coeur furent moulées en bronze fin, puis nickelées mat afin de s'apparenter au ton de la voie maillechort. Selon le même procédé furent réalisés les croisements pour TJD. (Voir photo 3.) La réalisation de l'appareil proprement dit nécessita, bien entendu, la fabrication de quelques gabarits. Disons à ce sujet que la méthode et les moyens utilisés que je vais décrire, ne sont pas exclusifs ; il y en a d'autres, tout aussi valables et qui mènent au même résultat. Voilà donc comment j'ai procédé : Sur une planchette de contreplaqué de 2, sont piqués, au travers du dessin d'ensemble fixé sur la planchette, les emplacements des traverses ; ces emplacements sont ensuite découpés à la scie et la planchette est fixée, au moyen de huit boulons, sur une planche de Novopan, de mêmes dimensions, les queues des boulons pointant vers le haut ; la planchette demeure ainsi réversible et permet de réaliser des branchements droit ou gauche. Les traverses, dont les cieux premières munies d'agrafes, sont ensuite placées à leurs emplacements respectifs et un deuxième gabarit — un gabarit de perçage — vient se placer dessus. Ce deuxième gabarit, en laiton ou acier doux de 1 mm, doit être réalisé avec beaucoup de soin, car il sert à percer dans les traverses, aux endroits précis, les trous de fixation des agrafes NEMEC : autrement dit, de lui dépend le montage correct des différents éléments de rail formant l'aiguillage. Ce gabarit, également réversible, est réalisé de la même façon que la planchette à traverses, c'est-à-dire que les différents emplacements des trous de perçage sont pointés au travers du dessin d'ensemble sévèrement fixé sur la tôle pendant le pointage. Bien entendu, des repères, en l'occurrence des jets de tige filetée vissés dans la planche de Novopan et passant au travers de la planchette à traverses, assurent au gabarit de perçage son emplacement correct sur les traverses par rapport à celles-ci : le moindre décalage fait tout rater. C'est pourquoi il y a intérêt à marquer sur la dessin d'ensemble, avant le début de l'opération, les emplacements respectifs que l'on aura choisis pour les boulons et jets de tige filetée ; reporter ensuite ces emplacements sur la planche de Novopan, sur la planchette à traverses et, finalement, en ce qui concerne les tiges filetées, sur le gabarit de perçage, en prenant toujours soin que les différents emplacements se superposent parfaitement ; de cette façon, un décalage devient impossible, car tous les pointages sont issus du même et unique document, à savoir le dessin d'ensemble. Le gabarit de perçage en place, les traverses, en bois d'une épaisseur de 3 mm, sont percées avec la mini-perceuse et, l'opération terminée, munies des agrafes NEMEC. Fig. 5. 3. Les sabots de contre-rails moulés à la cire perdue et les pointes de cœur moulées en bronze fin puis nickelées mat. loco revue 11/76 no 377
4 ha mannEn regardant le plan d'ensemble, on remarque que les lames se déplacent respectivement sur quinze glissières ; ces glissière (photo 4) — profilé de 0,5 X 4 — préparées à l'avance sur un petit gabarit, sont fixées par soudure sur la base de chaque rail extérieur au moyen d'un gabarit spécial et de telle façon qu'elles ne débordent pas sur le côté extérieur. Au préalable, il y a lieu, toutefois, de « délarder », comme dans la réalité, les deux rails sur la longueur voulue, opération qui consiste à enlever à la lime ou à la meule, une partie du patin du rail, sur le côté intérieur, aménageant ainsi la place nécessaire à la lame lorsqu'elle vient au collage. Ce délardage placera l'arête du patin dans le même plan que le bord du champignon qui, lui, ne sera pas incisé. Cette incision, malheureusement de pratique courante, est irréaliste et inesthétique. Fig. 6. Les deux rails ainsi transformés et équipés de leurs glissières, peuvent à ce moment être montés sur les traverses ; la courbe du rail de déviation se fait pratiquement toute seule, le rail étant agrafé sur les deux premières traverses, puis sur les autres ; quant aux glissières et leurs traverses respectives, elles seront enduites, avant l'opération d'agrafage, de colle de contact genre Pattex, qui de toutes façons, doit être sèche avant l'assemblage des pièces : on n'est donc pas limité dans le temps, par un séchage prématuré de la colle, pour ce travail de fixation des rails. On passe ensuite à la réalisation des lames. Les différents délardages et la mise en forme se font à la meule et à la lime. L'effilage doit être parfaitement progressif et elles doivent se terminer en lame de couteau pour réduire au minimum possible l'angle de déviation. Photo 4. Le travail est peut-être un peu délicat, sans outil spécial ou gabarit ; mais en utilisant l'Emco-Unimat monté en vertical et en prenant comme plan de travail la table de fraisage, les meulages — ou fraisages — peuvent s'effectuer sans trop de difficulté. On peut aussi se servir d'un étau de précision et d'une loto revue 11/76 no 377 lime. Un amateur — je voudrais le signaler — a même réussi la construction d'un outil spécial pour ce travail, adaptable sur le tour Unimat. Comme le montre le dessin d'ensemble, c'est sur un élément de rail d'un seul tenant qu'est aménagée la lame, la partie flexible (lame) prenant assise sur les glissières, l'autre partie se trouvant agrafée aux traverses. Afin d'augmenter leur flexibilité, un délardage supplémentaire 4. Coeur de croisement monobloc sur T.J.D. de Christian Rivière, en O. de 35 mm est opéré en fin de lame — le talon — juste avant l'agrafage sur traverses (voir dessin d'ensemble). Réalisé de cettte façon, cet élément de l'aiguillage est pratiquement conforme à la réalité, délardage compris. Après sou- 1 - gabarit de perçage 2 - planchette à traverses 3 - planche Novopan 527



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