Loco-Revue n°357 janvier 1975
Loco-Revue n°357 janvier 1975
  • Prix facial : 7 F

  • Parution : n°357 de janvier 1975

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (202 x 256) mm

  • Nombre de pages : 62

  • Taille du fichier PDF : 40,6 Mo

  • Dans ce numéro : il y a 130 ans, le premier bureau ambulant français était mis en service.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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vis à tout un ensemble d'automatismes. b) Le réseau du mécanicien : souvent un simple ovale sur lequel les trains courent les uns derrière les autres à des intervalles variables, en fonction des ordres donnés par les signaux. c) Le réseau réaliste : Cette fois, le décor l'emporte sur la technique. Il s'agit plus de créer un cadre dans lequel évolueront nos trains que de faire tourner ces derniers dans un complexe ferroviaire plus ou moins plausible. d) Le réseau mixte : ce dernier est certainement le plus répandu. Ses dimensions sont variables, son réalisme aussi, car trop souvent le décor vient camoufler un complexe ferroviaire déjà installé, parfois de façon empirique, et souvent trop important. Nous devons donc choisir parmi ces types de réalisations laquelle sera la nôtre. Dans l'étude que nous vous proposons aujourd'hui, nous allons essayer de compléter chacun de ces types de réseaux de telle façon que, personnalisés dans leur conception et réalisation, ils constituent chacun un ensemble cohérent à l'abri des critiques et des commentaires des non initiés. Un décor détaillé de façon réaliste ou juste suggéré, mais toujours vraisemblable. sera le plus sûr moyen d'y parvenir. 1.1. Réflexions générales, les grandes orientations. Nous allons analyser point par point les éléments indispensables à l'élaboration d'un réseau possédant un décor vraisemblable. 1.1.1. Elements géographiques. La géographie joue un rôle primordial dans l'étude du réseau et de son décor. En effet, il est nécessaire de caractériser ce dernier en lui choisissant un cadre national, régional et local. 1.1.1.1. Cadre national. L'aspect sentimental jouant un rôle important dans notre hobby, le choix d'un pays ou de plusieurs pays peut être justifié par des souvenirs d'enfance, de voyages ou tout simplement par l'attrait ferroviaire que représentent ces contrées. Exemple : Pour les amateurs de western : le matériel américain. (Oui peut être justifié aussi par le manque de choix en matériel de type français, du moins en N !) Le choix des pays peut se faire en fonction du matériel proposé par nos constructeurs, ou en fonction du matériel déjà en notre possession. Exemples : Matériel allemand (Marklin, Fleischmann, Trix...) ; Matériel français (Jouef, TAS, France Trains, Fulgurex...). En HO : une rue moyenâgeuse, avec ses maisons à encorbllement, réalisation de l'auteur. Cliché Loco-Revue Les zones frontalières entre deux voire trois pays ont l'avantage de permettre la circulation d'un matériel international (locomotives et matériel remorqué) et donc d'élargir nos possibilités. 1.1.1.2. Cadre régional. Le choix de la région découle en partie du choix national ; cependant il est nécessaire de préciser notre position géographique, notre réseau étant de dimensions limitées. Cette fois, des considérations d'ordre topographique entrent en jeu (montagnes, plaines, régions maritimes...) Si nos ambitions sont grandes il est A cadre unique montagne ou colline possible de réaliser le réseau de telle façon que la cohabitation de 2 ou plusieurs régions, même éloignées, soit possible. Dans ce cas, le relief sera étudié de manière à isoler chaque région ou bien le réseau sera conçu en plusieurs ensembles distincts dont la voie ferrée sera le seul lien (fig. 1). pièce A reg Fig. 1 b mur Fig. l'a 16 LOCO-REVUE NU 357
Exemple : En partant d'une de nos grandes transversales Genève, Lyon, Nantes, il est possible de réaliser deux régions distinctes, l'une à caractère montagneux et au trafic international (région Rhône-Alpes), l'autre à caractère maritime (Bretagne). 1.1.1.3. Cadre local. Notre hobby nous conduit le plus souvent à considérer dans le chemin de fer le seul côté technique, tant pour les installations fixes que pour le matériel roulant. Ce dernier n'est-il pas avant tout un moyen de transport mis au service des collectivités locales ? Les relations existantes entre le public et le chemin de fer vont nous guider dans le choix définitif des lieux où nous avons été mis en contact avec le train. En effet nous avons pu côtoyer ce dernier aux abords des installations (place de la gare, passages à niveau, ponts, etc.). Nous avons utilisé ses services sous certaines conditions et été admis ainsi à pénétrer dans certaines installations, tels que la gare et les quais. Enfin, notre hobby nous a conduits à jeter un regard indiscret dans ces lieux réservés aux seuls cheminots et nous a permis de mieux comprendre l'intimité de ce vaste monde qu'est le chemin de fer (dépôts, triages, ateliers d'entretien). Il serait cependant insensé d'oublier que le train est avant tout un objet mobile qui transforme les sites traversés. Ces sites, nous les avons découverts depuis les baies du train. Que ce soit la plaine ou la montagne, le chemin de fer a marqué de sa trace le paysage (voies sur talus ou en tranchée, ponts, remblais, viaducs, tunnels, passages à niveau, poteaux télégraphiques en sont les témoins). Nous pouvons donc regrouper les lieux ferroviaires qui seront seuls représentés sur notre réseau en fonction des liens qui unissent dans la réalité les collectivités locales au chemin de fer, et le spectateur au train miniature sur nos réseaux. Nous définissons ainsi trois points d'observation principaux : a) aux abords des installations ferroviaires, Fig. 2//la place de la gare et les immeubles bord du réseau voie d évitement ou petit trroge le dépôt b) dans les installations ferroviaires, c) dans le train.//Y/7/77/m//Comme les exemples qui suivent vont nous le montrer, à chacun de ces lieux s'attache une conception différente du réseau, étant entendu que nous avons toujours la possibilité de Fig. 3 représenter un ou plusieurs lieux à condition de veiller à ce que de chaque point d'observation nous ne puissions découvrir une superposition invraisemblable. Fig. 4 a la gare le quai 0 le spectateur Les trois premiers exemples que nous traitons vont vous expliquer comment, à partir des mêmes éléments, il est possible de traduire les diverses relations qui peuvent nous unir, ainsi que le spectateur, à notre réseau. Soient les sept éléments schématisés en figure 2. r exemple : Le spectateur est sensé se trouver aux abords des installations ferroviaires (fig. 3). [Le dépôt en dans un coin, en arrière.] Le spectateur découvre le réseau de la place de la gare. Le décor joue ici un rôle plus important que la circulation des trains. Le spectateur côtoie le chemin de fer et découvre ses installations sans y pénétrer vraiment. 2` exemple : Le spectateur est sensé se trouver dans les installations ferroviaires accessibles au public (fig. 4). (Le dépôt est dans un coin, mais bien visible depuis la voie principale.) Il découvre le réseau depuis les quais. La circulation des trains est prédominante, car ceux-ci sont en premier plan. Cette fois l'accent est mis sur la fonction exploitation, le décor joue donc un rôle moins actif que dans le cas précédent. 7 JANVIER 1975 17



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