Lion n°713 jui/aoû 2018
Lion n°713 jui/aoû 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°713 de jui/aoû 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lions Club International

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 54

  • Taille du fichier PDF : 3,1 Mo

  • Dans ce numéro : le conseil des gouverneurs 2018-2019.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Passion - Philatélie Allez les Verts ! Durant ce mois de juillet, le monde entier a les yeux fixés sur les grandes villes russes où se déroule la Coupe du monde de football. Il est vrai que ce qui, depuis l’Antiquité était pratiqué comme un simple jeu, est devenu un sport incontournable par ses incidences financières et culturelles. Les Romains connaissaient le « harpastum »  : avec un petit ballon, deux équipes jouaient sur un terrain carré partagé par une ligne médiane, l’une en face de l’autre. Le ballon devait être transporté derrière la ligne principale de l’adversaire. De même chez les Grecs avec le « episkyris » où l’on voyait davantage d’émulation  : les joueurs ne pouvaient pas viser leur but sans être dérangés, mais ils devaient faire usage des pieds, de la poitrine, du dos et des épaules, pour s’affirmer face aux attaques de l’adversaire. En Chine, on a retrouvé un manuel de la période Han traitant du « tsu ku », enseigné lors de la formation des militaires  : une boule de cuir remplie de plumes devait être bottée avec le pied dans un petit filet fixé à de longs poteaux de bambou, ce qui nécessitait une grande adresse et une bonne technique..52//Lion édition française - N°713 De même au Japon, avec le « kemari », plus spectaculaire et cérémonial  : les joueurs évoluent dans un espace restreint et se transmettent le ballon au pied sans qu’il touche le sol. En France, on pratiquait couramment dans diverses régions – notamment en Picardie et en Bretagne –, à l’occasion de fêtes traditionnelles, un jeu dénommé « choule », terme qui désignait une boule en cuir bourrée de foin. La tradition se perpétua jusqu’au début du XIX e siècle. On le jouait avec tant de passion brutale et sans règles précises que des édits royaux durent l’interdire plusieurs fois. Les compagnons de Guillaume le Conquérant l’importèrent en Angleterre sous le nom de « hurling at goals », les buts étant formés de simples fagots. En fait, la paternité du football tel qu’on le pratique de nos jours doit être attribuée aux Anglais, à la suite du schisme produit en 1823 à Rugby, petite ville proche de Coventry où, au collège local des étudiants faisaient une partie de hurling. À un moment, l’un d’eux, William Webb Ellis, franchit la ligne de but avec le ballon dans ses mains. Ainsi naquit en même temps deux jeux différents  : l’un pratiqué uniquement avec les pieds, l’autre où l’on pouvait se servir de la main. La pratique du football prit rapidement une rapide extension dans les trois autres pays britanniques qui fondèrent en juin 1886 un Bureau international sous le nom de FIFA (1) qui affina peu-à-peu les dispositions réglementaires afin d’en empêcher toute interprétation fantaisiste. Ainsi furent édictées 17 lois qui régissent le jeu actuellement. Ce sont des marins anglais qui l’importent dans les ports européens, notamment au Havre. Le football moderne était né et devait rapidement répondre à l’engouement qu’il suscite. Engouement évident chez les philatélistes. Constituant une thématique abondante, plusieurs centaines de timbres ont été émises, non seulement par les pays organisateurs de championnats mais également par des nations non impliquées qui trouvent là une promotion commerciale et culturelle évidente. Ainsi, l’Albanie qui célèbre le Mondial de Santiago du Chili de 1962 qui a vu la victoire des Brésiliens sur les Tchèques (2), ou Gibraltar qui, bien que non participant au championnat fête les Anglais vainqueurs de la Coupe du monde qui se déroule en 1966 à Londres avec la représentation sur un timbre harmonieusement par Roland Mehl dessiné, de la coupe qui leur est offerte (3). De même Fujeira, l’un des États arabes unis (4), à l’occasion du Mondial de Mexico en 1970 avec l’effigie de Pelé, qui fera triompher son pays et le drapeau brésilien. Exemple aussi du Cameroun (5) qui possède la meilleure équipe africaine, célébrant ces mêmes Jeux de Mexico. En 1974, on se retrouve à Munich où la Bulgarie illustre philatéliquement sa participation, pourtant malheureuse (6). En 2006 les Français échouent en finale contre l’Italie qui gagne aux tirs au but par 5 à 3. L’Allemagne, organisatrice à Berlin, a voulu célébrer cet exploit par une vignette postale, très artistiquement dessinée (7). La France justement n’est pas en reste et a émis une vingtaine de timbres consacrés à ce sport populaire. Quelques exemples avec la célébration de sa victoire de 1998, la seule et unique, après un match homérique face au Brésil qu’elle écrase par 3 à 0 avec un doublé de Zinedine Zidane suivi du but marqué par Emmanuel Petit. Trois timbres pour célébrer ce succès  : le premier, rond en forme de ballon (8), un autre qui présente les joueurs tendant la Coupe du monde (9), et celui sur lequel figurent les drapeaux des sept pays ayant déjà remporté la Coupe (10). Enfin, un témoignage particulièrement spectaculaire avec un bloc de onze timbres résumant parfaitement cette victoire où, l’effigie des dix villes sur les stades desquelles se sont déroulées les épreuves, entourent le Stade de France où 80 000 spectateurs ont applaudi la victoire française (11). Alors, « Allez les Bleus ! » (12).
Histoire Qui fabrique les timbres ? C’est Phil@poste qui, depuis 2006, est l’imprimerie, à Boulazac dans la banlieue de Périgueux, réalisant l’impression du programme philatélique français ainsi que ceux de plusieurs postes étrangères comme le Luxembourg, le Japon ou l’Afrique du Sud, ainsi que les vignettes automobiles, les fonds de chèques, les papiers d’identité et les timbres fiscaux. Elle est rattachée à la branche « Service Courrier Colis » de La Poste. Son bâtiment couvre 27 000 m² et emploie 430 personnes. Auparavant c’était la Banque de France qui, de 1875 à 1880 sous-traitait cette fabrication au nom de l’administration des Postes. Puis une imprimerie moderne est construite à Paris, boulevard Brune qui sera opérationnelle jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale. Elle sera délocalisée temporairement à Limoges jusqu’en 1945. Et c’est le 15 juin 1970 qu’Yves Guéna, alors ministre des Postes et Télécommunications, inaugure une « imprimerie des timbres-poste et valeurs fiduciaires » à Boulazac, qui sera rebaptisée SNTP (Service national des timbres - poste et philatélie) avant de devenir Phil@poste en mars 2006, l’une des plus importantes entreprises du genre dans le monde. a 1. 2. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. Lion édition française - N°713//.53 3.



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