Lion n°713 jui/aoû 2018
Lion n°713 jui/aoû 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°713 de jui/aoû 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lions Club International

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 54

  • Taille du fichier PDF : 3,1 Mo

  • Dans ce numéro : le conseil des gouverneurs 2018-2019.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Savoir - Histoire.38//Lion édition française - N°713 Les trains de plaisir, point de départ du tourisme… En 1846, le journaliste Édouard Charton publie dans Le magasin pittoresque  : « Le voyage va si bien nous brasser, frotter les uns aux autres, limer, polir que nous pourrons peut-être nous regarder sans surprise et sans haine. Le tourisme est peut-être une étape de l’émigration. » John-Grand Carteret, lui aussi journaliste, constate en 1893  : « De 1820 à 1840, les Français sont peu voyageurs. Le train en donnant la rapidité, a donné aux curiosités les moyens de se satisfaire. Il a donné le loisir, phénomène social. » Arrivée d'un train de plaisir à Dieppe. a Les trains de plaisir lancent le tourisme organisé L’historien de la Normandie, Yves Aublet, rappelle que « l’on appelait les trains qui partaient le vendredi soir pour rentrer le dimanche soir, les trains de plaisir. » Entre 1841 et 1845, l’Anglais Thomas Cook ouvre la première agence de voyages, lance le premier train de plaisir Leicester-Liverpool, puis organise des voyages circulaires avant de se lancer dans des voyages organisés pour les visiteurs des grandes expositions universelles, offrant à ses clients des excursions motorisées. Il fut l’un des pionniers de l’organisation du tourisme tant sur le plan national que sur le plan international. En 1848, une affiche annonce aux Parisiens  : « Train de plaisir monstre pour aller à la mer le 1er août  : train de Paris à Dieppe en une seule nuit. » En 1850, par Rosine Lagier 4 000 kilomètres de voies sont en service en France et Paris compte cinq gares. Le Paris-Calais fait du 50 km/h. Trente ans plus tard, les voies françaises passent à 24 000 kilomètres. En 1860, l’Américain Georges Pullman fait construire des wagons-salons et des wagons-lits dont l’usage se répand vers 1880 en Angleterre puis en France. a Premiers touristes, premières parutions En 1836, Stendhal voyage en Bretagne, dans le Bordelais, en Espagne,
va de Bordeaux à Valence puis à Grenoble, à Genève, en Alsace  : il écrit Mémoires d’un touriste. Un an plus tard, Le guide pittoresque portatif et complet du voyageur en France sort chez Didot. En 1838, Eusèbe Girault de Saint- Fargeau publie en six volumes Le Guide pittoresque du Voyageur en France, illustré de 740 gravures et 86 cartes dont l’une d’entre elles comporte pour la première fois des distances évaluées en kilomètres ! De 1893 à 1921, Victor-Eugène Ardouin-Dumazet publiera sa monumentale enquête imprimée en 63 volumes et intitulée Voyage en France. En 1900, à l’occasion de l’Exposition universelle de Paris, les frères Michelin éditent à 35 000 exemplaires le premier guide fiable et pratique pour les automobilistes  : garages, mécaniciens, hôtels, dépôts de carburants y sont indiqués à l’aide de pictogrammes compréhensibles par tous, y compris par les touristes étrangers. Le tout-Paris et la vague des bains de mer Les trains de plaisir devaient faciliter l’acheminement des baigneurs. De 1858 à 1863, l’extension de la ligne Paris-Lisieux jusqu’à Deauville, contribue à démocratiser le voyage vers les plages. Le duc de Morny lance Deauville et Trouville tandis que le dramaturge Adolphe d’Ennery fonde la station balnéaire de Cabourg, villégiature tant prisée de Proust. Biarritz – découverte en 1843 par Victor Hugo qui craint qu’elle ne devienne station balnéaire – est lancée par l’impératrice Eugénie. Dès 1876 débute la construction du Touquet Paris-Plage qui se développe pleinement entre 1885 et 1900. Dans le même temps, c’est encore le chemin de fer qui amène à Cannes et à Nice des Anglais célèbres et des Français illustres. La montagne et les femmes qui prennent goût au grand air ! C’est de Rousseau que date le mouvement qui entraîna vers la montagne un nombre de plus en plus grand de touristes. Lui qui aimait tant contempler les beautés sauvages de la Suisse ! En 1862, on doit à l’ingénieur Niklaus Riggenbach l’invention de la première locomotive à vapeur avec crémaillère ; la ligne Rigi-Bahnen, inaugurée en 1871 est le premier chemin de fer à utiliser son système à crémaillère. De nombreux chemins pour piétons et mulets en ont, tôt dans le XIXe siècle, facilité l’accès. En 1860, Chamonix reçoit 8 500 visiteurs ; trois ans plus tard, elle en accueille 11 000, puis, en 1896, 30 000. C’est l’effarement général lorsque les femmes vont même jusqu’à s’évader de la ville pendant la mauvaise saison pour pratiquer les sports d’hiver  : « les femmes prennent si bien goût au grand air qu’elles s’adonnent à l’ascension et au ski en robe de ville et chapeautées. » Le Club alpin français se créé en 1874  : il publie annuaires, bulletins et revues, forme des guides et organise des refuges et les secours. La publicité accélère et internationalise le tourisme À la fin du XIX e siècle, plusieurs localités tentent de promouvoir le tourisme  : le 23 juillet 1875, Gérardmer, dans les Vosges, est la première ville à se doter d’une structure d’information, mais c’est à Grenoble que, le 2 mai 1889, le premier syndicat d’initiative voit le jour. Ils seront 700 en 1919. En 1930, presque toutes les localités avec sites classés en seront dotées. Le Touring Club de France est fondé le 26 janvier 1890 avec pour but de développer le tourisme sous toutes ses formes  : il publie une revue mensuelle, des cartes des routes touristiques et des pistes cyclables. En 1914, il dote les routes de 30 000 panneaux de signalisation routière. Tout s’accélère pour organiser le tourisme après la gare  : si, de 1737 à 1747, on construit ou on améliore 40 000 kilomètres de routes, en 1913 le réseau routier parfaitement carrossable atteindra 700 000 kilomètres. Les très petites auberges - souvent des maisons ou des fermes appartenant à des particuliers qui, à l’occasion logent des voyageurs - sont mal équipées. Des structures hôtelières se mettent en place avec des novations particulières. En 1910, le Camping club français voit le jour. La loi du 20 juin 1936 institue le principe de droit aux congés payés. Le décret du 27 septembre étend l’application aux salariés agricoles. Dix ans plus tard, le réseau touristique compte 120 stations thermales, 129 stations climatiques, 300 stations balnéaires, 900 plages, l’hôtellerie offre 1 200 000 lits. Puis l’avion change le tourisme. En 1960, l’aéroport de Paris enregistre 5 800 000 personnes ; l’écrivain Yves Gandon s’enthousiasme  : « L’homme de 1960 peut vivre plus en un jour que son aïeul de 1860 en un mois... Quand il fallait 3 mois pour faire Paris-Tokyo, aujourd’hui, en avion, par la route polaire, dix-huit heures trente ! » " OIAMOM IXieee PO U Affiche du PLM, Chamonix 1909 SPORI5DHIVER CONCOURS SKI-LUGE-PATIN- B OBSLE IG H untss Ment leffOlit i5 PAR erteif1611FMtra5 5.14NEWR de « mu Mien Lion édition française - N°713//.39



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