Lion n°711 mai 2018
Lion n°711 mai 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°711 de mai 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lions Club International

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 50

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : destination Las Vegas !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Vie culturelle - Musique La sélection CDBac romssit\B 101i0I0 par Claude Lamarque Bach  : Messe en si mineur BWV 232 Katharine Watson, Tim Mead, Reinoud Van Mechelen, André Morsch Les Arts florissants, direction William Christie.38//Lion édition française - N°711 1 coffret de 2 CD Harmonia Mundi Avant de recevoir ce beau coffret, je ne pensais pas que quelque chose de nouveau pouvait être exprimé dans cette Messe en si mineur qui est l’un des monuments de la musique sacrée occidentale. Mais le merveilleux en musique, c’est que rien n’est définitif ! Un artiste peut modifier sa conception d’une partition en permanence, en témoigne cette interprétation d’une étonnante vitalité. William Christie choisit les tempi avec une grande justesse, et, sans tomber dans les travers discutables de certains baroqueux, le chef arrive à concilier une approche moderne du baroque avec des critères interprétatifs d’autrefois. Un pari époustouflant, remporté ici avec brio. Solistes, chœur et orchestre sont exemplaires et ce coffret rejoint immédiatement les immenses versions de Gardiner, Jacobs ou même Harnoncourt. Je n’oublie pas toutefois KarlRichter et KarlMünchinger, dont les interprétations ne sont plus de mise mais qui bercèrent ma jeunesse.
Mozart  : n°5 Concertos pour pianon os 25 et 27 Piotr Anderszewski, piano et direction. Orchestre de chambre d’Europe 1 CD Warner Classics Éblouissant  : tel est ce nouveau CD dédié à ces deux concertos si dissemblables de Mozart. Voilà bien des années que j’attendais une nouvelle version aussi accomplie de ces deux œuvres parmi les 27 concertos. Dissemblables, parce que si le Concerto n°25 est, si l’on peut dire, un concerto symphonique plutôt héroïque, le Concerto n°27 (le dernier) est plus léger et exige du soliste une délicatesse de jeu qui n’est donnée qu’aux plus grands. À cet égard, Piotr Anderszewski fait preuve d’un raffinement exemplaire et suscite une émotion inouïe en prenant le larghetto avec un tempo d’une lenteur incroyable qui permet à son jeu d’une admirable fluidité de se déployer incomparablement. Un CD exceptionnel. -I Pergolèse  : Messe en ré majeur, Motet «Dignas laudes resonemus» Marlis Petersen, Marta Fumagalli. Chœur et Orchestre Ghislieri, direction Giulio Prandi 1 CD Arcana (distribution Outhere) Pergolèse (1710-1736) n’est plus un compositeur très connu de nos jours, lui qui fut pourtant un pilier de la musique baroque de son époque. On peut même le considérer comme un avant-gardiste, dont l’œuvre frôle le classicisme et parfois même un certain romantisme clairement en avance sur son temps. L’écoute de ce merveilleux CD est une révélation. La résurrection de ces deux chefs-d’œuvre de la musique sacrée, pour la première fois en CD, est le fruit des recherches du Centro Studi Pergolesi de Milan. Il est surprenant de constater que ces deux partitions ont pu échapper à la sagacité des chercheurs et musicologues pendant près de trois cents ans. Le Chœur et l’Orchestre Ghislieri sont absolument admirables et les solistes sans reproche. Je peux imaginer le retentissement de ces compositions à l’époque. Pergolèse mourut trop jeune pour nous donner d’autres chefs-d’œuvre. Un CD d’exception. Sergey Rachmaninov Rachmaninov  : Les Cloches, Danses symphoniques Chœur et Orchestre symphoniques de la Radiodiffusion bavaroise, direction Mariss Jansons 1 CD BR Klassik Les Cloches, belle composition de Rachmaninov peu jouée chez nous, bénéficie d’excellents enregistrements avec Kondrachine, Svetlanov et même Ashkenazy. Il était logique que Mariss Jansons nous donne lui aussi sa version de cette œuvre certes difficile d’accès, mais si attachante quand on s’attelle à la découvrir. Si certains doutaient encore de l’importance du rôle du chef dans une interprétation, la preuve est ici donnée de l’influence décisive de son travail sur le résultat obtenu. Je viens de comparer Kondrachine et Svetlanov avec cette version  : Jansons est beaucoup moins théâtral que ses deux collègues et révèle derrière les notes des richesses d’inventivité insoupçonnées. L’exemple du presto est symptomatique, avec un tempo d’une rare lenteur. Les Danses symphoniques, depuis plusieurs années au programme de nombreux concerts, nous sont plus familières. Mariss Jansons est ici chez lui, mais je me demande si du sang russe dans les veines ne serait pas indispensable pour apprécier pleinement cette musique. Lion édition française - N°711//.39



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