Lion n°711 mai 2018
Lion n°711 mai 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°711 de mai 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lions Club International

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 50

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : destination Las Vegas !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 30 - 31  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
30 31
Savoir - Découverte Le tennis, sport de pros et d’amateurs Un peu d’histoire Importé du Royaume-Uni, ses racines sont françaises. C’est notre jeu de paume, né à la fin du Moyen Âge, qui l’a inspiré, comme les principaux jeux de raquette que nous connaissons  : squash, badminton. Les joueurs se renvoyaient avec la paume de la main une balle en cuir, bourrée de son, appelée éteuf. Loisir prisé des rois de France, c’est à la suite de la bataille d’Azincourt (1415) qu’il traverse la Manche avec le duc d’Orléans parti en captivité pendant deux décennies en Angleterre. On dit qu’il y jouait quotidiennement. À la fin du XVI e siècle, la main est remplacée par une raquette en bois avec des boyaux de mouton et prend le nom de court tennis, le mot tennis venant vraisemblablement de l’impératif tenez en vieux français. En 1869, le major Harry Gem esquisse une sorte de court de tennis sur sa pelouse et, avec son ami espagnol Augurio Perera, expérimente une nouvelle version du jeu qui prend le nom de pelota puis de lawn rackets. Le 3 avril 1910, l’hebdomadaire Tennis fait son apparition dans les kiosques et en 1920, l’USFA - qui gérait ce sport depuis 1888 - laisse la place à la Fédération française de tennis. Longtemps un sport d’élite Le 23 février 1874, Walter Clopton Wingfield, ex-major de l’armée des Indes,.30//Lion édition française - N°711 dépose le brevet d’une nouvelle forme de jeu qu’il commercialise en kit. La mallette se compose de quatre raquettes, de balles en caoutchouc pour rebondir sur l’herbe, d’un filet, de piquets et de bandes pour délimiter l’aire de jeu en forme de sablier, la balle de service étant frappée dans une zone en losange, dessinée au milieu d’un seul côté du court. Baptisé sphairistiké - art de la balle en grec - ce nouveau loisir enthousiasme l’aristocratie et la bourgeoisie anglaises de l’époque victorienne qui en délaisse le croquet joué sur les gazons des riches demeures ! Les femmes servent le thé pendant que les messieurs échangent des balles. Mais les règles de jeu sont toujours confuses. Difficile à prononcer, le sphairistiké devient à la fin du XIX e siècle le lawn-tennis - tennis sur gazon en français - et fait son retour en France grâce à de riches touristes anglais en villégiature sur les plages de Normandie. Il prend son essor à Berck-Plage où l’on vient se soigner et où les jeux de plage sont considérés comme une thérapie. Les premiers clubs ouvrent à Dinard (1878), au Havre, à Cannes... Les premiers terrains couverts du Tennis club de Paris sont inaugurés en 1895. La discipline se propage progressivement dans toute l’Europe, en Australie, aux États-Unis et prend le nom court de tennis, puisque ce sport ne se pratique plus uniquement sur pelouse. Jusqu’en 1920, le tennis reste réservé à la bourgeoisie et l’aristocratie ; dans les années 1970 enfin, il quitte son habit de sport pour privilégiés et se popularise. par Rosine Lagier Les grands tournois et les premiers champions La première compétition est organisée en juillet 1877 dans le quartier londonien de Wimbledon  : 22 joueurs, tous des hommes, s’affrontent sur un terrain près d’une voie ferrée ; les gradins offrent 30 places assises mais 200 spectateurs assistent à la finale. De nouvelles règles de jeu régissent cette première compétition ; la forme rectangulaire du court est adoptée ainsi que l’étrange comptage des points, la hauteur du filet qui passe de 1,52 m à 91,4 cm. Mais les raquettes pèsent toujours autant que des chaussures de ski ! Spencer Gore, le vainqueur, empoche un trophée d’une valeur de 25 guinées, soit le salaire annuel d’un facteur. Les trois autres tournois du Grand Chelem naissent entre 1881 et 1925  : l’US Open d’abord, puis l’Open d’Australie en 1905, et enfin les Internationaux de France (Roland Garros). Le premier tournoi féminin voit le jour en 1879 en Irlande. Cinq ans plus tard, les femmes sont admises à Wimbledon. En 1897, Adine Masson remporte l’un des premiers championnats féminins de France. En 1903, pendant les tournois internationaux organisés par la Société des Sports de l’île de Puteaux, Hélène Prévost remporte le championnat simple dames.
Aux Jeux Olympiques de Stockholm de 1912, la seule Française engagée, Marguerite Broquedis, remporte le titre du tennis simple dames. Née en 1899, Suzanne Lenglen règnera sur les courts dès l’âge de 16 ans  : 6 fois championne du monde, elle remporte 2 médailles d’or et 1 de bronze aux Jeux Olympique d’Anvers en 1920. En 1926, elle écrit L’Initiation au tennis, véritable bréviaire. Pendant longtemps, les joueuses courent derrière les balles en jupes longues... et chapeautées. Les tenues courtes seront de mises vers 1930. Chez les hommes, René Lacoste, Jean Borotra, Jacques Brugnon et Henri Cochet, surnommés les Mousquetaires, remportent 6 fois d’affilée la Coupe Davis et gagnent pratiquement tous les tournois du Grand Chelementre 1914 et 1933. Bunny Austin est le premier joueur qui osera, en 1933, troquer le pantalon blanc réglementaire contre un short. Le palmarès français a marqué l’histoire du tennis à tel point que les deux principales coupes de Roland-Garros portent le nom des champions  : la coupe des Mousquetaires pour le vainqueur du simple messieurs et la coupe Suzanne Lenglen pour le simple dames. Quelques chiffres En France, le tennis est le premier sport individuel, deuxième sport le plus pratiqué après le footballavec 1 018 721 licenciés en 2017 (contre 1 125 201 en 2009), 7 722 clubs, 31 577 courts. Il compte 365 831 compétiteurs et 446 966 joueurs classés. Le record de vitesse de service est détenu par l’Américain John Isner avec une balle frappée à 253 km/h lors de la Coupe Davis en 2016. Le plus grand nombre de spectateurs est de 35 681 au stade Roi Baudouin à Bruxelles en 2010 pour un match entre Kim Clijsters et Serena Williams. En une journée, l’Open d’Australie de 2008 à Melbourne a accueilli 62 885 spectateurs. En 2014, pour un match de Coupe Davis à Lille 27 448 spectateurs se sont retrouvés lors de la finale France - Suisse sur le stade Pierre-Mauroy. Pour 2017, la France a comptabilisé 1 964 645 matchs officiels et 19 198 tournois. Elle est une importante nation pour le tennis professionnel, la plus représentée dans le classement ATP mondial avec, de manière assez stable, entre 8 et 12% des joueurs classés dans le top 100 mondial. 1928  : Les Mousquetaires remportent la Coupe Davis à Roland Garros 1914  : Marguerite Broquedis et Suzanne Lenglen Lion édition française - N°711//.31



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :