Lion n°709 mars 2018
Lion n°709 mars 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°709 de mars 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lions Club International

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 50

  • Taille du fichier PDF : 4,0 Mo

  • Dans ce numéro : contribuons, 50 ans d'actions solidaires grâce à vos dons.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Vie culturelle - Cinéma Black Panther Mon royaume pour une panthère La sélection cinéma Après les événements dépeints dans "Captain America  : Civil War", T’Challa alias Black Panther rentre au Wakanda, pays d'Afrique technologiquement très avancé mais volontairement isolé du reste du monde. Sa première tâche lorsqu'il succède à son père est de mettre fin à un trafic de vibranium, métal le plus puissant au monde et principale source de richesse de son royaume. Après "Creed" avec Sylvester Stallone de retour en Rocky, Ryan Coogler dirige le premier film porté par un super-héros noir depuis la trilogie "Blade". La distribution est remarquable, de Chadwick Boseman dans le rôle-titre à Michael B. Jordan en méchant aux motivations éminemment humaines, en passant par une belle galerie de personnages féminins. Lupita Nyong'oest une future première dame fière et indépendante, Danai Gurira une guerrière loyale et résistante et Letitia Wright une informaticienne au tempérament incisif. Il y a de la noblesse dans les dialogues et le scénario, traditions séculaires et modernité des comportements se mariant bien. Le travail sur les décors et les costumes surtout est majestueux. La dimension politique, naïve mais pas trop, encourage le partage entre les peuples pour le bien de tous..46//Lion édition française - N°709 par Pascal Le Duff Eva Une escorte bien mystérieuse Bertrand Valade fait la rencontre d'Eva un soir de tempête. Fasciné par cette prostituée de luxe, il la revoit, cachant cette relation trouble à sa fiancée. Eva devient sa muse, et plus si affinités. Isabelle Huppert retrouve pour la sixième fois Benoît Jacquot après notamment "L'école de la chair" et "Villa Amalia" pour une adaptation d'un roman de James Hadley Chase, déjà mis en scène avec Jeanne Moreau en 1962. La présence singulière de Gaspard Ulliel lui permet de faire naître un malaise certain dans la peau de cet écrivain prometteur au lourd passé. Il cherche à percer les secrets d'une femme totalement libre de ses actions qu'il tente de manipuler afin de trouver l'inspiration mais surtout pour le simple plaisir de jouer avec elle. Son entourage est victime de son obsession, comme si une malédiction pesait sur son péché originel. En ce senslà, "Eva" a toutes les qualités du film noir capable de marquer les esprits. Le cadre enneigé d'Annecy est un piège parfait pour des protagonistes qui ont tous des choses à se reprocher, sauf peut-être Eva elle-même. Elle ne révèle que ce qu'elle veut bien laisser percer à jour mais sa relative sincérité semble la protéger du pire. Le Retour du Héros Un héros presque parfait Bourgogne 1809, Neuville, capitaine de l'armée napoléonienne, demande son éternelle fiancée en mariage juste avant d'être envoyé sur le front contre l'Autriche. Il lui promet de lui écrire tous les jours mais ne donne plus de nouvelles. Pauline déprime. Pour la réconforter, sa sœur Élisabeth le fait passer pour un héros dans une correspondance sortie de son imagination. Trois ans plus tard, il est de retour. Le capitaine pas si courageux profite de la situation. Après "Un homme à la hauteur", Laurent Tirard retrouve Jean Dujardin et lui offre un rôle d'opportuniste lâche à la veulerie attachante, grâce à son naturel désarmant à la Belmondo pour faire passer ses travers, certains du moins, sans le faire sombrer dans la caricature. La prestation de grande jalouse de mauvaise foi de Mélanie Laurent est étonnante. Pour son premier essai dans la comédie, elle s'impose avec une étonnante évidence. Louis de Funès n'est pas loin dans ses contorsions verbales et physiques, au moins dans une scène d'explosion de rage hilarante. Lorsque le rire menace de virer à la tragédie, une pirouette désamorce la situation, les parts d'ombre des uns et des autres ajoutant une profondeur bienvenue.
Moi, Tonya La Cendrillon du patinage artistique Alors qu'elle s'entraîne pour les Jeux Olympiques de 1994, Nancy Kerrigan est frappée au genou. L'entourage de sa rivale Tonya Harding est rapidement soupçonné. Ce fait divers marquant est revisité sous la forme d'une farce faussement documentaire, avec témoignages face caméra. La vie chaotique de la principale suspecte est examinée de son enfance douloureuse jusqu'à l'incident. Issue d'une famille modeste, elle est dépeinte comme une victime. De la société, de sa mère acariâtre qui a voulu faire d'elle une championne à tout prix et de son mari violent. Elle était le vilain petit canard opposé à la fiancée d'une Amérique trop parfaite. La satire contre les déboires du rêve américain est efficace et drôle, même si un rien manichéenne. Vingt-cinq ans après les faits, le mystère reste total, cette vraie fausse biographie défendant cette Cendrillon dont on n'aurait pas retrouvé la chaussure de vair. Il est difficile d'éprouver autre chose que de l'empathie pour Tonya Harding mais doit-on adhérer à cette étude avantageuse ? Nommée à l'Oscar de la meilleure actrice, Margot Robbie est sa meilleure défense, dévoilant sa fragilité, sans ignorer totalement ses dérives. The Disaster Artist Échec Story Dans un cours de théâtre, le timide Greg Sestero fait la connaissance de Tommy Wiseau, grand échalas d'un âge indéterminé qui a un avantage sur son nouvel ami  : celui de n'avoir peur de rien. Subissant échec sur échec lors de leurs auditions, ils perdent espoir. Tommy a soudain l'idée d'écrire et de diriger un film qu'il produirait en toute indépendance. Les ennuis ne font que commencer… Aucun réalisateur (espère-ton) ne se lance dans un projet en se disant qu'il tournera un des pires films de l'Histoire du cinéma. C'est pourtant ce qui est arrivé à Tommy Wiseau avec "The Room" en 2003, nanar d'ampleur biblique, plombé par son incompétence devant ET derrière la caméra. Ironie suprême, le scénario de cet échec annoncé est en lice pour l'Oscar de la meilleure adaptation ! Avec humour, James Franco réalise ce making-off a posteriori et s'octroie le premier rôle. Il imite à la perfection le chef d'orchestre sans égal à Hollywood de ce tournage improbable, comme en attestent les images "d'époque" en épilogue. Il signe un hommage décalé à un être étrange et paranoïaque, capté dans toute sa bizarrerie, jusqu'à son accent à l'origine indéchiffrable et à son phrasé bien personnel. Lion édition française - N°709//.47



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