Lion n°708 février 2018
Lion n°708 février 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°708 de février 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lions Club International

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 50

  • Taille du fichier PDF : 4,4 Mo

  • Dans ce numéro : environnement et écologie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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International.10//Lion édition française - N°708 Destination Las Vegas Il fut un temps au XIX e siècle, quelques années avant que la cité de Las Vegas ne soit fondée, où, dit-on, la population se montait à vingt-deux habitants. Vers 1960, au moment où commence le quatrième article de notre série, on en comptait quelque soixante-cinq mille. C’est vers cette époque que débarque l’excentrique magnat de l’aviation Howard Hugues. Il s’installe dans l’un des hôtels-casino, le Desert Inn. Il ne sort jamais de la chambre crasseuse de 23m² où il vit à peu près nu, interdisant l’accès au personnel de nettoyage. Malgré l’insistance de la direction, il refuse de quitter l’endroit. Pour être tranquille, il achète l’hôtel tout entier. Ce n’est qu’un début. De nombreuses autres acquisitions immobilières vont suivre, notamment plusieurs possessions jusque-là détenues par la pègre. Tant de dollars dépensés font de lui une haute personnalité de Las Vegas. À lui seul, il contribue à transformer une ville du Grand Ouest sans foi ni loi en une localité internationale civilisée. Howard Hugues n’est pas le seul. Un vent de moralisation souffle sur la ville. Hank Greenspun, patron du grand journal local le Las Vegas Sun, lance une vaste croisade où il dénonce les agissements secrets de la pègre, la corruption dans la municipalité. Plusieurs notables haut placés sont contraints à la démission. par Armand Herscovici La 101 e Convention internationale de notre mouvement se tiendra aux États-Unis, dans le Nevada, à Las Vegas, du 29 juin au 3 juillet 2018. Cet article est le quatrième d’une série appelée à vous faire découvrir - ou redécouvrir - une destination hors du commun. Paradoxalement, le syndicat du crime œuvre dans la même direction, participant à la fin de la ségrégation, même si la morale n’est pas à l’origine de son action. Jusque-là, les noirs et les hispanophones n’avaient pas accès aux casinos détenus en grande majorité par des blancs. Pour augmenter sa part de marché, il inaugure des night-clubs ouverts à tous, tel le Moulin Rouge calqué sur les Harlem Clubs de New York.
De nombreuses sources créditent le Rat Pack d’une démarche dans le même sens. Ce groupe comprenait des artistes comme Frank Sinatra, Dean Martin, Sammy Davis Jr., Peter Lawford, Joey Bishop, qui s’étaient rencontrés à Los Angeles dans la maison de Humphrey Bogart et Lauren Bacall. Selon une anecdote fameuse, Frank Sinatra refusa de se produire au Sands Hotel tant que l’établissement s’opposait à donner une chambre à Sammy Davis Jr. Le Rat Pack formula d’autres exigences analogues, finissant par arriver à une certaine abrogation de la ségrégation. L’action politique prit le relais. La NAACP - National Association for the Advancement of Colored People (association nationale pour la promotion des gens de couleur) - réussit à obtenir l’intégration raciale qui entra dans la loi. AMTIDNAL CHRISleS CLASSICS URBI (IlS COLD OMM MEM LITTLE CHtISTMAS WHITE CHRISTMAS WINTfA MINIOEFILANO JINGLE BELLS 13 DEC - 6 JAN La croissance explosive de Las Vegas ne ralentissait pas, s’accélérant même après 1990 grâce à l’immigration. En l’an 2000, elle devint la plus grande ville fondée au XX e siècle. En 2006, elle comptait plus de 550 000 habitants, 1,8 million avec les environs. Vers la fin des années 1980, Las Vegas connut une forte évolution. La génération de la Deuxième Guerre mondiale vieillissait, le crime organisé s’étiola, les patrons de la pègre disparurent. Des entrepreneurs issus des baby-boomers prirent leur place, transformant la ville en une cité plus commerciale et plus familiale. De grandes entreprises rachetèrent les hôtels, les casinos, les night-clubs. Wall Street entra dans le circuit avec la première construction gigantesque, le Mirage, le plus grand hôtel du monde à l'époque avec ses 3 044 chambres et suites (coût de construction  : 630 millions de $), ses 6 à 8 000 employés, ses 29 étages, son vaste showroom, son casino colossal, sa structure en Y, au luxe délirant, avec ses fenêtres dorées, son tigre blanc (rassurez-vous, les félins ont disparu depuis 2003 suite à deux ou trois méchantes morsures). Le monstrueux édifice n’était que le premier, il allait faire école. D’autres allaient bientôt suivre sur l’avenue centrale que l’on nomme le Strip, plus grands, plus beaux, entre autres le Rio and Excalibur, MGM Grand, Treasure Island, Luxor, Stratosphere Tower, Monte Carlo, New York-New York, Bellagio - qui compte plus de chambres que le village italien de Bellagio qui l’a inspiré ne compte d’habitants - Mandalay Bay, Venetian, Paris, Planet Hollywood, Palms. La crise de 2008 frappa durement Las Vegas, avec une forte diminution du tourisme. RAT Pte (C.LASSICS INCLUOÈ THE LADY IS A TRAMP MR BOJANGLES THAT'S AMURE IVE GOT VOU UNDER MY SION WHAT HM Of FOOT AM I DDLARE MY VIMY De nombreux projets furent reportés. La mauvaise passe semble maintenant terminée, et la ville a repris sa croissance. Elle compte sur vous pour y contribuer encore plus. Lion édition française - N°708//.11



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