Lion n°706 décembre 2017
Lion n°706 décembre 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°706 de décembre 2017

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lions Club International

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 6 Mo

  • Dans ce numéro : les premières actions dans nos districts.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Vie culturelle - Expositions Du Maris à Montparnasse par Grasse Avec Calle, Bourdelle et Quartermaine… par Philippe Colombet Beau doublé monsieur le marquis.68//Lion édition française - N°706 Le musée de la Chasse et de la Nature invite Sophie Calle à investir ses salles. Sous le commissariat de Sonia Voss, c’est la première présentation muséale en France à couvrir plusieurs décennies de création de l’artiste, depuis sa rétrospective au centre Pompidou en 2003, remarquable. Des fleurs sublimées, la proximité de la nature qu’apprécient tant de chasseurs et une relecture de la sculpture, voici un programme enrichissant. L’œuvre de Sophie Calle est construite sur les frontières poreuses entre autobiographie et récit fictionnel. Au cœur se côtoient les questions existentielles du regard, de l’altérité, de l’amitié et de la mort, transcendées par les rituels et le jeu. L’exposition permet de redécouvrir des pièces de l’artiste dans le contexte singulier des collections du musée et révèle des œuvres conçues pour l’occasion. Sa méthode emprunte certains aspects à la pratique de la chasse. Elle s’est fait connaître en s’exerçant au « pistage » d’anonymes croisés dans la rue. Changeant de rôle, elle a endossé celui de la proie et confié à un détective privé le soin de suivre ses faits et gestes. La poursuite amoureuse, autre variante de la chasse à l’homme, traverse son œuvre comme un fil rouge, prolongé par les annonces de rencontre, source d’inspiration de deux nouvelles œuvres. Sur son chemin, on trouve des animaux, tantôt compagnons intimes, tantôt créatures fantasmatiques. Les animaux naturalisés occupent une place essentielle. Elle leur attribue une fonction de représentation, établissant une connexion affective avec le monde de ses proches. La ménagerie empaillée qui peuple son univers vient habiter les salles du musée de la Chasse et de la Nature. Faisant du musée son « territoire », elle y insère ses travaux et incite à une appréhension, convie à traquer dans la profusion ce qui relève de son expérience. Serena Carone a été invitée à dialoguer et présente des objets issus de son bestiaire. Son œuvre constitue un cabinet de curiosités né de l’expérimentation et du travail des matériaux. Aux antipodes de l’approche conceptuelle de Calle, Carone propose un monde merveilleux et inquiétant, pose un regard singulier sur le monde vivant et son rapport à la mort. C’est jusqu’au 11 février 2018.
Bourdelle et l’Antique Relecture de la sculpture de Bourdelle mais aussi de la production artistique des premières décennies du XX e siècle à l’aune de l’archaïsme vecteur de modernité, chez bien des artistes novateurs, les avancées procèdent de la résurgence d’un passé enfoui, en l’occurrence celui de la Grèce la plus antique. De l’énergie du mythe, des figures fabuleuses des temps archéologiques, des formes synthétiques de l’art grec archaïque, Antoine Bourdelle tire ses chefs d’œuvre dans les années 1900-1914. L’exposition réunit huit chefs d’œuvre du sculpteur qui scandent la naissance et le développement de cet archaïsme moderne, Pallas, Apollon au combat, Héraklès archer, Tête de Cléopâtre, Le Fruit, Pénélope attendant Ulysse, Centaure mourant. Ce sont près de 150 œuvres majeures, signées Bonnard, Brancusi, Cézanne, Maillol, Modigliani, Matisse, Picasso, Puvis de Chavannes et Rodin issues des collections du musée et de prêts du Louvre, Petit Palais, Orsay, Centre Pompidou, musées Picasso, Where flowers dream La maison Fragonard invite, pour la seconde fois à Grasse, la créatrice anglaise Carolyn Quartermaine. Elle présente son exposition dans les espaces du musée Jean-Honoré Fragonard. Réalisée autour de sa passion – qu’elle partage avec Agnès Costa pour les fleurs, l’histoire du parfum et la puissance des fragrances – Carolyn Quartermaine a imaginé ce parcours comme un collage. Ayant assemblé ce qu’elle aimait dans l’univers de Fragonard, des costumes, bijoux, parfums et fleurs, elle a fait du château Gudanes sa résidence d’artiste et son écrin. À travers le prisme du rêve et de la mémoire, elle propose un voyage sensoriel entraînant le public des champs du parfumeur jusque dans les palais vénitiens, en évoquant la fraîcheur d’un jardin anglais. Aussi personnel qu’un souvenir et aussi évocateur que le rappel d’une senteur oubliée, Where Flowers Dream promet d’offrir un moment d’intense poésie. « Je m’efforce de saisir ce qui est beau et rare, comme une aile de papillon qui effleure le papier. Ces détails aussi délicats qu’éphémères, aperçus du coin de l’œil et facilement oubliés, provoquent un frisson de reconnaissance lorsqu’ils sont vus à nouveau. Il peut s’agir d’un dessin dans un livre d’enfance, ou de la façon dont les roses tombent le long d’un mur de pierre en dissimulant le jardin qui se trouve Rodin, Matisse, Zadkine et collectionneurs privés qui sont réunies. Bourdelle se veut d’abord héritier des leçons des artisans, ses ancêtres, de son oncle il a appris « À écouter le roc […] en suivant les conseils de la pierre qui nous parle quand on la coupe ». À 22 ans, il arrive à Paris, élève à l’école nationale supérieure des Beaux-Arts. Pendant une dizaine d’années, Bourdelle découvre, observe et copie l’Antique, exercice académique. Les artistes se forment œil et main en dessinant d’après des moulages des découvertes des archéologues depuis le XVI e siècle. La présence de ces tirages en plâtre dans les ateliers est constante à la fin du XIX e siècle, comme en témoigne Bourdelle. La culture visuelle des artistes se complète par la fréquentation des musées, en particulier le Louvre dont les collections archéologiques se développent. Si Bourdelle n’entreprend pas le voyage pour la Grèce, il ne cesse d’y rêver par le biais de son « Musée de poche », riche de photographies et cartes postales. C’est jusqu’au 4 février 2018. « Je m’efforce de saisir ce qui est beau et rare, comme une aile de papillon qui effleure le papier », Carolyn Quatermaine. F ellerireir t - I FI I1F1 Mi. I ; Antoine Bourdelle, 1861-1929, Paris, Musée Bourdelle/Roger Viollet, c’est incontournable. derrière, ces éléments fugaces, étrangement, demeurent en nous et séduisent jusqu’à devenir ce que l’œil cherche. Cette exposition peut être comparée à Pinterest, assemblage de ce que j’aime et qui touche dans l’univers Fragonard mais également les détails à côté desquels on passe. Je les replace au cœur », explique Carolyn Quartermaine. C’est jusqu’au 15 avril 2018. Lion édition française - N°706//.69



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