Lion n°706 décembre 2017
Lion n°706 décembre 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°706 de décembre 2017

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lions Club International

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 6 Mo

  • Dans ce numéro : les premières actions dans nos districts.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Vie culturelle - Livres Éditeur (chez Grasset), poète, romancier et essayiste auteur entre autres du très remarqué Dictionnaire égoïste de ma littérature française (Grasset 2005), Charles Dantzig procède ici à un inventaire descriptif, historique et analytique des gestes. Quoi de plus simple, de plus banal qu’un de ces gestes que nous accomplissons des centaines de fois par jour depuis et dès notre naissance ? Après avoir prouvé l’importance du geste, plus grande.64//Lion édition française - N°706 Livres par Pierre Schavey Traités des gestes Charles Dantzig Grasset parfois que celle de la parole, Charles Dantzig, en quatre cents pages et environ cent cinquante chapitres, se livre, à un inventaire quasi exhaustif, éblouissant et stupéfiant de ces mouvements involontaires ou volontaires qui mobilisent ou utilisent diverses parties de notre corps, jusqu’à nos cheveux. Gestes du nourrisson, masculins, féminins, homosexuels, de comédiens, de cinéma, dans la peinture, maçonniques, des sourds, des aveugles ou des chefs d’orchestre... Gestes dans l’Histoire, dans la politique, gestes trompeurs ou gestes comiques. C’est époustouflant, grandiose et passionnant, c’est à lire impérieusement et à relire tant la matière en est riche. Après vous ne pourrez plus faire un geste, et surtout voir ceux des autres avec le même regard et sans penser à Charles Dantzig et à son admirable traité.
Romans et nouvelles 1959-1977 Philippe Roth La Pléiade/Gallimard Issu d’une famille juive, Philip Roth est né en 1933 à New York. Comme Jean d’Ormesson il entre en Pléiade de son vivant. Souvent pronostiqué pour un Nobel, il est l’auteur de vingt-huit romans. Son œuvre est profondément marquée par sa condition d’écrivain juif-américain que l’on retrouve chez plusieurs de ses personnages dont celui, récurrent, de Nathan Zuckerman. Il a souvent utilisé l’autobiographie pour se hausser au niveau de la peinture satirique et caustique de la société américaine (et de la communauté juive) en passant par la fiction. Tour-à-tour sérieux, grave, ironique, humoristique, cocasse ou provocateur, son style rigoureux ou vert est adapté à son propos et ses personnages. Ce volume préfacé par Philippe Jaworski, avec une introduction de Paule Lévy, contient un recueil de nouvelles Goodbye Columbus (1959 National Book Award) et quatre romans. La plainte de Portnoy (Portnoy et son complexe), monologue d’un jeune juif érotomane, de mère surprotectrice, sur le divan de son psychanalyste. Le sein (1972) métamorphose d’un professeur de littérature en un énorme sein (Kafka n’est pas loin). Ma vie d’homme (1974) autobiographie colorée d’humour et de misogynie. Professeur de désir (1977) où apparait Nathan Zuckerman prof de littérature, écrivain, souvent considéré comme son alter ego, que l’on retrouvera dans neuf romans jusqu’à sa disparition dans Exit le fantôme (2009). Qualifiée par Milan Kundera de « chef d’œuvre baroque », l’œuvre à laquelle Roth a mis un point final avec Némésis (2010) est et restera une des plus importantes de la littérature américaine. Mène FRAIN La fille à histoires Irène Frain Le Seuil Irène Frain est née au sein d’une fratrie de cinq enfants (deux sœurs aînées et deux frères cadets). Née fragile, elle n’avait pas été désirée, voire rejetée par sa mère. Dans ce livre, témoignage bouleversant, elle revient sur son enfance jusque la préadolescence. Elle décrit à petites touches pointillistes, vives et colorées son « combat pour gagner son amour ». Autour de la figure centrale de la mère, distante ou indifférente, elle évoque quelques personnages satellites qui participent à son existence, comme une voisine adoptée comme mère de substitution – sa Grande marraine – les mères fantômes découpées dans le Petit écho de la mode avec lesquelles elle dialogue dans le grenier, et le voisin, « l’homme gris », alcoolique vindicatif et violent. Et puis il y a les documents retrouvés dans des cartons, avec leur part de secrets. Faisant ces allers-retours entre passé et présent, Irène Frain nous décrit comment elle devint écrivain, fille à histoires au contact d’une mère qui « avait un don inouï pour les histoires », que, faute d’amour, elle lui a transmis. Ses histoires, Irène Frain a également le don de les dire avec une émouvante sincérité, un singulier pouvoir de nous y faire participer, et d’éprouver pour ses personnages (et pour elle-même, narratrice) avant tout une irrésistible et contagieuse empathie. Un magnifique récit qui joue en mineur et en majeur une très jolie mélodie. Sa Wayne Tout homme est une nuit Lydie Salvayre Le Seuil Lydie Salvayre, avec ce treizième livre, aborde le thème ancien mais toujours actuel du rejet de la différence. Le narrateur, fils de réfugiés espagnols de 1939, professeur de lettres, divorcé, en traitement pour un cancer récent, vient s’installer dans un paisible petit village méridional. Un récit à deux voix, celle du narrateur et celle du choral des piliers de bistrot du Café des sports autour du patron, colosse et « fort en gueule », Marcelin, Dédé, Gérard et les autres. Pour ces porte-paroles de la bêtise ordinaire cet étranger, ce différent, ce « pas de chez nous » est un intrus chargé de tous les défauts, tous les vices, dont il faut se débarrasser. Deux styles aussi, celui d’une grande pureté et d’une parfaite élégance du professeur et celui imagé, vert et grossier du chœur des racistes xénophobes du Café des sports. Bêtes et méchants, partisans d’un « vrai » pouvoir, dirigé par un « chef », ils exercent leur domination sur le village face à la courageuse résistance d’Augustin, le fils du cafetier. Lydie Salvayre décrit superbement ce climat de tension entre un être fragile, à la sensibilité à vif et un groupe de personnages odieux dont l’inhumanité cruelle est tempérée par l’humour acide avec lequel ils sont traités. Passionnant et salutaire. La Fer à la vnimurt raudir La fille à la voiture rouge Philippe Vilain Grasset Le narrateur, trente neuf ans, écrivain, rencontre Emma, vingt ans, étudiante en lettres à la bibliothèque de la Sorbonne. Coup de foudre, amour, passion entre cette fille fraîche et gourmande de la vie, issue de la grande bourgeoisie de Neuilly, roulant en Porsche, et ce romancier mûri par ses expériences passées. Ils vivent cette aventure avec exaltation jusqu’au jour où Emma avoue que depuis deux ans, à la suite d’un accident de voiture qui coûta la vie à son fiancé, elle garde un hématome extra-dural inopérable, véritable épée de Damoclès suspendue sur sa jeune existence. Leur amour menacé à terme, plus pathétique, n’en est pas altéré. Mais finalement, Emma n’est-elle pas une mythomane, manipulatrice ? Philippe Vilain se livre ici, comme souvent, à une analyse fouillée, aiguë du sentiment amoureux et de ses avatars. Inspiré, dit-on par une histoire personnelle il atteint une admirable justesse de ton pour décrire la fragilité ou la profondeur des sentiments. Il faut l’avoir vécue pour dire avec une telle vérité, une telle sensibilité, la souffrance induite par l’absence d’un être proche. Philippe Vilain nous le dit avec un élégant et gratifiant bonheur d’écriture. Il fait un portrait tour-à-tour touchant et agaçant d’une femme aux multiples visages, merveilleusement romanesque. Mais a-t-elle existé ? Lion édition française - N°706//.65



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