Lion n°704 octobre 2017
Lion n°704 octobre 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°704 de octobre 2017

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lions Club International

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 7,3 Mo

  • Dans ce numéro : journée mondiale de la vue, mobilisons-nous !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Savoir - Découverte Lunette à branche-corde ou lunette-fil ou lunette-cheveu - métal tressé - production morézienne vers 1889..62//Lion édition française - N°704 De la pierre de lecture aux lunettes... par Rosine Lagier Après la primaire pierre de lecture, les lunettes sans branches se sont appelées lorgnon monocle, lorgnon binocle, pince-nez, face-à-main ou lorgnette de théâtre. Au fil du temps, les lunettes de vue ont évolué non seulement pour pallier les divers défauts de nos yeux mais encore pour devenir des accessoires de bien-être, des accessoires de mode et même des atouts de séduction ! Signées de créateurs ou de couturiers, elles sont innovantes dans les formes, les couleurs mais aussi innovantes grâce à une technologie toujours plus poussée  : traitement antireflet, antirayure, antisalissure, verres teintés ou photochromiques... De l’Antiquité au Moyen Âge Dans l’Antiquité, le grec Aristote évoque déjà les problèmes de myopie et de presbytie mais c’est Euclide qui mène les premières études concernant le pouvoir optique de certains éléments. Dès le 1er siècle, Sénèque constate qu’un objet vu à travers un ballon de verre rempli d’eau apparaît plus gros ; Pline l’Ancien décrit l’empereur Néron regardant les combats de gladiateurs à travers des lamelles d’émeraude. Le Moyen Âge voit se développer l’usage des pierres de lecture, en particulier dans les monastères, grâce à Abbas Ibn Firnas, connu au IX e siècle pour avoir mis au point la technique de taille du cristal de roche. Posées directement sur le texte, elles servent de loupe grossissante. Si l’histoire des lunettes semble commencer à la fin du XIII e siècle, l’identité du réel inventeur reste imprécise entre Bacon et d’Armati. Le moine franciscain anglais, Roger Bacon, mort en 1294, parle de verres lenticulaires dans son Opus Majus. Accusé de sorcellerie et emprisonné, son invention aurait été vulgarisée à Pise auprès des moines dominicains Spina et Giordano. Quant au gentilhomme florentin Salvino d’Armati, on ne trouve de lui que l’épitaphe encore visible dans l’église Santa Maria Maggiore de Florence  : « Cigît Salvino d’Armato, des Armati de Florence, inventeur des lunettes. Dieu lui pardonne ses péchés. Année 1317. » L’invention de l’imprimerie en 1440 permet une plus grande diffusion des écrits et une utilisation plus généralisée des besicles clouantes. Elles sont composées de deux lentilles convexes
rondes en verre de Murano, enchâssées dans des cercles en bois attachés à des manchons rivetés par un clou. Monopole des moines scripteurs, elles symbolisent l’érudition ce qui explique que de nombreuses œuvres d’art représenteront philosophes, moines ou médecins portant ces clouants ! La lunetterie en évolution Dès le XV e siècle, l’ophtalmologie et la lunetterie se développent d’abord en Italie – les premières besicles qui se fixent sur le nez apparaissent à Venise – puis en Flandre, en France et en Allemagne. Des corporations de lunetiers s’organisent. Vers la fin des années 1500, les bésicles sont réalisées d’une seule pièce, en corne, en métal, en cuir, en écaille de tortue ou en fanon de baleine. Elles existeront jusqu’au XVIII e siècle où l’imagination des lunetiers et opticiens s’enflamme  : de nombreux systèmes insolites apparaissent sur le marché, associant lunettes et lorgnettes à des éventails, des tabatières, des cannes, des tire-bouchons... D’autres se portent en breloques attachées au bout d’une châtelaine. En 1728, l’Anglais Edward Scarlett invente des lunettes à branches courtes, articulées, se terminant par un anneau métallique  : ces lunettes à tempes sont portées par les nobles qui peuvent les retirer sans déranger la perruque. En 1752, James Ayscough crée les premières lunettes (*) 1840  : le salaire moyen journalier est de 2 F soit environ l’équivalent de 4,80  € Dominicain portant des besicles clouantes - Tommaso da Modena -1352. à branches qui passent par dessus les oreilles  : appelées lunettes à oreilles, elles seront vendues jusqu’en 1857, date à laquelle Poulot invente le support nasal. En 1780, Benjamin Franklin met au point les verres à double foyer. En 1825, George Airy invente les verres corrigeant l’astigmatisme. Aux alentours de 1840 (*), apparaissent « les pince-nez, appelés aussi lunettes en fil de Nuremberg. Les verres coûtent de 2 à 15 F la paire en fonction de la force du foyer et de la qualité du verre. Une monture en argent coûte 12 F, une monture en or 100 à 150 F. » Très populaires, ils resteront à la mode jusqu’aux alentours de 1935. En 1959, Bernard Maitenaz crée le premier verre progressif pour corriger la presbytie. Les lunettes de soleil En 1752, l’Anglais James Ayscough découvre la filtration des UV... bien peu concluante. Toutefois Napoléon – pour protéger les yeux de ses soldats, éblouis par la lumière du soleil pendant la Campagne d’Égypte (1798-1799) – commande 200 000 paires de lunettes de soleil, la première commande à l’échelle industrielle ! En 1929, Sam Foster lance la Foster Grant dont le succès est fulgurant et l’armée achète les Ray Ban pour ses pilotes. En 1936, Edwin H. Land conçoit un filtre polarisant qui permet de supprimer les réverbérations, ce qui révolutionnera encore les lunettes des aviateurs en 1937. Lion édition française - N°704//.63



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