Lion n°703 septembre 2017
Lion n°703 septembre 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°703 de septembre 2017

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lions Club International

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 9,6 Mo

  • Dans ce numéro : Naresh Aggarwal, président international 2017-2018.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Vie culturelle - Livres Écrivain suisse de langue allemande, Martin Suter signe ici son treizième roman traduit chez Christian Bourgois. Abandonnant, provisoirement nous l’espérons, Allmen, son savoureux personnage de détective dandy, il nous donne ce curieux et fantastique roman. Un SDF découvre dans la grotte qui lui sert de logis, un éléphant miniature, rose et luminescent. Cet animal, résultat.68//Lion édition française - N°703 Livres par Pierre Schavey Martin Suter Eleant Éléphant Martin Suter - Éditions Christian Bourgois de manipulations génétiques, est recherché et convoité par une faune variée et cupide. Nous y trouverons, présentés dans un savant désordre, son créateur, un généticien, une femme vétérinaire, un assistant birman, un géant chinois, un cirque d’éléphants, en nous promenant de Zurich en Inde. Faux thriller et faux récit de science-fiction, ce livre est un vrai roman attachant malgré sa complexe étrangeté. Une fabuleuse fiction, appuyée sur une solide documentation scientifique qui décrit aussi bien le monde des clochards que celui de la zoologie généticienne ou des sociétés internationales spéculant sur les recherches de la génétique. À lire sans faute à condition de lire aussi, si ce n’est déjà fait les Allmen, Le cuisinier et Le temps, le temps (tous chez Bourgois).
u Ors me ernare I.C. : Entre eux Richard Ford L’Olivier Richard Ford dont l’abondante bibliographie (12 titres chez l’Olivier) est surtout connue pour le cycle des Frank Bascombe a obtenu le Prix Pulitzer pour Indépendance et le Fémina étranger pour Canada (2013). Ici il quitte la fiction pour se consacrer à la mémoire de ses parents. Deux parties, une à la mémoire du père décédé prématurément et brutalement lorsque Richard avait seize ans. La seconde évoque la vie de sa mère décédée vingt et un an plus tard. Le portrait subjectif et sincère d’une famille sans histoire, unie par l’affection et le respect. Un récit qui laisse poindre, comme toujours après la perte d’un proche, le regret, parfois teinté de culpabilité, de n’avoir pu, ou su, lui exprimer ce que notre cœur dit à son image toujours présente à nos côtés. Les pages qui décrivent ses sentiments – lorsqu’il constate la mort du père et lorsque, à l’hôpital, il se tient près de sa mère pendant les jours où, consciente de son départ prochain, elle glisse doucement vers la fin – sont d’une sobre, pudique et poignante grandeur. En écrivant cet admirable récit intimiste, Richard Ford réunit en un commun hommage et sous une même stèle ses parents que la mort avait séparés puisqu’ils sont inhumés dans des cimetières différents. NUE1411à1E Geel « JE ME PROMETS N'ÉCLATANTES REVANCHES » 4 Je me promets d’éclatantes revanches Valentine Goby L’Iconoclaste Dans Kinder Zimmer (Acte Sud - Prix des libraires 2014), Valentine Goby décrivait la vie d’une déportée qui accouche au camp de Ravensbrück en 1944 et la vie des mères et des enfants dans la chambre (Zimmer) qui leur était réservée. Ici elle revient à l’univers concentrationnaire par l’intermédiaire de l’œuvre de Charlotte Delbo (1913-1985). Femme de lettres, poète et dramaturge, Charlotte Delbo, qui fut secrétaire de Louis Jouvet, entra en résistance en 1941 et fut déportée à Auschwitz par le convoi du 24 janvier, après que son mari eût été fusillé au Mont Valérien. Faisant partie des 49 rescapées, Charlotte Delbo, qui avait lutté pour survivre à l’enfer concentrationnaire, témoigna, au retour, comme elle l’avait promis en écrivant sous le titre Auschwitz et après, une trilogie relatant son expérience. Bouleversée par la lecture de ses œuvres et de quelques pièces d’archives, Valentine Goby a composé ce livre où elle rappelle et commente le combat de Charlotte pour survivre aux conditions inhumaines de la détention. Elle souligne comment Charlotte Delbo utilisa la puissance des mots, de la littérature et même du théâtre, en restituant par cœur des pièces entières pour lutter et exorciser les forces du Mal. Elle rend ici un émouvant et bel hommage à cette femme exceptionnelle. Non seulement elle la rappelle à notre souvenir mais elle prolonge sa volonté de témoigner et pérennise son devoir de mémoire. 1 11% 1 tr+.:1 11J11 ii(mi Nain DUGMIN Ils vont tuer Robert Kennedy Marc Dugain Gallimard Après La malédiction d’Edgar (Gallimard 2005), Marc Dugain se penche sur celle de la famille Kennedy. Son narrateur, professeur d’histoire contemporaine à Vancouver suppose qu’il y a un lien entre la mort de ses parents et l’assassinat de Bobby Kennedy. Ce livre comporte deux faces. La recherche du passé de ses parents, émigrés irlandais morts dans des circonstances troubles (assassinat, suicide ?) en 1967 et 1968, quand il avait seize ans. Et l’histoire du clan Kennedy du père Joseph à l’assassinat de J.F.K (1963) et celui de Bobby à la fin de sa campagne pour l’élection présidentielle en 1968. Sa quête familiale le mène en Irlande, en France et aux États-Unis et découvre des liens avec la Résistance et les services de renseignements britanniques. Côté Kennedy on évoque l’hypersexualité de J.F.K, et la relation de Bob avec Jackie Bouvier-Kennedy après la mort de son mari. On y rencontre le monde politique qui gravitait autour des frères, de Hoover à Lyndon Johnson, successeur texan de Kennedy et Richard Nixon. On y parle de Cuba, la Baie des cochons et du Viêt Nam, des combines, des complots, des compromissions, la mafia et des achats de voix. Une riche et passionnante fresque d’une décennie de labyrinthe politicofamilial dont Robert Kennedy est le fil d’Ariane. - n1.11.. alérleer 41ra le ri%erder Le déjeuner des barricades Pauline Dreyfus Grasset Sous ce titre, inspiré de la Journée des barricades du 26 août 1648, Pauline Dreyfus, selon la règle des trois unités, raconte la journée du mercredi 22 mai 1968 à l’hôtel Meurice, palace de la rue de Rivoli. Elle décrit comment la révolte étudiante et les grèves perturbent les clients et le personnel d’un hôtel fréquenté par le gratin de la planète. Le directeur est amputé de sa fonction et pourtant le déjeuner hebdomadaire organisé par la milliardaire Florence Gould (locataire à l’année) doit avoir lieu. C’est là qu’un aréopage d’éminents écrivains et critiques doivent attribuer le Prix Roger Nimier à un jeune auteur de 22 ans, Patrick Modiano, pour son premier roman La place de l’Étoile (Gallimard). Mêlant avec adresse et humour fiction et réalité historique Pauline Dreyfus décrit la vie d’un palace, les à-côtés des rapports entre écrivains notoires comme Paul Morand, Chardonne, Blondin, Brenner, entre autres, avec l’intrusion de Dali et son ocelot, Jean- Paul Getty, et un modeste notaire de Montargis qui suggérera à Modiano le sujet de son futur roman Dora Bruder (Gallimard1997). Mai 68 vu du côté de ceux qui devraient en être solidaires mais dépendent de la fortune de leurs clients et des nantis qu’ils sont censés combattre. Un très original et joli roman mené avec brio et une élégance d’écriture qui attache le lecteur avide d’en connaitre la suite. Lion édition française - N°703//.69



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