Lion n°703 septembre 2017
Lion n°703 septembre 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°703 de septembre 2017

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lions Club International

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 9,6 Mo

  • Dans ce numéro : Naresh Aggarwal, président international 2017-2018.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Savoir - Rencontre « Casser les codes pour mieux se redéfinir » Maurice Lévy - Publicis Il arrive à 46 ans à la tête du géant français de la publicité fondé par Marcel Bleustein- Blanchet, sensiblement le même âge qu’avait son prédécesseur quand il est devenu président de Publicis, groupe dont l’emblème est une tête de lion. Un lion qui remportera d’ailleurs plusieurs Lions d’or du Cannes Lions International Festival of Creativity, rendez-vous de la créativité qui réunit chaque année en juin les publicitaires du monde entier depuis 1954 avec des milliers de courts-métrages, annonces, affiches et autres produits dans le secteur de la communication créative. Arthur Sadoun succède à Maurice Lévy qui était à la tête de Publicis depuis 1987. Il est à la barre d’un géant de la communication qui pèse 10 milliards d’euros. Passé par l’école alsacienne, diplômé de l’European Business School et titulaire d’un MBA de l’Insead de Fontainebleau, il n’a que 21 ans lorsqu’il fonde l’agence de publicité Z Group à Santiago du Chili. Vite remarqué, il intègre l’agence TBWA six ans plus tard comme directeur du développement. Président de TBWA Paris en 2003, de Publicis Conseil en 2006 puis de Publicis Worldwide France en 2009, il devient en 2016 CEO de Publicis Communications. Après Marcel Bleustein-Blanchet, le fondateur de l’agence, et Maurice Lévy qui en fait un navire international, il entre dans l’histoire de l’entreprise en en devenant le troisième patron. La charge est lourde, les ambitions sont grandes, mais ne semblent pas l’effrayer. Ce géant de 1,97 mest un pur publicitaire, contrairement à son prédécesseur qui avait une formation d’informaticien. Longtemps moins connu que son épouse, Anne-Sophie Lapix qui va présenter le journal de 20 heures de France 2 en cette rentrée, ses nouvelles fonctions vont le placer aussi en pleine lumière, comme son père Roland à la tête de l’Ifop et son grand-père, Ernest Cordier, qui a dirigé Thomson. Les relais de Maurice Lévy « Ce garçon très jeune a un véritable tempérament de publicitaire et de très grandes qualités tant sur le regard qu’il porte sur la publicité que sur le plan humain », confiait au JDD Maurice Lévy en 2006. Il est « L’élu » ditil un peu plus tard au moment des résultats par Philippe Colombet Publicis a réservé la présidence du conseil de surveillance au patriarche Maurice Lévy pour un passage de relais en douceur, mais ce dernier a promis de ne pas se mettre en  : « Situation d’être au-dessus de l’épaule de celui qui travaille ». Arthur Sadoun, qui a succédé le 1er juin dernier au « Lion » Maurice Lévy à la tête de Publicis, a la communication dans le sang. Mais, il aura, tout de même, fort à faire pour maintenir le rang du numéro trois mondial de la publicité..48//Lion édition française - N°703
annuels. Le Conseil de surveillance avait aussi pensé à SteveKing, le patron de Publicis Media, mais au final a opté pour Arthur Sadoun  : « Pour sa personnalité, pour son âge qui devrait lui donner du temps, et sa capacité à travailler en bonne intelligence avec le reste de l’équipe de direction », explique Maurice Lévy. Flash-back. Maurice Lévy, est né le 18 février 1942 à Oujda au Maroc. Fuyant l’Espagne franquiste, son père, professeur de philosophie, est sous le coup d’une condamnation à mort, puis fuyant la France, menacée par l’Allemagne nazie, le couple Lévy, d’origine juive espagnole, s’installe au Maroc. C’est dans l’est du pays que naît Maurice. Diplômé en informatique et organisation de l’université du New Jersey en 1965, grâce à une bourse d’études gagnée dans un concours organisé par les chaussures Bata, il est recruté l’année suivante dans le service informatique d’une agence de publicité. En parallèle à son métier d’ingénieur, il se découvre une passion pour les aspects plus commerciaux du métier et, au début des années 1970, son rôle s’étend à des fonctions gestionnaires. À 29 ans, en 1971, c’est lui que son patron choisit comme successeur à la tête du groupe. Déclinant l’offre, il préfère rejoindre un autre publicitaire, Marcel Bleustein Blanchet. En tant qu’ingénieur informaticien, il a l’initiative d’archiver l’essentiel des données de son entreprise sur bande magnétique. Grâce à cela, il permet à l’entreprise de se remettre en huit jours d’un incendie dévastateur survenu le 28 septembre 1972 dans l’immeuble des Champs-Élysées. Cette réussite contribue à le faire remarquer. 1973, il est promu au Conseil de direction, comme secrétaire général. 1975, il est nommé directeur général adjoint de Publicis Conseil et en 1976, directeur général. 12 ans plus tard, il devient président du directoire. Avec le soutien de la principale actionnaire Élisabeth Badinter, née Bleustein-Blanchet, il mène le développement international du groupe, hissant l’entreprise familiale au troisième rang mondial. Dans une stratégie de rachats parfois hostiles contre ses concurrents lui valant le surnom de « Napoléon de la publicité », il poursuit une politique de diversification des supports investissant très tôt Internet. Sous son impulsion, Publicis va connaître un coup d’accélérateur à l’international. 2013, il est classé troisième « Patron le plus performant » du CAC 40 par le magazine Challenges. 2017, il offre une nouvelle jeunesse à son drugstore, avec l’ouverture du restaurant dont la carte est signée Éric Fréchon. Un nouveau voyage dans la fidélité à l’esprit d’un lieu en mouvement comme il le souhaite. Là où le temps se réinvente dans l’audace  : « Tout demain s’y trouve déjà ». Une manière pour un lieu mythique, emblématique et si parisien, de réaffirmer son ADN. Car c’est en 1958, sous l’impulsion de Marcel Bleustein-Blanchet qu’est né le Drugstore. Premier magasin ouvert sept jours sur sept, lieu où l’on peut sur un coup de tête, s’offrir une bouteille de champagne à minuit autant que des disques et de l’aspirine. Plus qu’une adresse, c’est une institution  : « Il est depuis sa création un lieu innovant, en rupture, pas un lieu de mémoire, mais d’anticipation. La seule nostalgie qui l’anime est celle du futur ». Beaucoup de gens s’y sont rencontrés. Il a accueilli des innovations, des amours, des coups de cœur. « C’est un lieu de rencontre. Je me suis imprégné des archives, et de mes souvenirs. J’y allais après le travail. À l’époque, je faisais mes classes chez Taillevent, puis à la Grande Cascade. J’étais provincial. Le Drugstore c’était branché, avant-gardiste. On avait la sensation de toucher un peu des États-Unis. Le lointain devenait accessible. Moi, j’étais commis », souligne le chef Éric Fréchon. a 2017, le nouveau grand chantier qui semble tenir à cœur au « Lion » Maurice Lévy, c’est un drugstore Publicis qui s’offre une nouvelle jeunesse avec l’ouverture d’un restaurant dont le décor est signé Tom Dixon et la carte du chef Éric Fréchon. Lion édition française - N°703//.49



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