Lion n°698 mars 2017
Lion n°698 mars 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°698 de mars 2017

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lions Club International

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 6,5 Mo

  • Dans ce numéro : environnement, préservons la planète !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Passion - Peinture animalière sentiments, des pensées, des émotions, des vices et des vertus. À partir du XVII e siècle, l’art animalier exotique s’affirme avec les ménageries Certes, la chasse est à cette époque l’activité principale de la « classe dominante », un privilège. Rubens, peintre officiel de la Cour des Pays-Bas espagnols, se voit commander quatre tableaux représentant la chasse  : la chasse au sanglier mais aussi la chasse au tigre, la chasse à l’hippopotame et au crocodile et la chasse au lion. Suite aux récits des grands voyageurs de retour d’explorations, les animaux exotiques sont débarqués dans certains ports et font une entrée spectaculaire dans la peinture. Rubens, Paul de Vos, Frans Snyders, Paulus Potter, Jan Fyt se spécialisent dans un genre animalier où la violence inhérente au caractère bestial n’est pas occultée. Alexandre-François Desportes, peintre attitré des chasses et de la meute de Louis XIV, se voit demander par le roi plus d’exotisme  : il l’envoie dans sa ménagerie royale, premier grand projet.96//Lion édition française - N°698 à Versailles en 1663. C’est un lieu de splendeur, étape obligée de toute l’Europe des Lumières qui vient y admirer les colibris, autruches, éléphants, dromadaires que Colbert fait venir du monde entier... et les nobles du monde entier créent à leur tour leur propre ménagerie ! Les artistes, avant de commencer la moindre esquisse, vont longuement y observer les animaux, s’en imprègnent pendant plusieurs jours pour comprendre leur comportement, leur personnalité. « Princes et riches particuliers rivalisent de zèle pour orner leur jardin de bêtes curieuses. Des perroquets se voient dans toutes les demeures ; des hoccos, des pénelopes, des éperonniers, des pauxis, des faisans exotiques sont acclimatés au point de se reproduire. » Depuis ces témoignages, que d’espèces ont disparu ! Avec le XVIII e siècle, les scènes de chasse se multiplient et les tableaux représentent encore plus d’animaux morts comme dans les natures mortes de Chardin ou de Jean-Baptiste Oudry. Des saynètes mettent en vedette des singes qui parodient l’homme, son savoir, son autorité, Géricault - Chevaux gris mais aussi ses plaisirs, son oisiveté, ses travers comme dans La Grande singerie du château de Chantilly peinte par Christophe Huet en 1737. Au XIX e siècle, la France influence les écoles des autres pays car il s’y concentre les courants novateurs comme le naturalisme, intermédiaire entre le réalisme et l’académisme. Jean-Jacques Audubon est le roi des peintres ornithologues  : depuis ses observations, huit espèces se sont éteintes, quinze menacées et deux cents en déclin caractérisé ! Mais il serait impensable d’oublier Rosa Bonheur (1822-1899) que l’on associe aujourd’hui aux débuts du féminisme  : sa quête du réalisme et du naturalisme l’amène à photographier pour scruter les animaux. Pour elle, ils ont une âme qu’elle veut traduire dans leur regard. Elle hante les marchés, les foires et même les abattoirs, ce qui lui fait demander au Préfet la fameuse autorisation de s’habiller en homme. Les États-Unis lui vouèrent un véritable culte, l’Impératrice Eugénie lui remit la Légion d’Honneur.
L’Odyssée des animaux et les grands thèmes artistiques en quelques noms. Parmi les animaux représentés, le cheval occupe la première place. Dès la fin du Paléolithique, entre 35 000 et 10 000 ans av. J.-C., commence pour lui un véritable « Âge d’or » tant il figure dans l’art. Davantage symbole de prestige et de pouvoir, le cheval devient l’animal emblématique de toutes les élites sociales. Quand la bourgeoisie montante s’oppose à la noblesse, c’est à cheval qu’elle aime voir son portrait dans les allées du Bois de Boulogne comme les belles amazones d’Alfred de Dreux. La fascination pour les courses hippiques, la chasse à courre, les représentations militaires, les portraits équestres sont autant d’occasion de mettre le cheval en scène pour l’Anglais George Stubbs, l’Américain Frederic Remington, l’Italien Julius von Blaas, les Russes Evgueni Alexandrovitch et Nicolas Swertschkoff et les Français Carle Vernet, Théodore Géricault ou encore Eugène Delacroix. Malgré sa disparition utilitaire au XX e siècle, le cheval reste présent dans l’art contemporain grâce à Albert Demuyser, Léon Schwarz-Abrys, Franz Marc et, au début du XXI e siècle, Maurizio Cattelan. La basse-cour, bovins, moutons ou porcs se retrouvent sous les pinceaux de Paulus Potter, Charles Jacque, Philibert Léon Couturier. Les chats sont les compagnons et les modèles de Léon Huber, Louis Wain, Picasso, Paul Klee, Michel Halmos, Bernard Vercruyce, nommé en 1994 Académicien du chat pour l’ensemble de son œuvre. Philippe Lombarde est un amoureux des oiseaux tandis que Florence Cadène, Corinne Marchais et Dick van Heerde sont fascinés par les éléphants et les félins. Une liste très incomplète tant les peintres animaliers sont nombreux ! Loin des ménageries, les artistes contemporains, amateurs ou de talent, disent aimer les animaux, les observer, les modeler, les caresser d’après des photographies spontanées qu’ils prennent souvent eux-mêmes dans la nature. Tandis que Catherine Meurisse écrit « la peinture ce n’est pas copier la nature, c’est travailler avec elle », Marie-Hélène Stokkink confie  : M.H. Stokkink - Cochon « Je suis l’animal que je peins, je ne fais qu’un avec mon modèle. C’est une école de la vie  : je vois en lui des traits de caractère commun aux humains... » Bestiaire Apocaplypse de Beatus a Lion édition française - N°698//.97



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