Lion n°696 janvier 2017
Lion n°696 janvier 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°696 de janvier 2017

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lions Club International

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 6,8 Mo

  • Dans ce numéro : tous nos voeux pour cette année exceptionnelle du Centenaire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Vie culturelle - Livres Œuvres romanesques IV William Faulkner - La Pléiade/Gallimard WilliamFaulkner (1897-1962) est le plus grand écrivain de l’histoire littéraire américaine, l’un des plus grands de la littérature mondiale. À l’égal de Proust et Balzac il a édifié une œuvre monumentale, créé un univers, le comté de Yoknapatawpha, des centaines de personnages dont certains récurrents comme Gavin Stevens, McCaslin, le colonel Sartoris, Quentin Compson, et les Snopes. Des personnages ancrés dans la terre du Sud mais dont la complexité et la variété de caractères et de psychologie font des archétypes de l’humanité. Des personnages dont les rapports conflictuels souffrent des séquelles d’un Sud encore marqué par le « péché originel » de l’esclavage et.64//Lion édition française - N°696 l’humiliation la défaite de la guerre de Sécession. Avec ce dernier tome, la Pléiade aura édité la totalité des romans de Faulkner. Le prochain sera consacré aux nouvelles. Ici François Pitavi et Jacques Pottier présentent La ville (1957), La demeure (Le domaine - 1959) et Les larrons (1962). La ville et La demeure sont les deux dernières parties de la trilogie des Snopes, dont le premier volume, Le hameau (1940), figure dans le tome III de cela Pléiade. Le projet des Snopes remonte à 1925 mais fut conçu en 1938. Pièce majeure dans l’œuvre de Faulkner, cette trilogie raconte l’histoire d’une famille de bâtards, terriens cupides et corrompus, Livres par Pierre Schavey Pierre Schavey vivants symboles de la déchéance du Sud et de sa vieille aristocratie. Une saga vigoureuse où l’on retrouve les thèmes et les figures qui font la singularité et la puissance de son œuvre. Les larrons, son dernier roman (1962 - Prix Pulitzer 1963) est le seul roman léger, souriant d’une œuvre grave et sombre. Un garçon de onze ans, le chauffeur et un domestique noir fuguent dans la voiture volée au grand-père. Épopée rocambolesque à Memphis entre prostituées et chevaux de course. Pour qualifier certains romans de Faulkner, Albert Camus et Julien Green utilisent le mot « chef-d’œuvre ». Je n’en vois pas d’autre.
feux sur Sunset Derniers feux sur Sunset Stewart O’Nan L’Ollivier Ce quinzième roman depuis Des anges dans la neige (L’Olivier 1998) est une biographie romancée de Scott Fitzgerald (1896-1940). Le couple légendaire Fitzgerald/Zelda, vedette des « années folles », a inspiré de nombreux biographes, mais ici Stewart O’Nan n’imagine que les trois dernières années de la vie de Scott. En 1937, celui qui avait été l’auteur le mieux payé, ruiné, en panne d’inspiration, accepte de devenir scénariste pour la MGM à Hollywood. Il y rencontre son grand ami Ernest (HemingWay) Humphrey Bogart, Greta Garbo, Joan Crawford, Mankiewicz et la jeune journaliste mondaine Sheila Graham avec qui il vit une liaison intense. Des années partagées entre un travail alimentaire décevant, les visites à Zelda, schizophrène dans un centre psychiatrique de l’Est, et à leur fille Scottie dans un collège ruineux, et la vie avec Sheila à Hollywood et Malibu. Un va-et-vient déprimant entre passé et présent. La vie, minée par l’alcoolisme, d’un « has been » déchu, dont le travail est souvent transformé par d’autres, et dont le nom n’apparaît pas toujours aux génériques. Portrait d’une fin de vie faite d’espoirs déçus et d’humiliations mal digérées. Peinture sans concession du milieu hollywoodien gangrené par l’ambition, l’arrivisme, l’hypocrisie et la jalousie. Histoire pathétique, admirablement contée, d’une déchéance annoncée. Le p tesseti r Marcel Proust Franeis-FIreund 116,6-1 Là ! fsmil Le professeur Marcel Proust François-Bernard Michel Gallimard François-Bernard Michel, dont les titres et distinctions occuperaient l’espace réservé à ce compte-rendu, professeur de médecine à Montpellier, pneumo-allergologue de réputation internationale, est également poète, romancier et essayiste souvent primé. Pneumo-allergologue (très modeste) moi-même j’ai souvent apprécié son talent et bénéficié de son enseignement au cours de conférences et congrès professionnels. F.-B. Michel, qui a déjà écrit sur Proust, consacre celui-ci aux rapports entre Marcel et sa maladie  : l’asthme. Avec sa minutie de chercheur et de grand médecin associée à une précision d’historien, il trace les étapes de la maladie de l’asthme « nerveux » aux fumigations. Il analyse en asthmologue mais aussi en psychologue et en analyste littéraire la relation entre le malade, son œuvre, sa famille et les nombreux médecins (souvent célèbres) qui l’ont approché, dont son père et son frère, professeurs de médecine. Parallèlement au regard de ces thérapeutes F.-B. Michel nous livre celui du malade, le professeur Marcel Proust dont l’auto-analyse débouche sur des « intuitions de neuro-physio-psychologie » et de « neuroimmunologie ». Une étude exemplaire et passionnante, un regard nouveau (scientifique et littéraire) sur les « étouffements » de Marcel Proust. La conclusion inattendue  : l’apport de cette analyse à l’attitude du professeur Michel vis à vis de certains malades traités (avec succès) par la « bibliothérapie »  : prescription de la lecture de Proust. Dommage que je n’exerce plus, j’en aurais volontiers fait usage pour mes patients. À lire aussi, évidemment, les Lettres au duc de Valentinois de Marcel Proust (Gallimard) préfacées par Jean-Yves Tadié et suivies d’une remarquable étude de Jean-Marc Quaranta sur la relation Proust - Pierre de Monaco, Anatomie d’une brouille. (Gallimard). Dans la tête d’Andrew E.L. Doctorow Actes Sud Edgar Lawrence Doctorow (1931- 2015), écrivain américain n’a pas reçu en France (dix romans traduits dont le célébre Billy Bathgate - Julliard 1992) l’accueil mérité. Ce dernier, mais non le moindre, roman (2015) est peutêtre le plus étonnant et le plus original d’une œuvre souvent colorée de critique sociale. Andrew, chercheur en sciences cognitives se confie à un psy. Il raconte sa vie et ses rapports avec ses proches. Est-il vraiment responsable des catastrophes qui les accablent ? Andrew est-il un mythomane et son cerveau, comme celui de beaucoup, n’est-il qu’une machine à débiter des mensonges ? A-t-il vraiment connu une famille de lilliputiens, empoisonné accidentellement son bébé, été le colocataire du président des USA à Yale et fait le poirier dans le bureau ovale de la Maison Blanche, sa deuxième femme a-t-elle péri dans l’écrasement des tours jumelles le 11 septembre 2001 ? Exploration désordonnée du temps et de l’espace, le récit auto-critique d’Andrew nous interroge, nous bouscule parfois mais nous passionne toujours. Réflexion sur la mémoire, la mécanique cérébrale, il est aussi une vision personnelle de l’Amérique et un voyage psychologique dans l’inconscient d’un individu. Un grand et intense roman à tiroirs d’une gratifiante richesse.. Lion édition française - N°696//.65



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