Lion n°696 janvier 2017
Lion n°696 janvier 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°696 de janvier 2017

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lions Club International

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 6,8 Mo

  • Dans ce numéro : tous nos voeux pour cette année exceptionnelle du Centenaire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Vie culturelle - Cinéma La sélection cinéma Fleur de tonnerre La première tueuse en série française Hélène Jégado surnommée Fleur de Tonnerre s’apprête à être jugée pour les crimes qu’elle aurait commis dans toute la basse-Bretagne pendant des années. Partout où passait cette discrète cuisinière, quelqu’un trépassait... Stéphanie Pillonca-Kervern met en images l’histoire de la plus grande empoisonneuse de tous les temps, soupçonnée de plusieurs dizaines d’assassinats dans la première moitié du XIX e siècle, notamment à Lorient ou Rennes où elle fut guillotinée. Effrayante dans sa détermination à aller jusqu’au bout de sa mission démoniaque, agissant au nom d’une croyance dans le mythe local de l’Ankou, Fleur est incarnée avec intensité par Déborah François. La réalisatrice manifeste une empathie évidente pour cette victime devenue bourreau avec quelques éclats dans la mise en scène, malgré une narration trop prévisible. La distribution impressionnante réunit Catherine Mouchet en mère cruelle, Féodor Atkine (le notable qui fut le premier à la soupçonner), les chanteurs Benjamin Biolay (un ancien employeur, seul à la soutenir publiquement) et Miossec (un curé) ainsi que le mythique Jean-Claude Drouot, alias Thierry la Fronde, en victime consentante..60//Lion édition française - N°696 par René Quinson Ouvert la nuit Salut les artistes À la veille de la première de son nouveau spectacle, Luigi doit trouver d’urgence un vrai singe pour faire plaisir au prestigieux metteur en scène japonais qu’il a recruté et convaincre une mécène de sauver son théâtre gravement déficitaire. Il s’enfonce dans la nuit parisienne, accompagné de Faeza (Sabrina Ouazani), une stagiaire embrigadée bien malgré elle dans une virée qui va tourner au grand n’importe quoi. Edouard Baer est devant et derrière la caméra pour cette drôle d’odyssée, interprétant un être fantasque qui se plaît à prononcer des phrases vides de sens pour tenter de se sortir des impasses dans lesquelles il se fourre. De mauvaise foi mais étrangement sincère à sa manière, il reste attachant malgré ses (gros) défauts, même pour Nawel, interprétée avec aplombpar Audrey Tautou, qui le seconde avec une patience admirable dans la gestion de son entreprise. Une comédie qui souligne un amour de l’absurde, du théâtre et de la débrouille avec un amuseur en roue libre. La narration libre et éclatée, faussement improvisée, laisse pointer un peu de mélancolie. L’occasion de revoir l’immense Michel Galabru dans son propre rôle qui s’amuse, une dernière fois, d’une réputation de cabot qu’il partage avec Edouard Baer L’ami François d’Assise et ses frères Un message de générosité François d’Assise, que l’on soit croyant ou non, reste pour le monde occidental une belle figure de l’humanité. Ce fils de riches bourgeois décida au treizième siècle de se consacrer uniquement aux pauvres et aux malades, à la solidarité et à la paix, pour rester fidèle au message christique. L’ordre qu’il créa, les Franciscains, existe. C’est l’établissement de la « règle » de cet ordre - sévère, exigeante mais toujours fraternelle - qui est le conflit central du film de Renaud Fély et Arnaud Louvet, avec Elio Germano dans le rôle du futur saint et Jérémie Renier incarnant un de ses compagnons. Le film évite l’écueil de la pieuse hagiographie religieuse tout autant que de la reconstitution historique à grand spectacle. La mise en scène est sobre, rigoureuse, intimiste, s’attachant aux visages et aux paysages. On sait combien la nature joua un grand rôle dans la vie simple des premiers franciscains. L’Ami est une œuvre inspirée et austère, un message de concorde et de fraternité, retraçant la vie d’un tel homme qui, avait mal aux autres. Et voulait leur apporter guérison et amour.
Il a déjà tes yeux Une adoption inattendue Après une très longue attente, Paul et son épouse Sali vont enfin devenir parents. Ils vont pouvoir adopter un bébé prénommé Benjamin. Il est blanc, ils sont noirs, ce qui ne sera pas sans occasionner quelques petits tracas. Le talent de portraitiste avisé de Lucien Jean-Baptiste (La Première Etoile) se confirme dans cette comédie sociale réaliste, sensible et amusante où il tord le cou aux préjugés entre communautés. Également acteur principal, il forme un couple attachant avec la drôle et charmante Aïssa Maïga. Troublée par cette adoption qu’elle juge néfaste, Claire, l’assistante sociale chargée du suivi de leur dossier, multiplie les visites surprises pour les décourager. Filmée comme une sorcière de chez Disney, à renforts de plans oppressants, Zabou Breitman prend plaisir à jouer une méchante volontairement exagérée mais réjouissante. Vincent Elbaz est Manu, l’ami irrésistible au look de célibataire endurci qui apporte une bonne dose de dérision. La dernière partie réconcilie un peu trop facilement tout ce petit monde mais Lucien Jean-Baptiste marie comme nul autre un regard critique sur le racisme « ordinaire » à une bienveillance et un humour qui désamorcent tout manichéisme. Quelques minutes après minuit Le Mauvais Gros Géant La vie de Conor, treize ans, est bien sombre. Sa mère est condamnée par une longue maladie et il est harcelé à l’école. Tous les soirs, sept minutes précisément après minuit, une créature géante ressemblant à un arbre lui rend visite pour lui raconter des histoires. Le monstre est animé de façon vivante, avec une combinaison habile d’effets créés par ordinateur et de maquettes, la voix de Liam Neeson en version originale lui apportant une humanité plus forte encore. Sa relative véracité physique accentue sa dimension inquiétante mais ses intentions, trop évidentes dès le départ, amoindrissent l’émotion activement recherchée par le réalisateur Juan Antonio Bayona. Les acteurs sont touchants, à commencer par Lewis MacDougall habile à exprimer autant la peine que Conor cherche à fuir en se réfugiant dans un monde imaginaire inquiétant que la colère qui le ronge. Sigourney Weaver interprète son premier rôle de grand-mère, aux rapports houleux avec son petit-fils. Terrifiée à l’idée de voir disparaître sa fille, elle est en réalité plus maladroite que méchante. D’après un livre pour enfants de Patrick Ness dont les prémices ont été imaginées par une romancière elle-même disparue d’un cancer. Lion édition française - N°696//.61



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