Lion n°696 janvier 2017
Lion n°696 janvier 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°696 de janvier 2017

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lions Club International

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 6,8 Mo

  • Dans ce numéro : tous nos voeux pour cette année exceptionnelle du Centenaire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Actions des clubs fAL11. PLGARRES De l'autre côté du miroir un rapport avec ». Un autiste entretient donc des rapports avec lui-même, au lieu d’en avoir avec les autres. A-t-on jamais vu une définition aussi banale, une définition pouvant coller à tant de portraits ? Il n’existe pas de marqueur biologique ou physique permettant de repérer la présence d’un trouble autistique en un seul examen. Le diagnostic repose sur la concordance de différents éléments que les professionnels parviennent à collecter à propos d’une personne. L’investigation repose aussi sur la vérification et l’élimination d’un certain nombre de diagnostics différentiels que des entretiens et des tests permettent d’évaluer. Ils peuvent être accompagnés d’investigations neurologiques et génétiques complémentaires où la communication ne va pas de soi, bien au contraire Le syndrome autistique apparaît avant tout dans l’altération qualitative des interactions sociales réciproques, associées à un répertoire restreint d’activités et d’intérêts stéréotypés et répétitifs. Chez certaines personnes porteuses d’autisme, aucune difficulté particulière n’est notée au niveau des habilités langagières et cognitives. Il en va ainsi, par exemple, des personnes atteintes du syndrome d’Asperger (du nom de Hans Asperger qui, en 1944, a décrit un groupe d’enfants socialement isolés qu’il a caractérisés selon un diagnostic de psychothérapie autistique), ou des personnes autistes de haut niveau, elles-mêmes atteintes de troubles envahissants du développement. La plupart des chercheurs s’accordent sur le fait que les comportements inhabituels, caractéristiques d’un syndrome autistique, ne se perçoivent pas avant l’âge de trois ans… Ce sont, bien sûr, les interactions sociales qui sont le plus affectées et les plus « voyantes ». Les atteintes à ce niveau se manifestent de différentes façons  : une difficulté à utiliser des comportements non verbaux pour s’introduire lors d’interactions sociales, une difficulté à développer des relations amicales appropriées, ou encore une absence de réciprocité sociale ou émotionnelle que l’on peut résumer par un défaut d’empathie. Les personnes porteuses d’autisme semblent toujours être « hors contexte », en « décalage » par rapport à la situation vécue. Mais si ces personnes n’éprouvent, pour la plupart, pas de difficultés langagières, elles ont cependant du mal à initier et maintenir une conversation. Elles peuvent répéter, selon un mode stéréotypé, des mots ou des phrases. Globalement, le langage ne s’utilise pas dans un objectif social, mais plutôt dans un but concret. Il y a « parole », mais il n’y a pas Bon de Commande à retourner au Lions club Doyen Bartholdi Colmar 4 rue du Conseil Souverain - BP  : 60631 - 68018 COLMAR cedex Titre Quantité Prix unitaire Prix total De l’autre coté du miroir - Paul Pegarres 20,00  €  € Frais de port 4,00  €  € Montant total chèque à joindre  € réellement « communication » qui suppose un échange avec l’autre. Autres particularités décelées chez ces personnes  : peu d’expressions faciales, à moins d’être en colère. L’intonation de la voix peut être monotone ou, au contraire, exaspérée. Les gestes sont limités, parfois maladroits et non coordonnées, ou non appropriés à l’expression de la communication. Les signes non verbaux émanant d’autrui peuvent être incompris, voire ignorés. On décèle aussi, généralement, une restriction des activités et des intérêts chez les personnes porteuses d’autisme  : des préoccupations anormales par leur intensité ou par leur rigueur, pour un ou plusieurs intérêts stéréotypés (ex.  : survenance d’un orage), une adhérence apparemment inflexible à des routines ou à des rituels (des trajets extérieurs toujours identiques), des comportements moteurs répétitifs et stéréotypés (balancement du haut du corps chez certains en position assise ; bras ballants en position debout…), des intérêts persistants face à une partie d’un objet (ex  : les petites roues d’une voiture – jouet). Mais un monde de lutte... Imaginons les efforts colossaux que doivent accomplir les personnes atteintes d’autisme pour trouver leur place dans notre société. Il leur faut intégrer les notions de mensonge et d’hypocrisie alors qu’elles-mêmes sont à des années-lumière de ces concepts, faire face à l’exigence de l’immédiateté alors qu’elles ont besoin de « prolonger » gestes et raisonnements dans leur train d’habitudes, ou encore utiliser la logique déductive pour capter le caractère implicite des relations humaines. De l’autre côté du miroir est un témoignage émouvant. Il l’est d’autant plus qu’il fait partie des — — De ravir/0.0 tlurrividr Votre adresse  : Nom :. Prénom :.. N°et rue  : Code Postal :..Ville :. Votre adresse e-mail.Votre n°de téléphone.46//Lion édition française - N°696
rares témoignages de père dans la bibliographie francophone consacrée à l’autisme. C’est en effet l’histoire d’un père qui se met à la place de son fils, autiste de haut niveau, pour raconter à la première personne du singulier, la vie de celui-ci. Passant ainsi de l’autre côté du miroir, Paul Pegarres se met entièrement à l’écoute de son « Pierrot lunaire » pour se faire traducteur, transcripteur d’une vie  : « c’est comme si Pierre et moi jouions au piano à quatre mains, mais gouvernées par la même tête, la mienne. Je dirige la partition, mais je m’inspire des improvisations qu’il me propose ». « Paul Pegarres » n’est pas le véritable patronyme de ce père. Pourquoi avoir choisi un pseudo (anagramme d’Asperger, du nom du syndrome éponyme) ? Parce qu’il a voulu préserver son fils du regard des autres qui n’aurait pas manqué, dans le cas contraire, d’être plus appuyé, plus compatissant. Mais alors pourquoi avoir publié ce récit ? Au-delà du désir intime de figer pour l’avenir des émotions l’ayant secoué, ainsi que sa famille, il y a sûrement le souhait que son fils puisse lire, un jour, ce récit et s’en approprier le contenu en pensant que son père, décidément, l’aimait beaucoup. Il y a aussi, très certainement, le souhait qu’il puisse follement en rire, car cette dérision serait synonyme de résistance face au bug autistique. À la lisière du roman et du témoignage, cet ouvrage décrit donc le parcours d’un jeune autiste, de son enfance à l’adolescence, et dans ses premiers pas d’adulte. Il ouvre une fenêtre sur ce regard particulier qu’un être différent porte sur le monde. La petite enfance, l’école, l’université, les difficultés à nouer les contacts, ce sont tous les aspects de la vie qui sont explorés dans cet ouvrage, saisis à travers la conscience d’une personne autiste. Cet ouvrage permet donc d’entrer de plain-pied dans l’univers si étrange de l’autisme. Les deux parties romancées (Océane et Quand le miroir se fend) qui suivent la partie autobiographique, projettent Pierre dans deux univers a priori improbables pour lui  : la rencontre avec l’autre sexe et l’expérience professionnelle. Cette projection confère au récit une dimension affective toute particulière. Elle ouvre aussi des portes, laissant à penser que rien n’est impossible. Aider les parents et les aidants Octobre 2016. l’exposé sobre mais impressionnant de M. Paul Franck devant la commission des œuvres du club a conforté notre engagement. Diagnostic précoce, médiation, projet de « guidance parentale », assistance et conseils pratiques, droit au répit, activités culturelles et de loisirs sont les axes d’intervention de l’association Als’Asperger. Nous faisons appel à vous pour cette œuvre de solidarité, au moyen de notre revue nationale et de celle du district Est Vers l’ideal. Nous remercions vivement les responsables de ces revues pour leur soutien. À charge pour le club Doyen Bartholdi de Colmar de gérer les commandes et d’expédier les livres aux acheteurs. Ce témoignage émouvant d’un père de fils autiste touchera toute personne sensible à l’humanisme et au besoin de solidarité dans notre pays. Autour de nous, entourant avec amour et courage leur proche autiste, les familles concernées sont le plus souvent discrètes. Elles méritent soutien et assistance. En commandant cet ouvrage vous apporterez une contribution à l’association Als’Asperger qui soutient bénévolement les parents et aidants souvent démunis face à ce handicap. Merci pour votre aide. Nous vous invitons à commander ce livre en utilisant le bon de commande ci-contre auprès du club Doyen Bartholdi Colmar. a Retrouvez cet article sur Lions club Colmar Doyen Bartholdi I a action autisme asperger Pour paraître dans la rubrique « Actions des clubs », s’adresser à  : a Centre (C) Guy Mulier06 48 48 80 68 guy.mulier@orange.fr a Centre-Est (CE) Sonia Clairemidi. 06 62 45 40 01 sonia.clairemidi@orange.fr a Centre-Ouest (CO) Jacques Bruniau... 06 64 00 91 75 jacquesbruniau@sfr.fr a Centre-Sud (CS) Danièle Toussaint.. 06 82 91 31 77 daniele.toussaint@wanadoo.fr a Côte d’Azur - Corse (CC) Alain Mourani... 06 62 44 85 79 alainmourani@orange.fr a Est (E) Robert Cosson... 06 98 42 48 22 cossonrobert@gmail.com a Île-de-France Est (IdFE) Philippe Banget-Mossaz 06 25 64 73 69 art19e@hotmail.com a Île-de-France Ouest (IdFO) Hubert Thierry.. 06 14 46 00 49 hubertthierry@2cfr.com a Île-de-France Paris (IdFP) Raymond Lê. 06 23 25 63 81 raymond.le@orange.fr a Nord (N) Daniel Castellan.. 06 80 57 71 40 daniel.castellan@wanadoo.fr a Normandie (Nie) Anne Pellerin... 06 14 02 81 44 anne.pellerin@orange.fr a Ouest (O) Gaëtan Lahaie. 06 50 63 55 12 g.lahaie@orange.fr a Sud (S) Jeanne Gast Brune 06 71 41 18 14 gast.j@wanadoo.fr a Sud-Est (SE) Christian Frugoli 06 34 21 78 09 christian.frugoli@laposte.net a Sud-Ouest (SO) Dinah Achour 06 61 47 77 55 dinartmisia@gmail.com Lion édition française - N°696//.47



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