Lion n°694 novembre 2016
Lion n°694 novembre 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°694 de novembre 2016

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lions Club International

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 6,8 Mo

  • Dans ce numéro : un centenaire sous le signe de la jeunesse !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Vie culturelle - Musiques actuelles Dialogue entre générations * « Quelle est cette musique ? » Avouons ! Nous avons tous posé cette question à nos enfants ou petits-enfants. N’est-ce pas Georges ? Alors, maintenant, écoutons une réponse, celle de Pauline... Fin septembre, un prêtre cite PNL à la messe, et la presse cherche à comprendre. Dans Télérama notre confrère François Chevalier explique  : « Les fidèles de cette paroisse du Vésinet n’ont pas dû en croire leurs oreilles. Emmanuel Gougaud, qui revendique d’être le «Premier prêtre français fan de PNL», n’a pas hésité à citer le duo de rappeurs dans son sermon ». Pourquoi on aime PNL ? En quête d’une grille de lecture, c’est la question que se posait Lucile Commeaux sur France Culture  : « On sait que le succès fait débat au-delà des cercles d’initiés. Le troisième album du duo de Corbeil n’échappe pas à la règle. Et suscite des réactions sur les réseaux sociaux, entre fascination, curiosité et incompréhension ». Un dimanche, un auditeur inattendu a donc dévoilé sa passion pour le groupe. Le Père Emmanuel Gougaud, prêtre catholique, officie dans la paroisse Sainte Pauline du Vésinet, Yvelines. Dans un message qui a agité Twitter, l’homme de foi annonçait qu’il citerait les « caïds » de la cité des Tarterêts dans son prêche dominical en les remerciant. Et de s’autoproclamer dans le tweet suivant « Premier prêtre de.74//Lion édition française - N°694 par Philippe Colombet France fan de PNL ». Recherches effectuées par Télérama, difficile de le contredire. Si on a pu croire à un canular, il n’en est rien. Comment un membre de l’église peut-il être sensible à ces paroles ? Simplement parce que ce docteur en théologie est mélomane. Répondant sérieusement aux questions du journaliste, on apprend que le quadragénaire en soutane peut réciter par cœur ses rappeurs préférés. C’est à un concert d’Eminem qu’il a contracté le virus. Dans Télérama, le Père Gougaud livre une analyse  : « Ce dimanche matin, j’ai cité PNL, pas de paroles particulières mais leur dénonciation de notre système consumériste. (...) L’engouement que PNL suscite est symptomatique d’une société qui comprend que la surconsommation ne rend pas heureux. Cela rejoint le message de Jésus «Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent». Le Christ veut libérer de l’argent devenu fin et non un moyen, maître et non serviteur ». Il explique son ouverture d’esprit  : « Explorer les nouvelles cultures contemporaines, y discerner la quête de Dieu et bâtir des ponts entre les églises, communautés, et personnes sont des causes qui me sont chères « Pauline, tu nous expliquerais pourquoi tu apprécies tant cette musique ? Nous voulons comprendre, merci Pauline ». ». On aurait aimé être petite souris pour observer la réaction des fidèles. Le rap chrétien a du succès aux USA. Le rap à travers le monde Le site rappourlesnuls.com détaille. Flash-back, né dans les années 70 dans les quartiers noirs des États-Unis, comme le Hip-Hop, exporté au milieu des années 80  : « Cet art à mi-chemin entre chant et déclamation a développé ses codes, devenu musique à part entière, décriée, caricaturée et pourtant fascinante ». Le mot «rap» d’argot américain veut dire «bavarder», il évoque aussi un coup sec. Le discours peutêtre politique, dénonciateur, égocentrique,
violent, apaisant, spirituel, rassembleur, humoristique... Les sujets sont divers, mais l’essence est de décrire la réalité, sa réalité, son ressenti sur le monde », explique rappourlesnuls.com. Les rappeurs se définissent comme journalistes témoins de l’époque. Le tout en maniant rime et rythme, pour rendre le texte percutant. Le texte, c’est ce qui distingue le rap. Si dans la chanson classique la mélodie est importante et les syllabes étirées, ici le texte est dense et peu interrompu. La structure courante est de trois couplets équivalents, trois refrains, huit mesures  : « Il n’est pas rare de voir des raps pouvant durer 6, 7, voire 10 minutes ». Le refrain peut être instrumental. Deux éléments composent le rythme  : le beat, les percussions. Au départ minimalistes et à partir de samples existants remixés, les morceaux ont été de plus en plus élaborés. Aujourd’hui, on parle de «production». Le flow, c’est la vitesse de diction. Chaque rappeur a son flow. « L’essentiel est que cela soit travaillé tout en ayant l’air spontané », explique rappourlesnuls.com. Les Français raffolent des allitérations, les Américains feront des rimes vocaliques. Le punchline est une phrase qui sort du lot. Beaucoup trouvent le rap français plus varié, réaliste et innovant que son grand frère américain, où le revendicatif a été éclipsé par le business. La messe est dite. Et si les œuvres du rap étaient des textes littéraires ? Une professeure de français examine les paroles de PNL en cours. D’ailleurs, dans un prochain numéro nous chercherons à comprendre cette passion de nos jeunes pour cet Harry Potter qui les incite à dévorer des centaines de pages, en anglais ! Avant de revenir aux valses de Vienne, que l’on a aussi le droit d’apprécier, certains « Rappeurs » ne s’en cachent d’ailleurs pas... rappourlesnuls.tumblr.com * Merci à Jeanne et Pauline Colombet d’avoir eu la gentillesse de répondre à toutes nos questions, merci au talentueux photographe Cédric Jappont pour ces portraits de Pauline casque sur la tête, pour savourer la musique qu’elle aime. Cédric Jappont Lion édition française - N°694//.75



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