Lion n°694 novembre 2016
Lion n°694 novembre 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°694 de novembre 2016

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lions Club International

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 6,8 Mo

  • Dans ce numéro : un centenaire sous le signe de la jeunesse !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Coll. service historique de la Défense, Vincennes Savoir - Histoire.48//Lion édition française - N°694 Novembre 1916 A comme As par La mémoire de 14-18 reste associée à la guerre de tranchées et aux souffrances des poilus. Or, cette époque marque aussi les débuts de la guerre aérienne... 1916, le commandant de Rose à bord de son Nieuport XI. Appelé par le général Pétain le 28 février, Charles de Rose réorganise l’aviation de chasse (photographie gélatino argentique, H. 13 xL. 20 cm, collections du Service historique de la Défense, cote DE 2007 PA 44, fonds Maurice Roger). Questionnant le rôle de l’aéronautique dans la bataille, une exposition du musée de l’air du Bourget souligne les réalités d’un tournant en 1916. Au-delà des aspects militaires, l’exposition met aussi en lumière des aspects méconnus. La fin de 1916 est marquée par une escalade de bombardements sur des villes ouvertes, de part et d’autre du front. Ces raids signifient à la population qu’elle est susceptible d’être frappée. Menaçant les civils, l’arme aérienne contribue à instaurer une guerre psychologique qui touche les sociétés. Ces bombardements constituent un sujet dominant dans la presse, qui réserve à la guerre aérienne une place de plus en plus substantielle. En explorant différentes formes de propagande, cette Antonin Moreau exposition met en évidence, dans une approche inédite, le retentissement médiatique de la guerre. Première mission  : photographier Mais les missions de la chasse aérienne n’ont de sens que dans la mesure où elles permettent aux escadrilles de corps d’armée de renseigner l’artillerie ainsi que d’observer les positions et mouvements. Grâce à l’action de la chasse, les observateurs français parviennent à accomplir de nouveau leurs missions. La photographie aérienne permet la mise à jour, quotidiennement, des lignes de combats sur les cartes. Des photographies sont distribuées aux lieutenants et capitaines d’infanterie. L’artillerie lourde à longue portée ne peut agir sans les informations et les réglages transmis par l’aviation. Ces missions requièrent de solides connaissances scientifiques, en particulier en topographie et en trigonométrie. Ainsi, de nombreux officiers observateurs sont issus des grandes écoles, Polytechnique, Centrale et Mines. De même, au commencement de la bataille de la Somme en 1916, la plupart des escadrons du Royal Flying Corps étaient encore équipés de BE.2c qui s’étaient révélés cibles faciles. Les nouveaux modèles, comme le Sopwith 1½ Strutter, étaient peu nombreux et les pilotes furent envoyés au front avec quelques heures de vol. Néanmoins, l’esprit offensif des pilotes donna la supériorité aérienne dans la bataille.
Musée de l’Air et de l’Espace - Le Bourget/Frédéric Cabeza Un nom  : Georges Guynemer Les troupes allemandes au sol étaient constamment sous la menace des avions alliés sans réelle possibilité de se défendre, les tirs de riposte depuis le sol étaient peu efficaces car les techniques de tir sur cibles mouvantes n’étaient pas bien maîtrisées. Côté français, le groupe d’armées du Nord, commandé par Foch, disposait de six escadrilles basées sur le terrain d’aviation de Cachy, près de Villers Bretonneux, qui put choisir ses pilotes comme un certain Georges Guynemer, alors titulaire de dix victoires... L’aviation comprenait des Nieuport et deux groupes de bombardement, plus des compagnies d’aérostiers et des sections photographiques. Une partie des appareils était à la pointe de la technique. Leurs performances s’étaient améliorées grâce à des moteurs plus puissants de 80 à 130 ch. Leur vitesse de croisière se situant autour de 130 kilomètres à l’heure, ils atteignaient une altitude de 2 000 mètres en une vingtaine de minutes. Les Spad 7, qui équipaient l’escadrille des Cigognes, les Farman et Renault Caudron bimoteurs G 4, Voisin et Breguet Michelin, permirent à l’aviation française de dominer. Foch organisa la défense antiaérienne de barrages de ballons. Le haut commandement allemand se réorganisa. À la fin 1916, ses unités s’équipèrent du nouvel Albatros D III qui rétablit l’équilibre. 1916, le Nieuport XI « Bébé » est le principal avion utilisé par les unités de chasse françaises. L’exemplaire du musée est repeint aux couleurs du commandant de Rose. L’entoilage en lin écru et enduit laisse voir la structure en bois du biplan. Son moteur rotatif de 80 ch lui permet d’atteindre une vitesse de 160 km/h, extrêmement rapide pour l’époque Une date  : 18 novembre 1916 La bataille de la Somme, l’une des plus sanglantes prit fin le 18 novembre. Le bilan fut peu convaincant. Les gains de territoires pour les Alliés modestes, une douzaine de kilomètres vers l’Est tout au plus, le front ne fut pas percé. Les combats usèrent, sans vainqueurs ni vaincus. Cette bataille se singularise, cependant, par deux innovations  : l’utilisation d’une arme nouvelle, le char, et par l’utilisation du cinéma à fin de propagande. Première, un film La Bataille de la Somme, saisit une partie des horreurs. Les événements furent couverts par des photographes et peintres, comme François Flameng, peintre officiel des armées françaises, dont les dessins parurent dans la revue L’Illustration. Lion édition française - N°694//.49



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