Lion n°693 octobre 2016
Lion n°693 octobre 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°693 de octobre 2016

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lions Club International

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 7,3 Mo

  • Dans ce numéro : agir pour la lecture...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Vie culturelle - Cinéma Moi Daniel Blake Une deuxième Palme d’or pour Ken Loach.70//Lion édition française - N°693 La sélection cinéma Daniel Blake, veuf, 59 ans, vit à Newcastle. Victime d’une crise cardiaque, il est déclaré inapte à reprendre son métier. Il tente de faire valoir ses droits au chômage mais l’agence pour l’emploi l’oblige à faire des démarches pour rechercher un nouveau travail. S’il refuse, il ne touchera plus rien. Empêché par une administration pointilleuse jusqu’à l’absurde de toucher les indemnités pour lesquelles il a cotisé toute sa vie, il est ballotté de service en service. Le but non avoué est de le faire renoncer mais Daniel est une tête de mule qui ne baisse pas les bras. Dave Johns, humoriste de cabaret, signe une très belle performance, apportant une légèreté à la tension permanente liée à son combat qui semble perdu d’avance. Ken Loach et son scénariste Paul Laverty ont recueilli de nombreux témoignages pour cet état des lieux cinglant des dérives du néo-libéralisme. Le réalisateur avait annoncé après Jimmy’s Hall ne plus vouloir tourner de nouveaux films de fiction. Il a bien fait de changer d’avis, ce nouveau long-métrage lui a permis de remporter une deuxième Palme d’or, dix ans après Le Vent se lève. Toujours fougueux malgré ses 80 printemps, il dénonce avec une rage non feinte les lacunes sciemment organisées du système social britannique. par René Quinson La fille inconnue Docteur et détective Jenny Davin, jeune docteur, apprend la mort suspecte d’une jeune femme qui avait sonné à la porte de son cabinet et à laquelle elle n’avait pas ouvert. Chamboulée par ce décès dont elle se sent responsable, elle veut en savoir plus, à commencer par son nom. Entre deux patients, elle mène son enquête et pose de plus en plus de questions, ce qui n’est pas sans danger. Les habitués du cinéma des frères Dardenne sont bien là, dont Olivier Gourmet et Jérémie Rénier, mais c’est une débutante (chez eux) Adèle Haenel qui est de tous les plans. Elle n’en fait pas trop, rend crédible son investigation personnelle à la Sherlock Holmes avec des prises de risque inconsidérées. Victime d’un didactisme grandissant vers l’approche de la résolution, le scénario se révèle émouvant lorsque certains protagonistes révèlent à voix haute des choses qu’ils auraient préféré cacher. Le médecin généraliste apparaît à nouveau, comme dans Médecin de campagne, comme un révélateur des petits travers de chacun mais aussi un humaniste à la compréhension généreuse et bienveillante de l’intime, même le plus sombre. Un aspect positif plaisant à observer dans le monde sordide dépeint, malgré la naïveté du propos. Brice 3 Le rire jaune de Jean Dujardin Brice vit toujours sur la plage de Nice, persuadé d’être un très grand surfeur. Il trouve une bouteille à la mer envoyée par son ami Marius qui l’appelle à l’aide. Un long voyage va le mener jusqu’à une île mystérieuse en passant notamment par Hossegor pour retrouver son meilleur pire ennemi Igor et en rencontrer un nouveau, Gregor. Plus de dix ans après le premier épisode (le deuxième n’a jamais été tourné, Brice l’ayant tout simplement cassééééééé) et vingt après le premier sketch le mettant en scène, Jean Dujardin retrouve la panoplie complète de Brice de Nice. Il n’a guère évolué durant tout ce temps, toujours aussi mythomane, vantard et désespérément stupide. L’acteur se réapproprie aisément, avec un plaisir évident et un art du jeu physique, les traits de caractère exagérés de son double obsédé par la couleur jaune, maniant l’art de « la casse » avec la même suffisance qu’auparavant. Une certaine innocence d’esprit alliée à une méchanceté sans limite (même les enfants en prennent pour leur grade) en font un personnage irrésistible. Clovis Cornillac et Bruno Salomone reprennent leurs rôles de Marius et Igor d’Hossegor.
Bridget Jones baby Le retour de votre célibataire préférée Lassée de la vie professionnelle envahissante de Mark Darcy, Bridget Jones a rompu avec son grand amour. À nouveau célibataire à 42 ans, elle se laisse séduire à un festival rock par Jack Kwant, gourou des rencontres amoureuses. Une semaine plus tard, elle croise Mark à un baptême et retombe dans ses bras pour une nuit. Lorsqu’elle apprend qu’elle est enceinte, une question s’impose  : qui est le père ? Une deuxième suit aussitôt  : avec qui veut-elle vivre sa grossesse puis sa maternité ? Sharon Maguire, réalisatrice du premier volet, reprend les rênes des aventures romanticomiques de Bridget Jones toujours interprétée par Renée Zellweger qui retrouve avec un plaisir communicatif son double fétiche. Au cœur de l’intrigue, un duel autant amoureux que parental entre le coincé aux timides démonstrations d’affection et l’extraverti fougueux, entre Patrick Dempsey (l’ex docteur Mamour de Grey’s Anatomy) et Colin Firth, le toujours fringant et trop flegmatique Darcy. Une comédie inoffensive mais plaisante à regarder, dans la continuité des deux premiers volets, écrite en complicité avec Emma Thompson, hilarante en gynécologue sarcastique témoin de l’amusant imbroglio sentimental de Bridget et de ses prétendants. L’Odyssée Cousteau, père et fils Le réalisateur Jérôme Salle sort Jacques-Yves Cousteau de l’oubli dans lequel il semblait tomber avec cette biographie qui débute en 1948 alors qu’il se prépare à faire de la Calypso le quartier général de ses aventures maritimes. La relation souvent houleuse, mais également riche en admiration et respect mutuels, avec son fils cadet Philippe est au cœur de ce portrait qui n’est pas une hagiographie sans aspérités. Le grand marin au bonnet rouge, motivé par la réalisation de ses rêves considérés de beaucoup comme irréalisables, est saisi dans tous ses aspects, positifs comme négatifs. Pionnier des plongées sous-marines et de l’observation des créatures des mers et océans, il fut longtemps négligeant sur l’écologie et s’est laissé griser par sa notoriété qui a atteint de rares hauteurs, au risque de quelques compromissions. Sans viser le mimétisme, les traits de Lambert Wilson se confondent par moments avec ceux de son modèle. Pierre Niney est un Philippe Cousteau fougueux, aventureux et fragile. Son premier soutien, moral et financier, fut son épouse Simone, mère poule au caractère bien trempé, croquée avec tendresse par Audrey Tautou. Certaines images sont d’une grande beauté, notamment lors de son expédition en Antarctique. Lion édition française - N°693//.71



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