Lion n°693 octobre 2016
Lion n°693 octobre 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°693 de octobre 2016

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lions Club International

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 7,3 Mo

  • Dans ce numéro : agir pour la lecture...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Savoir - Nature lfrabanedo.58//Lion édition française - N°693 dont il a besoin, les assimiler à l’intérieur de sa cellule et rejeter les déchets à l’extérieur. Les cellules actives donc jeunes sont en périphérie de la zone de croissance du champignon qui correspond à une zone d’intense activité métabolique. La nourriture du champignon Les champignons sont des êtres vivants appartenant aux Mycètes. Ce sont des cellules eucaryotes qui sont pluricellulaires. Ils contiennent des chromosomes avec un noyau et une multitude d’éléments, des centres d’activité respiratoire. Les champignons sont hétérotrophes et vont aller chercher dans le milieu ambiant, les substances organiques et minérales nécessaires à leur propre vie. On distingue les champignons inférieurs, les moisissures, et les champignons supérieurs, les basidiomycètes. Le champignon est en quelque sorte le fruit du mycélium. Pour croître, il exploite un milieu spécifique où il se nourrit des matières organiques disponibles. Ainsi on distingue quatre genres d’organisation alimentaire. Ce sont d’abord les champignons saprophytes se nourrissant de matières en décomposition (végétaux, animaux), comme les coulemelles, les champignons de Paris (agarics). Puis les champignons parasites se nourrissant de matières vivantes (végétaux, champignons, animaux, hommes), comme les polypores (par exemple l’amadouvier), les mycoses. Le troisième genre est le champignon symbiotique qui vit en symbiose avec un végétal profitant lui-même de cette fusion, comme par exemple les lichens où une algue s’associe à un champignon, l’algue faisant bénéficier le champignon de sa chlorophylle et l’autre de ses tissus qui lui assurent l’humidité nécessaire à sa croissance. Enfin, le quatrième genre est le champignon à mycorrhizes où les radicelles d’une plante sont pénétrées par des mycéliums, indispensables à la vie de leur hôte. Ainsi la croissance des arbres est souvent liée à des mycorrhizes qui absorbent et dispensent des composés azotés que l’arbre ne pourrait absorber ; en réponse, l’arbre fournit au champignon les hydrates de carbone qui lui manquent. Les champignons ne possèdent pas la capacité qu’ont les plantes de synthétiser leur propre nourriture grâce à l’énergie solaire. En effet, ils sont dépourvus de chlorophylle, une substance qui permet au règne végétal de capter l’énergie lumineuse produite par le soleil et de fabriquer des sucres à partir du carbone présent dans l’air. Pour cette raison, les champignons ont dû développer des habiletés particulières, Exemple de champignon symbiotique de façon à pouvoir s’alimenter de manière différente. Avec les premières gelées, l’activité des mycéliums, prend fin et le développement des carpospores cesse. Les champignons et la médecine Recherchés par les gourmets, les champignons fournissent également largement l’industrie et la médecine  : les levures et les moisissures sont des champignons ; la pénicilline et la streptomycine sont des champignons ! Mais on les retrouve aussi dans des manifestations moins bienfaisantes  : les mycoses (qui touchent humains et animaux), les rouilles, charbons et autres mildious (qui s’attaquent aux plantes). Les champignons sont de véritables concentrés de santé ! Car ces petits végétaux sont par exemple les champions du monde de la teneur en vitamine B et surtout la vitamine B3 (essentielle pour la peau et les systèmes digestifs et nerveux) et la vitamine B2 (qui intervient dans de nombreuses enzymes). Mais les champignons sont aussi des sources intéressantes de minéraux, tel que le fer ou le zinc. Ils constituent l’une des meilleures sources végétales de sélénium. Sachez que certains champignons ont des teneurs plus intéressantes que d’autres en nutriments. Citons par exemple la chanterelle, qui contient plus de vitamines B3 et D, du fer et des bétacarotènes. Si les champignons sont de véritable alliés santé, il est important de ne pas se tromper lorsqu’on les cueille. Couleurs et odeurs Rappelez-vous toutefois qu’il y a toujours dans la nature des exceptions aux règles simples. Couleurs et odeurs ne sont par exemple pas des indices complètement sûrs  : chaque espèce de champignons possède certes une couleur dominante, mais
Olha Rohulya qui varie plus ou moins selon la nature et l’humidité du sol, l’importance des pluies, l’association avec tel ou tel arbre, l’âge du champignon... Sans compter les couleurs qui virent quand on touche ou coupe la chair. La couleur ne peut donc être à elle seule un critère fiable d’identification  : par exemple, l’Amanite tuemouches, généralement rouge avec des tâches blanches, peut être jaune orangée et les points blancs qui sont le reste du voile peuvent disparaître avec la pluie. Les odeurs sont un indice à prendre en compte mais elles ne s’expriment pas toujours. Mais attention, ce n‘est pas parce qu’un champignon a une bonne odeur qu’il est comestible ! L’identification d’un champignon est parfois difficile en raison du nombre important d’espèces voisines. L’habitat - sols calcaires ou acides, bois de feuillus, de conifères... - et la disposition - isolés, en touffes, en groupe... - fournissent déjà quelques pistes. Mais la mesure de la taille et l’étude de caractères mycologiques spécifiques restent indispensables. Rappelons-nous aussi, que les caractéristiques d’un champignon peuvent varier en fonction de l’âge et des conditions atmosphériques. Ils y voient l’influence de la lune, d’un déclic interne dû au champignon luimême et même des taches solaires. Une foule de paramètres influencent la fructification des champignons, et les raisons exactes de leur apparition subite ne sont connues qu’en partie. Il est certain que la température est le plus important de ces facteurs. Les champignons ne peuvent croître à une température située en-dessous du point de congélation ou supérieure à 40ºC. Le deuxième paramètre en importance est l’humidité. Les champignons étant constitués à environ 90% d’eau, il leur faut des conditions d’humidité assez élevées pour bien pousser. C’est pourquoi on en trouve surtout pendant les périodes de pluie. En conclusion, pour que le champignon fructifie, il faut d’abord qu’il ait fait chaud et sec, c’est le choc hydrique. Ensuite un petit coup de froid est nécessaire, c’est le choc thermique. Et enfin, il faut de l’eau, et là Le penicillium est à l’origine de la découverte de la pénicilline, le 3 septembre 1928, par le Britannique Alexander Fleming, précurseur de la thérapie au moyen des antibiotiques. vraiment beaucoup d’eau, une grosse pluie battante et pas simplement une petite ondée délicate. Certains même pensent que la grêle, c’est encore mieux pour les champignons, sans doute parce que cela signifie un gros orage  : ce sont ces fortes précipitations qui vont déclencher la poussée. Combien de temps faut-il attendre alors ? L’expression « pousser comme un champignon » est parfois exagérée. Il faut dix à vingt jours pour que le champignon se forme, sauf les trois derniers jours, où il se gonfle d’eau et d’air. C’est pour cela que les cèpes jeunes sont plus durs et les plus vieux spongieux Des espèces vont apparaître toujours la nuit et en quelques heures comme les morilles et les coprins. Une grande majorité a une croissance plus lente, en 24 heures. D’autres encore comme les chanterelles se développeront en quelques jours. Les polypores, champignons décomposeurs des arbres, poussent sur plusieurs années. Comme pour les arbres, on pourra déterminer leur âge en comptant sur une coupe, le nombre de stries. Lion édition française - N°693//.59



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