Lion n°692 septembre 2016
Lion n°692 septembre 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°692 de septembre 2016

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lions Club International

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 11,7 Mo

  • Dans ce numéro : les centres internationnaux francophones édition 2016.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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© Philippe Ramon GRAND ANGLE Course camarguaise La Cocarde d’Or aux arènes d’Arles .60 // Lion édition française - N°692 Arles et le taureau L’amphithéâtre, une fois débarrassé des constructions parasites qui l’encombraient, a été officiellement inauguré en 1830, à l’occasion de la prise d’Alger, puis les courses de taureaux ont été introduites dans les années 1840, pour s’y dérouler à un rythme élevé. Il s’agissait alors de spectacles atypiques, non gérés par le protocole rigoureux de la corrida espagnole actuelle. Des « quadrilles » français ou hispano-français étaient opposés à un bétail du cru ou des taureaux « croisés » (de race camarguaise enrichie d’un apport de sang espagnol) ; des numéros proches de ceux du cirque, des pantomimes, comparables aux par Robert Régal mogigangas ibériques, s’intégraient aux séquences plus sérieusement tauromachiques. Par la suite, l’évolution se fit vers deux spectacles très différents : la course camarguaise et la corrida espagnole (la course landaise ne se pratique pas en Provence).
Course Camarguaise Le taureau « pur » Camargue, par ses caractéristiques (vif, mais peu franc, moins puissant et moins brave que son cousin espagnol) n’est pas fait pour la corrida. Les essais de croisement se sont avérés peu concluants. Il est en revanche la vedette de la course camarguaise et son nom est en gras sur les affiches. Le but du jeu, pour le « razeteur », est d’enlever les attributs primés attachés aux cornes du taureau (cocarde, glands, frontal, ficelles), au moyen d’un crochet denté à quatre branches. Cette tauromachie (que l’on a appelé à ses débuts avant toute réglementation « course libre », « course provençale » ou « course à la cocarde ») est directement issue des jeux qui se pratiquent au « mas » lors des opérations de marquage (ferrade) ou de « bistournage » (en effet, sauf exception, les taureaux cocardiers sont castrés). Ces courses sont actuellement sous l’égide de la Fédération de la Course Camarguaise, qui décerne en fin de saison un trophée aux « As » du crochet en fonction des points cumulés. Les taureaux ont aussi leur palmarès : le meilleur cocardier de l’année remporte le « Biou d’Or ». Mais la course la plus emblématique (car tout se joue sur un seul jour et l’ambiance est chaude) est la « Cocarde d’Or » qui se dispute tous les premiers lundis de juillet dans les arènes d’Arles depuis 1928. Les grands cocardiers laissent leur nom dans l’histoire de la « bouvino » : Prouvenço, Sanglier, Clairon, Vovo, Gandar, Bandot, Sarraïé, Goya … pour les plus illustres. Ils terminent leur vie dans le calme, après le tumulte et la gloire de l’arène. Ils sont enterrés debout en guise d’hommage et sont parfois statufiés. Corrida Espagnole Arles, fief de la course camarguaise, a été conquise par la corrida espagnole, qui s’est implantée dans le Midi au cours de la deuxième moitié du XIX e siècle. Le 14 mai 1894, Arles a connu sa véritable corrida de toros amenés d’Espagne. Deux facteurs ont joué un rôle majeur dans l’épanouissement de la corrida en France. D’abord des éleveurs français, de Camargue, de Crau, puis du Languedoc, ont eu le courage de se lancer dans l’aventure de l’élevage du taureau de combat, en constituant leur troupeau à partir de bêtes d’origine espagnole ou portugaise. Le précurseur a été Joseph Yonnet. Par leur travail et une sélection rigoureuse, ces hommes ont pu obtenir un bétail pouvant rivaliser avec les ganaderías d’au-delà des Pyrénées. Ensuite de jeunes hommes issus du terroir ont caressé le rêve encore plus fou de devenir matadors de toros, malgré une concurrence sans pitié et un danger permanent. Parmi les apprentis toreros originaires du Pays d’Arles ou considérés comme tels, quinze sont parvenus à leur but : passer l’« alternative », cérémonie par laquelle l’impétrant, adoubé par un parrain, acquiert la possibilité et l’honneur de combattre des taureaux adultes, âgés d’au moins quatre ans. Le plus ancien est Pierre Boudin « Pouly III » qui prit l’alternative le 7 août 1921. Il fallut attendre 1958 pour que Pierre Schull fût sacré à son tour, puis à partir des années 80 le rythme de ces alternatives s’est accéléré. Actuellement plusieurs maestros « arlésiens », d’extraction sociale très diverse, sont en activité : Jean-Baptiste Jalabert « Juan Bautista » (qui vient de prendre en outre la direction des arènes), Thomas Joubert, Juan Leal, « Román Pérez », Mehdi Savalli. Beaucoup d’autres, soit qu’ils Arles - Culture et traditions Affiche de la corrida du 3 mai 1914 dans les Arènes d’Arles n’aient pu obtenir cette consécration, soit qu’ils se reconvertissent après une carrière de matador, restent dans le milieu taurin, comme banderilleros par exemple. Il s’est formé de véritables dynasties taurines (les « Romero », les « Leal ») implantées au cœur de la cité, avec pour épicentre la place du Forum. Arles et le taureau, associés, ont nourri l’art et la culture. Pablo Picasso et Jean Cocteau étaient des habitués des arènes d’Arles. Et deux artistes, arlésiens de naissance, ont trouvé dans leur afición une des sources de leur inspiration : le couturier Christian Lacroix, aux réalisations très influencées par les images et les couleurs de la corrida, et le photographe Lucien Clergue qui a fait entrer la photographie, en particulier taurine, à l’Académie Française. Lion édition française - N°692 // .61



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