Lion n°692 septembre 2016
Lion n°692 septembre 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°692 de septembre 2016

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lions Club International

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 11,7 Mo

  • Dans ce numéro : les centres internationnaux francophones édition 2016.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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GRAND ANGLE © Office de Tourisme d’Arles Vue aérienne de l’abbaye de Montmajour .48 // Lion édition française - N°692 Arles une histoire et des monuments médiévaux exceptionnels par Michel Baudat Les monuments d’Arles sont le reflet d’une histoire riche : après la tradition du passage de Constantin I er qui en aurait fait sa capitale, Arles maintint sa prospérité durant tout le V e siècle. L’installation du Préfet du Prétoire des Gaules et la décision d’y tenir l’assemblée des sept provinces (418), fit de la ville un important foyer de la chrétienté dont témoignent tant les légendes attribuées à ses premiers saints que la découverte de sa première basilique, une des plus importantes de la chrétienté. Elle subit pourtant le rude coup des invasions, des vagues aryennes (fin V e siècle) aux vagues sarrasines (IX e siècle) qui en furent chassées par le comte Guillaume d’Arles et son frère Roubaud. Arles acquit une nouvelle importance : depuis le règne des Carolingiens elle fut le siège d’un comte avant d’être celui du « royaume d’Arles ». Les comtes d’Arles, qui devinrent marquis de Provence, constituèrent la première dynastie indépendante dont la ville fut la capitale et l’abbaye de Montmajour le mausolée. Du X e au XV e siècle s’établit une période de grande prospérité : avec près de 15 000 habitants Arles était la deuxième ville de Provence après Marseille. Elle était alors indépendante, gouvernées par 12 consuls choisis pour un an non renouvelable. Jusqu’au XIII e siècle, ce consulat fut contrôlé par les archevêques mais d’importantes tensions d’émancipations urbaines aboutirent à la « république d’Arles ». Sous ce titre se succédèrent deux systèmes non démocratiques : celui des podestats (1220-1235), dans lequel on apaisa les tensions en confiant la gouvernance à un gestionnaire professionnel extérieur (généralement Italien) ; et celui de la confrérie des Bayles (1235-1251) qui voulait s’affranchir de toute tutelle seigneuriale et religieuse (tout en conservant un caractère aristocratique). Devant de nouveaux troubles, le comte de Provence plaça la commune sous son administration, ce qui mit fin à l’indépendance d’Arles (1251) qui connut alors la destinée des autres villes de Provence. D’un point de vue religieux, jusqu’à la création de la province d’Avignon (1471), Arles fut la métropole d’un puissant archi-diocèse qui regroupait huit diocèses suffragants (Marseille, Toulon, Orange, Saint-Paul-Trois- Châteaux, Avignon, Vaison, Cavaillon et Carpentras). Cette prospérité permit au chapitre cathédral d’agrandir Saint-Trophime et de se doter d’un cloître et de bâtiments canoniaux. Si la ville a donc le privilège de conserver de nombreux monuments, elle a aussi le devoir de les entretenir et de les restaurer. Le cloître de Saint-Trophime, dont la restauration vient d’être achevée, illustre bien cette problématique et sera sans doute une référence pour d’autres chantiers (photo cloître Saint- Trophime). Arles, en tant que maître d’œuvre, dut s’entourer d’entreprises spécialisées (Bouvier, LRMH, LERM, CICRP). Le diagnostic de départ mit en lumière deux facteurs de dégradation : l’eau (pluie, condensation, remontées capillaires, gel, sels, calcite), et la pollution urbaine (croûte carbonée). Le premier travail fut donc celui de l’étanchéité. En ce qui concerne les pollutions, la couche
Cloître Saint-Trophime noire carbonée (2 mm environ) fut la plus facilement maîtrisable par laser. Les sels (chlore marins ou nitrates liés aux fientes et terres) furent absorbés par des opérations de dessalement par compresses. Dans les années 1980 la restauration du portail de Saint-Trophime, un des portails romans les mieux conservés, utilisa la micro-abrasion. Très vite cependant le laser se développa. Le site de Saint-Trophime fut d’ailleurs l’objet de tests pilotés par le LRMH dans le « tour de France du Laser » qui avait pour but de tester cette technique sur un panel de monuments et d’en observer l’évolution. Les premières opérations de conservation ont consisté en la pose de « pansements » et de badigeons afin de stopper les dégradations. Il fallut ensuite éliminer les éléments pathogènes des restaurations du XIX e siècle, et un compromis dut être trouvé entre partisans de leur suppression totale et tenants de leur conservation qui les considéraient comme constituant l’histoire du monument. En outre, les sculptures ont donné lieu a un important travail de relevés et à une étude qui a permis de mettre en évidence de nouvelles interprétations ainsi que de nouvelles problématiques. Arles classique Entre les guerres de religion au XVI e et les crises du XVIII e , le XVII e siècle fait figure d’âge d’or. L’enrichissement des propriétaires terriens, grâce aux revenus agricoles, va se traduire en ville par un renouveau du bâti (reconstructions d’églises, multiplication des hôtels particuliers...). Le plus beau fleuron en sera sans contexte l’hôtel de ville, œuvre associant l’arlésien Peytret au célèbre Jules Hardoin-Mansart et dont la voûte du vestibule est un chef d’œuvre de stéréotomie. Arles - Histoire © Simon Whitehurst Lion édition française - N°692 // .49



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