Les Défis du CEA n°241 jui/aoû 2020
Les Défis du CEA n°241 jui/aoû 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°241 de jui/aoû 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : CEA

  • Format : (200 x 255) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : dossier énergies, pour un mix décarboné.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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LES DÉFIS DU CEA #241 17 Nous n’avons plus le choix. Pour limiter le réchauffement climatique, il faut décarboner rapidement notre économie, donc nos sources d’énergie. Autrement dit, nous passer des ressources fossiles (pétrole, gaz et charbon). Fort de ce constat, l’État a demandé au CEA d’inscrire ses travaux de recherche pour une vision « intégrée » d’un système énergétique neutre en carbone, à l’horizon 2050. « Le CEA est le seul organisme français de recherche travaillant sur les deux formes d’énergie bas-carbone, c’est-à-dire les énergies renouvelables et le nucléaire », expose Hélène Burlet, directrice-adjointe des programmes énergies de la Direction des éner- DOSSIER ÉNERGIES Pour un mix énergétique neutre en carbone PAR PATRICK PHILIPPON ET AUDE GANIER gies du CEA (DES). « Il s’agit de décarboner non seulement la production électrique, ce qui est déjà largement le cas en France grâce au nucléaire et à l’hydraulique, mais aussi l’ensemble du système énergétique pour l’industrie, les transports, le chauffage urbain. Pour cela, les réseaux d’électricité, de gaz et de chaleur seront à terme interconnectés », souligne Stéphane Sarrade, qui dirige les programmes énergies à la DES. Raisonner ensemble pour intégrer toutes les énergies L’idée de base de cette vision complexe est que chaque composant du système énergétique a un impact sur les autres et doit fonctionner avec eux  : batteries des véhicules électriques, panneaux solaires, réacteurs nucléaires, méthaneurs, électrolyseurs, réseaux de chauffage urbain… « Le CEA s’investit sur toutes ces technologies. Elles avancent bien, mais isolément. Il s’agit désormais de raisonner et de travailler ensemble, dans une vision intégrée », insiste Stéphane Sarrade. D’autant que cette articulation de ressources doit s’inscrire dans une perspective de production d’électricité à la fois massive et intermittente, centrale et locale, et avec un réseau qui deviendra bidirectionnel puisque le consommateur pourra aussi être producteur. Développer une approche intégrée suppose non seulement des technologies de production mais aussi des moyens de stockage et de conversion entre les différentes formes d’énergie, permettant localement des usages combinés. C’est là que pourraient par exemple intervenir des SMR, petits réacteurs nucléaires modulaires fournissant localement de l’électricité et/ou de la chaleur pour le chauffage urbain ou la production d’hydrogène. De même, le réseau interconnecté, souple et « intelligent » devra s’adapter à tout moment à l’évolution des productions et des demandes nationale et locales… et même les anticiper. L’économie circulaire comme boussole Les développements technologiques nécessaires doivent par ailleurs répondre à trois impératifs. « Tout d’abord, il faut proposer des solutions économiquement viables, adaptées aux marchés et à la demande →



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