Les Défis du CEA n°197 mars 2015
Les Défis du CEA n°197 mars 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°197 de mars 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : CEA

  • Format : (200 x 297) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 7,8 Mo

  • Dans ce numéro : Haut Débit... les photons en renfort des électrons.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ACTUALITÉ Procédé de découpe laser par téléopération. Note : 1. Voir l’infographie des Défis du CEA n°190. I A COLLABORATION INTERNATIONALE UNE TECHNOLOGIE DU CEA SÉLECTIONNÉE POUR FUKUSHIMA Au terme d’un appel d’offres international, le Mitsubishi Research Institute (MRI) a sélectionné une offre française d’étude pour la découpe des débris de combustible fondus dans les réacteurs accidentés de PARTENARIAT INDUSTRIEL Fukushima. Une étape primordiale dans le programme de démantèlement de ces réacteurs dont la durée est estimée entre 30 et 40 ans. Portée par l’industriel Onet Technologies, cette offre repose sur un procédé de découpe laser en télé opération développé par le CEA-DEN. Bien adapté à la situation de la centrale de Fukushima-Daïchi, le procédé est facilement pilotable à distance avec une grande tolérance de positionnement pour la découpe de couches hétérogènes de matériaux, tout en générant moins d’aérosols que la plupart des autres techniques disponibles. L’étude de faisabilité, qui sera très prochainement remise au MRI, porte sur la démonstration de la faisabilité technique de la découpe de ce matériau extrêmement complexe et peu connu, ainsi que sur l’adaptation du procédé aux contraintes spécifiques du site. Cette sélection confirme le rôle que le CEA-DEN peut jouer dans l’accompagnement des industriels français à l’international, tout particulièrement dans le domaine de l’assainissement-démantèlement. LE CEA-LETI ET LUCIOM DÉVELOPPENT LE LI-FI HAUT-DÉBIT BI-DIRECTIONNEL Le CEA-Leti et la société Luciom, spécialisée dans les communications sans fil, poursuivent leur partenariat initié en 2013. Objectif : porter sur le marché une nouvelle technologie de transmission de données numériques par l’éclairage appelée Li-Fi 1 pour Light Fidelity. En exploitant les capacités de modulation haute fréquence des LED utilisées dans l’éclairage grand public, le CEA-Leti et Luciom ont réalisé un premier prototype de transmission. Celui-ci atteint des débits allant jusqu’à 10 Mbit/s à une distance de trois mètres, permettant même la lecture de vidéos haute définition en ligne en utilisant un flux lumineux inférieur à 1000 lumens. La prochaine étape, qui débute ce mois de mars, consiste à intégrer le prototype, améliorer ses débits et fournir un accès multiple pour que plusieurs utilisateurs puissent bénéficier du « réseau » dispensé par une même lampe. La société disposera des premiers échantillons en milieu d’année pour pouvoir fournir ses clients. TEXTO CEA ATTOLAB, ou la lumière attoseconde Après les phases de conception et un an de travaux, une première étape importante du projet « ATTOLAB », laboratoire pour la physique attoseconde (10 -18 s), va être franchie avec la livraison en avril 2015 de nouveaux locaux sur le site de l’Orme des merisiers du CEA à Saclay. Ils hébergeront les sources lasers de lumière ultra-brèves (chaînes laser infra-rouge femtoseconde (10 -15 s) et sources UV secondaires attoseconde) ainsi que les dispositifs expérimentaux associés. Les échelles femtoseconde et attoseconde sont les échelles de temps ultimes pour explorer les dynamiques électronique et nucléaire dans la matière qui nous entoure, sous toutes ses formes : solide, liquide, gaz ou plasma. ATTOLAB est un « équipement d’excellence », financé par le programme « investissements d’avenir » qui associe 9 partenaires d’horizons différents sur trois sites, avec l’objectif de constituer une plateforme expérimentale collaborative pour les études interdisciplinaires de dynamique ultra-rapide. 4 Les défis du CEA Plus d’informations sur www.cea.fr DP
7 INTERVIEW Thomas Pachoud, artiste plasticien, auteur du projet artistique Hyperlight et de la création Lumarium LUMARIUM OU LES TROIS « ÉTATS DE LA LUMIÈRE » Alors qu’une performance de son projet Hyperlight vient d’être présentée au Mirage festival de Lyon, l’artiste Thomas Pachoud livre ses réflexions sur la lumière. Une lumière au cœur de sa recherche artistique menée à l’Atelier Arts-Sciences du CEA et de la Scène Nationale de Meylan. Vous avez lancé le projet de recherche artistique Hyperlight, il y a un an. Quelle est votre approche ? Imaginez un rayon de Soleil qui pénètre dans une grange, s’invitant dans ce décor en lui donnant une nouvelle architecture ; ou le cône lumineux du projecteur de films qui est révélé par la poussière de la salle obscure. La lumière est une matière, une « lumière-solide » pour reprendre le concept de l’artiste Anthony McCall. Elle induit de nombreuses interrogations sur l’espace et la manière dont nous le percevons, car elle peut le construire, le transformer, l’aspirer ou le duper en créant des illusions d’optique. Ce sont toutes ces réflexions qui nourrissent le projet Hyperlight, duquel sont nées plusieurs créations artistiques. Dans Lumarium, votre première création, vous jouez avec les « états de la lumière » … En effet, en partant du principe d’une lumière-matière, je me suis interrogé sur les différentes textures qu’on pouvait lui donner et j’ai abouti aux trois états solide, gazeux et liquide. Dans la création Lumarium, de premiers faisceaux lasers sont projetés pour établir les contours d’un espace anguleux et normé, pour habituer l’œil du public à ces règles spatiales. Peu à peu, ce monde solide évolue au gré de vibrations sonores pour finir par exploser et atteindre un état chaotique, celui de l’univers gazeux. La lumière devient alors aléatoire, ses impulsions sont saccadées et bousculent tous les repères préétablis. Enfin arrive le règne liquide et ses contours courbés, tels un bain organique harmonieux immergeant le public. Hyperlight est un processus de recherche artistique qui associe des scientifiques. Sur quels aspects porte votre collaboration avec le CEA ? Pour restituer tous ces mondes par de simples jeux lumineux, il a fallu lever un obstacle important : celui du parallélisme des faisceaux qui, spontanément, auront toujours tendance à diverger. Avec des ingénieurs du CEA-Leti, spécialistes de l’optique, nous avons travaillé sur différents prototypes, en nous inspirant notamment des fours solaires et de leurs miroirs paraboliques. Nous avons créé une dépression d’air pour jouer sur l’angle d’incidence des faisceaux, lesquels ont pu évoluer de manière parallèle. Nous avons également optimisé les techniques de diffusion pour obtenir des contrastes bien meilleurs que ceux d’un vidéo-projecteur, afin notamment, de créer une matière plus dense avec des « vrais » noirs. Actuellement, nous cherchons de nouvelles formes d’optique adaptative pour rendre la matière lumineuse encore plus organique. Votre démarche a-t-elle vocation à se diffuser au-delà de la sphère artistique ? C’est en effet l’ambition de l’Atelier Arts-Sciences que de fédérer, autour de réflexions artistiques, des acteurs de différents domaines. Une résidence d’une semaine a ainsi été organisée, en décembre dernier, avec des étudiants du Design Lab du CEA de Grenoble. Elle a permis de faire émerger des idées concrètes pour valoriser cette lumièrematière. Par exemple, un groupe d’étudiants a envisagé des applications de signalétique urbaine : un sablier lumineux, visible grâce à des projections de fumée ou des bulles de savon, permettrait dans des stations de métro d’indiquer le temps d’attente de la prochaine rame, tout en offrant un moment de contemplation. I Propos recueillis par Aude Ganier Hyperlight Les trois états de la lumière : solide, gazeux, liquide (de haut en bas). A LUMARIUM Le 4 avril au MAC de Créteil pendant le Festival Exit. Du 5 juin au 11 juillet à la galerie Point Commun de Cran Gévrier. www.creapach.fr Mars 2015 N°197 5



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