Les Défis du CEA n°182 septembre 2013
Les Défis du CEA n°182 septembre 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°182 de septembre 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : CEA

  • Format : (200 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 4,9 Mo

  • Dans ce numéro : tout s'explique... l'effet d'Albédo.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 10 - 11  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
10 11
à la pointe Note : 1. Distingué alors dans la catégorie Émergence du concours. Création & développement LX Repair détecte les lésions de l’ADN Envisagé il y a six ans pour le marché de la cosmétique 1, le dispositif de la future start-up LX Repair a gagné en valeur ajoutée. Il investit aujourd’hui le secteur du diagnostic médical pour mettre sur le marché les premiers tests diagnostiques in vitro basés sur la signature enzymatique de réparation de l’ADN. Grâce à des technologies brevetées par le CEA, il consiste à mesurer les activités enzymatiques de réparation de l’ADN, contenues dans des extraits de cellules ou de tumeurs sur des séries d’ADN modifié comportant des lésions. « Si la réaction de réparation d’une lésion donnée a lieu, un signal fluorescent est émis au niveau de cette lésion ; l’ensemble des signaux constitue une signature spécifique » explique Sylvie Sauvaigo chercheuse au CEA-Inac et cofondatrice de LX Repair dont les kits d’analyse seront vendus pour un usage de recherche dans les domaines de la toxicité environnementale, de la cosmétique et de la recherche en oncologie. Dans le même temps, des validations cliniques seront conduites en partenariat avec des cliniciens, des sociétés pharmaceutiques ou de diagnostic pour valider un kit diagnostic compagnon dans les cinq ans. Nawatechnologies Création & développement NAWATechnologies recharge les batteries en un clin d’œil « La création de notre start-up repose sur un supercondensateur trois fois plus performant que l’existant ; et à des coûts qui autoriseraient son utilisation en remplacement ou en complément des batteries au plombactuelles, pour certaines applications. À l’inverse de ces dernières, notre dispositif permet un nombre quasi illimité de cycles charge/décharge ultrarapides (quelques secondes) » expose Pascal Boulanger, fondateur de NAWATechnologies et chercheur au CEA-Iramis. Ce nouveau supercondensateur intègre un matériau composite nanostructuré issu d’une collaboration entre le CEA et les universités de Cergy-Pontoise et de Tours. Il peut répondre à des besoins dans la sécurisation des réseaux électriques et l’électrification des véhicules de transports urbains. « Avec notre système, un bus électrique rechargera rapidement sa batterie à chaque arrêt et fonctionnera en circuit fermé : plus besoin de retourner au dépôt toute la nuit pour être rechargé » précise Pascal Boulanger. Grâce à une analyse technico-économique et au développement d’un prototype, NAWATechnologies a démontré la faisabilité du produit et son industriabilité à un prix abordable. http://iramis.cea.fr/nawatechnologies/10 Les défis du CEA Plus d’informations sur www.cea.fr LX Repair
ELMESS ÉMERGENCE ELMESS : tailleur de verre en série ÉMERGENCE OLED4LIFE … et tout s’éclaire ! « Depuis que je suis étudiant, je souhaite devenir entrepreneur » confie Hani Kanaan, chercheur au CEA- Leti, dont le rêve se réalise avec la création d’une startup en fin d’année. Son projet OLED4LIFE, en incubation au CEA, repose sur un concept inédit de diodes électroluminescentes organiques (OLED) qui s’intègrent à tout type de substrats, y compris flexibles. Les applications seront nombreuses, allant de la signalétique jusqu’au design mobilier haut de gamme. Les OLED sont formées par des couches organiques émettrices de lumière placées entre deux électrodes. Traditionnellement, l’une d’elle est sur un substrat transparent (verre, plastique) qui laisse passer la lumière. Avec OLED4LIFE, les OLED s’appliquent également sur des substrats opaques (métal, céramique, silicium) grâce à une architecture qui permet à la lumière de sortir en surface à travers une couche semi-transparente. Couvrant toutes les couleurs du spectre visible, elles peuvent être réalisées à façon et, pour certains matériaux, à bas coût. Prochaine étape : lever des fonds pour financer une ligne de production et contribuer à l’émergence d’une filière, celle des OLED, qui n’en est qu’à ses débuts… Il porte bien son nom le projet ELMESS : « diamant » en arabe ! Véritable pépite portée par Véronique Mourier, chercheuse au CEA-Leti, et Tarek Fathallah, il permet de fabriquer à façon n’importe quelle pièce de verre ou de céramique. Les plus complexes, comme les plus microstructurées, sont ainsi réalisées à partir d’une technologie sol-gel•. Le plus : « notre procédé breveté permet de réaliser des objets 3D conformes sans nécessiter d’étapes de façonnage, de gravure ou de polissage, le tout à température ambiante » indique la future entrepreneuse. Un autre avantage tient à la possibilité d’intégrer au matériau des molécules organiques, selon la fonction envisagée (couleur, qualité optique, etc.). La haute valeur ajoutée du concept intéresse déjà horlogers, joailliers, opticiens ou designers car le champ des applications est vaste. Pour l’heure, le projet est en phase de maturation, afin de valider les dernières questions techniques, et devrait passer en incubation au CEA au début de 2014.• Sol-gel : procédé de fabrication de matériaux vitreux par dépôt de couches minces, et non par fusion des éléments. Septembre 2013 N°182 OLED4LIFE 11



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :