Les Défis du CEA n°178 HS mars 2013
Les Défis du CEA n°178 HS mars 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°178 HS de mars 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : CEA

  • Format : (200 x 297) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 5,6 Mo

  • Dans ce numéro : de la recherche à l'industrie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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VALORISATION DES TECHNOLOGIES - ÉE ! Showroom de Minatec où sont présentées les technologies et leurs scénarios d’usage développés au CEA.• Design thinking : méthode d’innovation centrée sur l’utilisateur qui comporte plusieurs phases : compréhension, observation, réappropriation, créativité, prototypage, test, implémentation.• Chaîne de valeur : ensemble des étapes déterminant la capacité d’une organisation à obtenir des avantages concurrentiels c’est-à-dire à produire de la valeur ajoutée. DE MULTIPLES POINTS D’ENTRÉES POUR LA R&D COLLABORATIVE Écouter les besoins des industriels, leur proposer des séances de créativité, des services de prototypage : telles sont les activités de plusieurs structures du CEA. Une démarche qui se déploie au sein des instituts de recherche technologique (IRT) initiés par l’État pour diffuser les technologies innovantes. Faire émerger des idées. Voici le credo des industriels, chercheurs, sociologues, marketers, designers et artistes de l’IDEAs Lab. Créé en 2001 à Grenoble, ce plateau d’innovation travaille à imaginer de nouveaux usages aux développements technologiques et à les expérimenter en amont de la R&D. Son mode opératoire repose sur un processus de conception proche du design thinking•, auquel participent les TPE, PME et grands groupes industriels. Penser ensemble l’innovation « Tout a commencé autour des technologies de micro-capture de mouvement du CEA-Leti. Avec ST Microélectronics, France Telecom et Hewlett Packard, nous avions imaginé, entre 2001 et 2003, des dizaines de nouveaux usages dans le secteur du multimédia, du sport et de la santé. Cinq ans après, ST MIcroélectronics commercialisait ses micro-capteurs pour Nintendo et, en 2007, naissait la start-up Movea qui vend aujourd’hui les siens à Free (télécommande), Décathlon (podomètres)… », se souvient Michel Ida, qui a fondé IDEAs Lab pour que les chercheurs et les industriels interrogent ensemble le sens de l’innovation dans notre quotidien. Cette approche, soutenue dès ses débuts par Jean Therme, directeur de CEA-Tech, a permis à de nombreux industriels de porter sur le marché des produits de la vie courante. Elle a également été à l’origine de plusieurs laboratoires communs dont le plus emblématique est celui de Renault et du CEA lancé fin 2010. « Renault a rejoint IDEAs Lab fin 2008. Nous avons multiplié les réunions et les travaux sur le concept de mobilité et de ses futurs usages. Un an et demi plus tard, Renault investissait dans une plateforme inédite au CEA de production préindustrielle de batteries pour véhicules électriques » illustre Michel Ida, directeur de la Direction de l’Innovation ouverte du CEA 1 dans lequel s’intègre IDEAs Lab. Aujourd’hui, ces pionniers de l’innovation poursuivent leurs investigations sur le concept de bâtiment autonome, avec de grands groupes comme Bouygues, GDF Suez, Renault et une douzaine de PME 2. Les industriels sont ainsi associés en amont de la chaîne de valeur•, « boostés » par les échanges multidisciplinaires et n’hésitent pas à partager le fruit de ces réflexions mutualisées. 22 Les défis du CEA Plus d’informations sur www.cea.fr
Collaborations dès le stade préindustriel Pour approcher les industriels, mieux vaut également connaître leur théâtre d’opérations : le marché. C’est là qu’intervient le Bureau d’études marketing du CEA (BEM) pour s’assurer du potentiel commercial des innovations issues des laboratoires. Pour que les chercheurs se positionnent très tôt sur les bonnes thématiques, il réalise de la veille technologique et des études de marché. Accessoirement, le BEM s’avère un point d’entrée vers l’offre technologique du CEA : « lors d’une étude marketing, nous contactons environ 30 industriels positionnés à tous les niveaux de la chaîne. Parmi eux, il y en a toujours un ou deux susceptibles d’être intéressés par la technologie marketée » indique Claire-Noël Bigay, responsable du BEM. Soit une entreprise est intéressée, soit elle est sollicitée. La culture du CEA est en effet de réaliser le lien entre la recherche et l’industrie. Ses laboratoires ont donc mis en place une organisation chargée de la prospection et des interfaces extérieures pour identifier les besoins des industriels et leur proposer des solutions adaptées. L’offre PEPITE, lancée en 2010 à Grenoble, s’inscrit dans cette démarche. « Rendre vos activités compétitives, explorer les potentiels des micro et nanotechnologies, bénéficier de la force de frappe d’un centre technologique ! » : c’est en ces termes qu’elle propose une ingénierie de projets courts (2 à 12 mois) à des entreprises. Il s’agit de réaliser des démonstrateurs, tremplins pour tester la fiabilité technique et économique d’un développement à l’échelle industrielle. La nature du projet mobilise trois types de compétences au CEA : le chef de projet qui est l’interface avec l’entreprise, les experts sur des technologies innovantes et les ingénieurs chargés de la réalisation du démonstrateur. En à peine trois ans, une vingtaine de projets ont été menés avec 80% de TPE et PME. « La démarche PEPITE est bien CEA lancée car nous sommes actuellement impliqués dans de nouvelles collaborations… pour l’instant confidentielles ! » se réjouit Céline Soubeyrat, responsable de PEPITE. Des relations bilatérales aux grands partenariats publics-privés Si le CEA a beaucoup privilégié les relations bilatérales, il se mobilise aujourd’hui dans les initiatives de rapprochement avec le tissu industriel encouragées par l’état. C’est le cas de l’IRT Nanoélectronique labellisé en 2012 par le programme gouvernemental Investissements d’avenir. Porté par le CEA-Leti, avec des acteurs de l’écosystème grenoblois comme STMicroelectronics et le pôle de compétitivité mondial Minalogic, il peut compter sur la collaboration de partenaires publics, privés et sur l’engagement de 7 industriels parmi lesquels Soitec, Ineo et Schneider Electric. Enjeu : mettre en place des programmes de valorisation couvrant toute la chaîne de valeur dans laquelle les composants semi-conducteurs s’inscrivent, notamment en direction des PME et ETI. Et ce, avec l’objectif de créer à terme 6 000 emplois directs et indirects. Le projet CaPME’Up, lancé fin 2012, procède de la même ambition dans le secteur du Manufacturing avancé. Il concrétise l’initiative de trois instituts Carnot, Cetim, CEA- List et IFPEN, en direction des TPE, PME et ETI manufacturières, tous domaines techniques. Cette industrie représentant un quart du chiffre d’affaires des entreprises françaises, (mécanique, automobile, aéronautique, procédés, etc.), CaPME’UP entend densifier l’activité de R&D partenariale, en rendant accessibles des équipements de pointe comme la plateforme Manufacturing avancé de Saclay. Pour cela, les instituts Carnot s’appuient sur des partenaires extérieurs : pôles de compétitivité, fédérations et syndicats professionnels. À chaque fois, il s’agira de lier des contacts pérennes et féconds, au service des industriels et de leurs besoins. Aude Ganier Notes : 1. Cette direction comprend également un centre de design avec l’ENSCI (École nationale supérieure de création industrielle), l’Atelier Arts et Science et un service d’accompagnement à l’innovation. 2. Réflexions menées avec le soutien du Conseil Général de l’Isère et des partenaires académiques. CEA Xxxxxxxxxxxxxxx. Séance de créativité à IDEAs Lab. Mars 2013 HORS-SÉRIE 23



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