Les Défis du CEA n°178 HS mars 2013
Les Défis du CEA n°178 HS mars 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°178 HS de mars 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : CEA

  • Format : (200 x 297) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 5,6 Mo

  • Dans ce numéro : de la recherche à l'industrie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 20 - 21  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
20 21
VALORISATION DES TECHNOLOGIES - ÉE ! Capteurs infrarouge non-refroidis fabriqués à grande échelle par Ulis, société essaimée par le CEA-Leti.• Essaimage : fait d’encourager des salariés à créer leur propre entreprise, en leur apportant une aide financière et/ou technologique.• Contrat de R&D : contrat collaboratif impliquant une entreprise et un organisme de recherche dans la réalisation de R&D, en partageant les risques et les résultats du projet selon des modalités prévues dans un accord de collaboration.• Licence : contrat par lequel le titulaire d’un brevet accorde à une personne physique ou morale le droit de l’exploiter. CRÉER DES ENTREPRISES POUR EXPLOITER LES TECHNOLOGIES INNOVANTES Maturation, incubation, amorçage et développement, le parcours du chercheur souhaitant valoriser des technologies émergentes est long. Il commence par la protection intellectuelle de ses innovations et impose de pouvoir lever des fonds. Dans toutes ces étapes, le CEA est là pour l’accompagner. La valorisation de la recherche implique de transférer des technologies maturées pour les porter vers le marché. Deux options se présentent, soit le transfert technologique directement à un industriel (le plus courant), soit la création d’une nouvelle entreprise par essaimage•. Dans le premier cas, l’industriel intéressé par la technologie et sa maturité, signe avec le CEA un contrat de R&D• incluant une future licence•. S’il s’agit d’une création d’entreprise, le CEA a mis en place un dispositif complet pour accompagner le porteur du projet (souvent un chercheur ayant contribué au développement d’une technologie à valoriser). Depuis 1972, 160 sociétés innovantes basées sur une technologie ou savoir-faire du CEA ont ainsi été créées. Le long parcours de l’entrepreneur Pour contribuer efficacement au montage d’une start-up, le parcours de l’entrepreneur est long et nécessite quatre étapes : la maturation, l’incubation, l’amorçage et le développement de l’entreprise. « Il faut avant tout s’assurer que la technologie innovante que l’on souhaite transférer a fait l’objet d’une protection de la propriété intellectuelle. Il est également important qu’elle présente une innovation dite de rupture avec l’état de l’art ou qu’elle permette une amélioration significative par rapport à un produit déjà en usage », prévient Yvan Baumann, responsable de l’essaimage à la direction de la valorisation du CEA. La première étape, dite de maturation, impose au chercheur la validation préindustrielle de sa technologie. Cela passe par la réalisation d’un démonstrateur ou d’un prototype fonctionnel dont les travaux peuvent durer plusieurs mois. En parallèle, le bureau d’études marketing du CEA (BEM) aura identifié des marchés possibles pour la technologie et évalué leur potentiel économique. Si la maturation se révèle fructueuse, et après validation du comité à l’essaimage, le futur entrepreneur se lance dans une réflexion sur le business model et se met en contact direct avec les clients potentiels : c’est l’étape d’incubation qui se solde, ou non, par la signature d’un protocole d’accord et par la création de la start-up. Durant toute cette période, qui peut durer 6 à 18 mois, le CEA reste très présent, tel que l’explique Yvan Bauman : 20 Les défis du CEA Plus d’informations sur www.cea.fr Ulis
« Généralement nous prenons en charge le salaire du chercheur pendant l’incubation. Le CEA « libère » ensuite le salarié grâce à un congé pour création d’entreprise donnant lieu à un droit au retour pendant quatre ans ». L’« essaimé » peut bénéficier par ailleurs d’un prêt d’honneur (jusqu’à 40 000 euros) pour poursuivre son aventure… Lever des fonds pour se développer Arrive la phase d’amorçage, concomitante à la création de la société, qui voit entrer en scène un soutien de taille : CEA Investissement. Créée en 1999, cette société de droit privé et filiale à 100% du CEA contribue au lancement de nouvelles entreprises dans les meilleures conditions possibles. « Nous définissons la stratégie de financement et la feuille de route à suivre pour faire émerger l’innovation sur le marché, tout en essayant de se rendre compte de sa valeur dans 5 à 10 ans » précise Régis Saleur, directeur général de CEA Investissement. En plus d’un apport de fonds propres allant de 200 à 600 000 euros, et d’une prise de capital, cette société basée à Saclay et à Grenoble permet de lever des fonds auprès de différents investisseurs aux moments opportuns. Elle aboutit ainsi au financement de start-up sur un grand nombre de secteurs d’activité du CEA : microélectronique, énergie, environnement, sciences du vivant, sécurité, matériaux, nanotechnologies, biotechnologies, équipements pour l’industrie, etc. Soutenir des start-up pour en amorcer de nouvelles Comme les entreprises financées sont fragiles en phase de développement, elles nécessitent une vigilance permanente qui conduit CEA Investissement à être toujours présent aux conseils d’administration en jouant son rôle d’investisseur de référence et d’administrateur actif. « Notre volonté est de gagner en sécurité dans la continuité de la chaîne de financement. Pour cela, nous assurons l’existence de fonds aptes à financer la suite du développement de « nos poulains » et établissons une relation privilégiée avec ces fonds » élargit Régis Saleur. Actuellement, 90% des entreprises dont CEA Investissement s’occupe parviennent à lever un second tour de financement nettement plus gros pour les besoins de leur développement dans un délai de 2 à 3 ans. Et 80% d’entre elles demeurent viables au bout de cinq ans. Les plus-values réalisées par CEA Investissement permettent alors d’amorcer de nouvelles sociétés ou sont distribuées au CEA, en partie au laboratoire dont la start-up est issue. Depuis 2008, il est le fonds d’investissement le plus actif en France en termes d’amorçage. Amélie Lorec Movea 8 à 15 projets essaimés par an. 160 sociétés innovantes créées depuis 1972. 80% des entreprises amorcées par CEA Investissement viables au bout de 5 ans. 27 M € dotation intitiale de CEA Investissement qui s’est transformée en 89 M € par la prise de valeur dans la quarantaine de sociétés financées et, par une partie de l’ensemble des retours générés pour le CEA au travers de contrats de R&D et de licences. Capteurs de mouvements de la société Movea, 100 e start-up essaimée par le CEA. Mars 2013 HORS-SÉRIE 21



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :