Les Défis du CEA n°177 février 2013
Les Défis du CEA n°177 février 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°177 de février 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : CEA

  • Format : (200 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : anticiper l'impact sismique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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actualité Partenariat industriel Microalgues photosynthétiques : un potentiel à exploiter G.Lesénéchal/CEA La société Microphyt externalise une partie de sa R&D au CEA pour la réalisation du programme BOLERO. Celui-ci porte sur le perfectionnement des procédés de production de masse, c’est-à-dire à l’échelle industrielle, et de développement des molécules d’intérêt synthétisées par les micro-algues vertes. Le programme prévoit en effet d’identifier les molécules d’intérêt les plus prometteuses et d’optimiser leur synthèse par la sélection de souches améliorées. Il bénéficiera à ce titre de l’expertise des équipes du CEA, celles du CEA-iBEB pour explorer les potentialités des micro-algues à synthétiser des molécules d’intérêt sur sa plateforme HélioBiotec, et celles du CEA- Liten pour la mise en œuvre des procédés et technologies de culture, de récolte et de valorisation de la biomasse. Culture de micro-algues sur gélose. Collaboration académique et industrielle Préparer la nouvelle génération des jeux vidéo Une alliance est signée entre le CEA, le CNRS et Ubisoft, troisième développeur mondial de jeux vidéo, en présence de la ministre déléguée chargée des PME, de l’Innovation et de l’Économie numérique, Fleur Pellerin. Objectif : fabriquer la nouvelle génération de ces produits multimédia. Pour les chercheurs du CEA-List, il s’agit d’améliorer le cœur logiciel des jeux en l’enrichissant de diverses fonctionnalités de simulation réaliste. Ce projet inédit, nommé Mango et estimé à 14 millions d’euros, est soutenu par l’État à hauteur de 3,5 millions. Un partenariat privé-public qui permet de défendre et de promouvoir le « Made in France » à l’étranger, dans un secteur qui tire environ 90% de ses revenus de l’international. Ubisoft a également pris des engagements en termes d’emplois, pour favoriser l’essor des entreprises liées à ce projet. Par ailleurs, la société n’exclut pas de réinvestir davantage dans les projets de recherche utiles à ce secteur, où l’innovation est à l’origine de 80% de son succès. Le créateur des « Lapins crétins » se rapproche du CEA pour améliorer le cœur logiciel de ses jeux vidéo. Ubisoft Texto Collaboration franco-américaine sur le suivi des gaz à effet de serre En décembre 2012, le LSCE et la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) ont signé un accord de collaboration pour échanger sur les mesures atmosphériques des gaz à effet de serre (GES) des réseaux français et américains. Il s’agit de partager des expertises techniques sur les méthodes de mesure et de détecter, voire corriger, d’éventuels biais dans les données rappor tées par les différents laboratoires. Le tout pour une meilleure compréhension du changement climatique et une meilleure prédiction de son évolution future. Ce travail sera aussi bénéfique au développement d’ICOS (Integrated Carbon Observing System), infrastructure de recherche dont le volet atmosphérique est coordonné par le LSCE et dédié à l’observation systématique des GES en Europe. 4 Les défis du CEA Plus d’informations sur www.cea.fr
Les 10 Thématiques abordées dans le cadre des travaux de l’Ancre : interview Bernard Bigot, Administrateur Général du CEA et Président du comité de coordination de l’Ancre Préparer le bouquet énergétique du futur À l’occasion du débat national sur la transition énergétique lancé le 29 novembre dernier, les experts de l’Ancre 1, alliance dont la présidence est actuellement assurée par le CEA, élaborent un rapport sur les principaux verrous technologiques à lever afin d’accélérer les développements industriels en la matière. Bernard Bigot, Administrateur Général du CEA, rappelle les enjeux d’une telle réflexion. L.Godart/CEA• Énergies issues de la biomasse• Énergies fossiles et géothermiques• Énergies nucléaires• Énergie solaire• Énergies marines, hydrauliques et éoliennes• Énergies dans les transports• Bâtiment• Industries & agriculture• Prospective et formation• Réseaux & stockage Quels sont les objectifs de la transition énergétique ? La transition énergétique s’impose pour faire face aux défis posés par la croissance démographique et économique à l’échelle mondiale, ainsi que par la nécessité de préserver notre environnement et de prévenir les risques de trop forts changements climatiques. Il s’agit également de faire face à l’inéluctable raréfaction et au renchérissement des combustibles fossiles. En effet, comment assurer pour tous la disponibilité énergétique, avec une gestion économe des matières premières tout en satisfaisant ces objectifs ? Une solution semble s’imposer, reposant sur le triptyque sobriété/efficacité/décarbonisation. Il s’agit de passer d’un modèle mondial basé à plus de 80% sur l’usage des énergies fossiles qui s’épuisent, vers un mix énergétique où domineront de manière complémentaire les énergies renouvelables et nucléaires. À l’échelle nationale, la France a décidé de conduire une réflexion collective sur ce sujet, conviant les citoyens, les experts et les décideurs à y participer. Comment la communauté scientifique se positionne-t-elle ? La transition énergétique nécessite d’abord le développement de moyens de production d’énergie à faible niveau d’émissions de CO 2. Il incombe aux scientifiques d’identifier les verrous (scientifiques, technologiques, économiques et sociétaux) afin d’accélérer les développements industriels qui lui sont indispensables. Ces enjeux sont au cœur des réflexions programmatiques coordonnées par les opérateurs publics de recherche 2 au sein de l’Ancre. Dans leur rapport, ces experts ont analysé les différentes ressources énergétiques composant notre bouquet actuel, ou susceptibles d’intégrer l’offre future, évaluant leur maturité technologique et industrielle, leur valorisation et rentabilité, leur impact environnemental… Chaque ressource présente des avantages et inconvénients et pose des défis dont les solutions seront spécifiques à chacune d’entre elles. Pour certaines, l’amélioration des technologies existantes peut suffire à proposer une solution viable, économiquement et écologiquement. Pour d’autres, l’amélioration des connaissances actuelles et une rupture technologique (forte innovation dans les matériaux ou les stratégies d’exploitation) seront nécessaires… Au-delà des modes de production énergétique, le rapport de l’Ancre s’intéresse également aux usages… En effet, le soutien de la recherche au développement de nouvelles technologies d’exploitation doit s’accompagner d’un travail sur la valorisation de l’énergie produite, c’est-à-dire sur l’efficacité des procédés de transport et de consommation des énergies disponibles. Le développement de matériaux innovants est par exemple un axe fort, que ce soit pour le secteur du bâtiment, des transports ou des usages industriels. La transition énergétique a également un impact sur le mode de fonctionnement de la société et sur l’économie. Aussi convient-il de développer des modèles et scénarii énergétiques pour étudier et anticiper les conséquences des choix stratégiques. Cela implique notamment la prise en compte de la formation aux nouveaux métiers de l’énergie, issus de nouvelles filières et nouveaux savoir-faire. Propos recueillis par Aude Ganier Rapport consultable sur le site www.allianceenergie.fr Notes : 1. Alliance nationale de coordination de la recherche pour l’énergie. 2. CEA, CNRS, CPU, IFP Énergies nouvelles (membres fondateurs), ANDRA, BRGM, CDEFI, CIRAD, CSTB, IFREMER, IFSTTAR, INERIS, INRA, INRIA, IRD, IRSN, IRSTEA, LNE, ONERA (membres associés). Février 2013 N°177 5



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