Les Défis du CEA n°165 novembre 2011
Les Défis du CEA n°165 novembre 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°165 de novembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : CEA

  • Format : (200 x 297) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 4,9 Mo

  • Dans ce numéro : démantèlement nucméaire... passage réussi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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14 Àla pointe les défis du cea novembre 2011 EXPÉRIMENTATIONS EN MILIEU TRITIÉ TEXTE : Patrick Philipon RADIOTOXICOLOGIE « Nous étudions depuis plus de dix ans les effets de molécules marquées par du tritium ou de l’eau tritiée sur des cellules in vitro. Dans ce cadre, il nous a semblé ensuite logique et pertinent d’étudier des modèles plus complexes et plus proches de la réalité biologique », explique Yannick Saintigny, du CEA-DSV-iRCM. Le choix s’est porté sur les cellules souches hématopoïétiques (CSH), qui, dans la moelle osseuse, donnent naissance à toutes les cellules sanguines. Cultivées en présence d’eau ou de thymidine tritiées, puis transplantées chez des souris préalablement débarrassées de leurs propres CSH, ces CHS contaminées ont reconstitué efficacement le tissu sanguin. Mais lorsqu’elles ont été prélevées, purifiées, puis greffées une seconde fois sur une autre série de souris, un ralentissement de la prolifération des cellules a été observé. L’intérêt de cette démarche est de Thymidine//L’une des quatre bases constitutives de l’ADN, avec l’adénine, la cytosine et la guanine. mimer le devenir de ces cellules chez l’être humain au cours de son existence. « La dose de radioactivité nécessaire pour obtenir un effet, d’ailleurs modéré, est surprenante », constate Daniel Lewandowski, de l’UMR Cellules souches et radiations (CEA/Inserm/Paris 11/Paris 7). Ce qui pourrait être expliqué par le fait que ces cellules contaminées, non modifiées et non tumorales comme c’est le cas des modèles cellulaires cultivés indéfiniment in vitro, sont dotées de toutes leurs capacités de détection et de réparation des dommages de l’ADN. Les chercheurs insistent néanmoins : il est beaucoup trop tôt pour en tirer une quelconque conclusion quant à l’impact sanitaire du tritium, en termes de cancer ou d’autres pathologies. « Il nous a semblé pertinent d’étudier les effets de molécules marquées par du tritium ou de l’eau tritiée sur des modèles plus complexes et plus proches de la réalité biologique. » Manipulation d’échantillons biologiques dans un laboratoire de recherche sur la réparation et la transcription de l’ADN dans les cellules souches. P.Stroppa/CEA
CEA/iBiTec-S numéro 165 les d éfis du cea 50 nm 150 nm AUTOASSEMBLAGE SUR MESURE TEXTE 1 : Mathieu Jahnich NANOSCIENCES Nanotubes de silice observés au microscope électronique. 150 nm Les lanréotides s’autoassemblent en formant des nanotubes dont les diamètres sont tous parfaitement identiques. Une particularité qui n’a pas échappé à des chercheurs du CEA/iBiTec-S, du CNRS et du laboratoire pharmaceutique Ipsen. En modifiant l’un des huit acides aminés qui constituent ces cyclopeptides, ils ont réussi à faire varier, tout en le contrôlant, le diamètre des nanotubes ainsi formés. Ces derniers ont été caractérisés par microscopie électronique et diffusion de rayons X au synchrotron soleil. Les chercheurs ont ensuite utilisé ces nanotubes autoassemblés comme module pour produire toute une gamme de nanotubes de silice allant de 10 nm à 36 nm de diamètre, une première ! Ces résultats ouvrent la voie à un vaste champ d’applications, comme les fibres optiques ou la nanofiltration. note : 1. Texte publié dans BIO’actif, magazine du CEA/Fontenay-aux- Roses, en septembre 2011. UN ASSISTANT FACILE À DOMPTER TEXTE : Vahé Ter Minassian ROBOTIQUE Un robot qui irait dans la cuisine vous chercher une canette de soda. Christophe Leroux et ses collègues du CEA-List viennent de tester avec succès Sam, bras robotisé destiné aux personnes à mobilité réduite. Posé sur roulettes, doté d’un bras articulé et muni d’une pince à deux doigts, il est capable de se jouer des obstacles et d’identifier, sur un simple clic, l’objet à saisir ! Avec l’essor des technologies numériques, beaucoup de robots spécialisés dans l’aide aux personnes handicapées ont vu le jour. Mais souvent trop difficiles à commander pour des tétraplégiques, ils sont pour la plupart restés à l’état de prototype. D’où l’idée d’essayer de simplifier au maximum les méthodes de guidage en leur conférant des capacités de compréhension et de raisonnement qui leur permettraient, en replanifiant leurs actions, de s’adapter à des situations inattendues, comme une porte fermée ou une batterie déchargée. Telles sont les capacités de Sam, dont une première version a été testée en 2008 dans deux grands centres de rééducation français. Les chercheurs l’ont doté d’une fonction qui lui permet d’identifier, via sa caméra, les objets à manipuler que l’opérateur sélectionne simplement à partir d’un écran d’ordinateur. Un pilotage d’une très grande souplesse, dont de récents essais réalisés dans les locaux du centre CEA de Fontenay-aux-Roses ont montré qu’il ne nécessitait que de cinq à dix minutes d’apprentissage par des personnes âgées. Le bras articulé Sam, spécialement conçu pour les personnes à mobilité réduite. C. Leroux/CEA P.Avavian/CEA 15



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