Les Défis du CEA n°165 novembre 2011
Les Défis du CEA n°165 novembre 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°165 de novembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : CEA

  • Format : (200 x 297) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 4,9 Mo

  • Dans ce numéro : démantèlement nucméaire... passage réussi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ESA 12 Àla pointe les défis du cea novembre 2011 ENFANTEMENT GALACTIQUE SANS DOULEUR TEXTE : Vahé Ter Minassian ASTROPHYSIQUE 10 milliards d’années, les galaxies produisaient 10 à 100 fois plus d’étoiles qu’aujourd’hui. Ce constat, Ily a tiré de l’observation du ciel très lointain, a longtemps été une source de polémiques parmi les astrophysiciens qui peinaient à comprendre pourquoi les galaxies étaient à cette époque si prolifiques. Si certains attribuaient, sans vraiment l’expliquer, leur fécondité à leurs contenus en gaz (matériau de base des étoiles) alors plus importants, d’autres imaginaient des théories faisant intervenir les multiples collisions génératrices d’étoiles entre les galaxies de l’Univers jeune. Une équipe internationale vient de trancher entre ces deux hypothèses. David Elbaz, du CEA-Irfu, et ses collègues de la collaboration « GOODS-Herschel » ont analysé les images de 2 000 galaxies situées jusqu’à 10 à 11 milliards d’années-lumière de la Terre, réalisées par le télescope spatial Herschel de l’Esa fonctionnant dans Vue d’artiste d’une galaxie alimentée par des filaments de gaz pouvant expliquer le mode « normal » de formation d’étoiles. l’infrarouge. Ils affirment aujourd’hui que les chocs célestes ne sont pas à l’origine du phénomène. Pour parvenir à cette conclusion, ils ont recherché dans les galaxies un signal infrarouge caractéristique de la présence d’étoiles massives (10 fois la masse du Soleil). Comme ces astres ont une durée de vie qui ne dépasse pas les 10 millions d’années, leur nombre est un bon indice de l’intensité des naissances d’étoiles dans la galaxie lors de la prise du cliché. Surtout, leurs répartitions à l’intérieur de cette dernière permettent de définir les zones « procréatrices » d’étoiles. « Or, les flambées de formation d’étoiles, issues de la collision de deux galaxies, sont des phénomènes très localisés, explique David Elbaz. Si les étoiles massives que l’on observe sont réparties uniformément sur la galaxie et non regroupées en certains endroits, cela signifie qu’elle n’a pas été produite par le choc entre deux galaxies. » Ce qui était le cas sur la très grande majorité des 2 000 galaxies observées.
numéro 165 les d éfis du cea Vue des macropores de la mousse polyHIPE au microscope électronique. LA DÉPOLLUTION SE FAIT MOUSSER TEXTE : Stéphanie Delage MATÉRIAUX Une nouvelle génération de matériaux pour la dépollution voit le jour. Le service des matériaux organiques et énergétiques (SMEO) du CEA/Le Ripault et l’Institut des sciences moléculaires de Bordeaux ont mis au point un polymère incroyablement poreux (85% de vide) et aussi résistant que les plus durs des polystyrènes expansés. Cette mousse légère, appelée aussi polyHIPE, pourra servir à la fabrication de filtres à particules et à l’élaboration de nouveaux photocatalyseurs permettant de dépolluer de l’air ou de l’eau. L’originalité de ce polymère, à base de vinyle triazole, tient dans la faible proportion de ponts chimiques, ou agents de réticulation, nécessaires à sa mise en œuvre. « Nous avons utilisé seulement 3% de ces agents pour rigidifier sa structure, contre jusqu’à 50% habituellement », explique Éric Pasquinet, chercheur au SMEO. Un résultat étonnant que les chercheurs n’ont pas su expliquer tout de suite. « À vrai dire, nous avions du mal à comprendre la bonne tenue mécanique avec aussi peu d’agents de réticulation, avoue le chercheur. Mais des expériences de résonance magnétique nucléaire Cette mousse incroyablement poreuse pourra servir à la fabrication de filtres à particules et à l’élaboration de nouveaux photocatalyseurs permettant de dépolluer de l’air ou de l’eau. (RMN) nous ont éclairés, en mettant en évidence le rôle de molécules d’eau dans la solidité de la structure. » Ainsi, une partie de l’eau utilisée dans la fabrication de la mousse se serait vue piégée au sein de son réseau moléculaire, avec pour conséquence inattendue de le solidifier ! Ce nouveau polyHIPE est-il facile à fabriquer ? « Absolument, répond le chercheur. Les différents éléments, notamment les monomères et le tensio-actif, sont mélangés pour former une émulsion, comme une mayonnaise. Cette émulsion est ensuite coulée dans un moule, puis chauffée pour polymériser. C’est à cette étape que la structure se durcit. Enfin, le matériau est lavé pour libérer les solvants. La mousse ainsi obtenue est à la fois dure, légère et poreuse. » Un matériau complexe, mais néanmoins simple à réaliser ! H. Deleuze/M. Birot/Institut des sciences moléculaires 13



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